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 "Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?" [PV Letha Morales-Kaligaris]

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LOCALISATION : Ange vit à Agia Paraskevi, ville de la banlieue d'Athènes se trouvant à 10km de la capitale. Il fait régulièrement des allés-retours entre Agia Paraskevi et Athènes où se trouve l'étude d'avocats où il est stagiaire.
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Mer 30 Nov - 18:50
"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?"

Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


"Tu devrais te rendre dans les toilettes des filles...!"
Se fut sur cette remarque que Lily revint des toilettes en passant ses bras autour du coup d'Ange et en lui collant un baiser sur la joue. Le jeune homme tourne le tête vers la jeune femme. "Dans les toilettes des filles?" Répéta-il, perplexe. "Oui." Lui répondit sa fiancée en l'embrassant. "Et que veux-tu que j'aille faire dans les toilettes des filles? La rouquine lui sourit. "Tu sais, cette fille qui est tout le temps à la bibliothèque qui a participé aux JO de Londres et que tu essayes de connaître...?" "Letha!?" "Oui, Letha, voilà! Elle actuellement dans les toilettes. Par terre, en pleurs, incapable de se relever et je ne suis pas arrivée à lui être d'aucune utilité." "Je vois. J'y vais."
On était un vendredi soir. Un début de soirée normal. Tobi et Philippe avaient été confiés à la mère de Lydia, leur grand-mère maternelle, Ange et sa fiancée étaient donc sortis dans un bar d'Exarhia, un quartier jeune de la capitale grecque, où ils avaient retrouvé quelques amis, dont les frères aînés du jeune homme et Alessendro, son meilleur ami. Il était à peine vingt-et-une heures. Ange n'en était qu'à sa deuxième bière, mais avait bien l'intention de profiter de sa soirée, la semaine ayant été rude. Et puis, Lily était revenue des toilettes pour lui parler de Letha. Letha... C'était une jeune fille qu'Ange avait régulièrement croisé à la bibliothèque, lors des derniers mois. Ils c'étaient surtout croisés lorsqu'ils faisaient des pauses cafés, avant de reprendre mutuellement leur travail. Letha n'étant pas du genre bavarde, c'était surtout Ange qui avait fait la conversation. C'était arrivé, parfois, qu'elle montre des dents, le jeune avocat-stagiaire battait alors en retraite, dans ce genre de moment. Et ce soir-là, l'ancienne athlète se trouvait dans les toilettes, incapable de se relever.
Le jeune homme termina le fond de bière qu'il restait dans sa chope, se leva, embrassa Lydia qui s'asseyait à sa place et prit la direction des toilettes en espérant qu'il n'y avait que Letha, dans les toilettes des filles. Coup de chance, elle était seule. Elle faisait mal au cœur, vraiment! En pleurs, ses cheveux collant à ses joues mouillées, de la morve coulant de son nez... Et elle n'avait plus l'air très fraîche. Qu'est-ce qui avait bien pu la pousser à se mettre dans un état pareil alors qu'il n'était pas encore spécialement tard. Il referma la porte des toilettes. Dans la réserve d'essuies-mains, il prit plusieurs feuilles, avant de se baisser vers la jeune femme. "Quelle idée de se mettre dans des états pareils, mmh?" Lui demanda-t-il sur ton qu'il voulait tout sauf accusateur, pour ne pas la brusquer. Il remit en place ses mèches de cheveux derrière les oreilles et lui mit le nez dans les essuies-mains. "Allez, souffle!" Une fois le nez de la jeune femme débouché, il jeta les papiers dans la poubelle. "Tu vas pouvoir te relever toute seule?" Apparemment, non. Il se rebaissa pour être à sa hauteur. Il passa le bras droit de la jeune femme sur ses épaules, tandis qu'il calait son bras gauche dans son dos et que sa main finissait au niveau de son aisselle. "On y va à trois, OK?" Lui demanda-t-il. Il ne prit même pas la peine d'attendre son approbation, avant de compter et de se redresser tant bien que mal avec Letha. "Voilà ce que je te propose: on va sortir de ce bar, essayer de se trouver un coin tranquille et tu m'expliques ce qui t'arrives, d'accord? J'arriverais pas à continuer tranquillement ma soirée en sachant tu vas mal..." Proposa-t-il en s'écartant d'elle, lorsqu'elle sembla pour à peu près tenir debout, tout en restant vigilant. Avec un sourire qu'il voulait franc, il lui laissa, cette fois-ci, le temps de répondre.
Isalia (c) 16

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"Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort. Et les morts qui mériteraient la vie. Pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins." - Gandalf (Le Seigneur des Anneaux)


Dernière édition par Ange Z. Haros le Lun 16 Jan - 18:58, édité 1 fois
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Ven 2 Déc - 19:51
Hé bin ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé?
Letha & Ange
And so I cry sometimes, when I'm lying in bed, just to get it all out what's in my head and I, I am feeling a little peculiar.

D'un geste agacé, je consultais mon téléphone à peu près toutes les trente secondes. Bientôt, je me demandais pourquoi je continuais à espérer un appel, un message, n'importe quoi parce que rien ne venait et je devais me rendre à l'évidence : il ne viendra pas. Je poussai un soupir excédé avant de boire une gorgée du cocktail hors de prix que j'avais commandé. Heureusement qu'on pouvait compter sur l'alcool, ce qui n'était pas le cas des hommes. J'aurais dû m'opposer un peu plus fermement lorsqu'on m'a proposé cette idée saugrenue, ça m'aurait épargné bien des déconvenues. Après un énième soupir agacé, je me levai de la table où j'étais assise. Je chancelai légèrement sur mes jambes encore trop fragiles avant de me stabiliser. J'avais dû me tenir fermement à la table pour ne pas tomber sur les fesses – le comble du ridicule, si vous voulez mon avis. La tête me tournait un peu à cause de l'alcool et je dus cligner des yeux plusieurs fois pour voir clair. Je décidai de passer par la case toilettes, ne serait-ce que pour me rafraîchir le visage. Je ne me sentais pas très bien, l'angoisse était revenue me prendre aux tripes. Ma phobie sociale ne s'était pas arrangée, loin de là. Bon sang, qu'est-ce qui m'était passé par la tête pour que j'accepte d'aller à un rendez-vous dans un bar surpeuplé ? Un vendredi soir en plus, il fallait s'y attendre ! Tout en baragouinant quelques mots en espagnol pour manifester mon mécontentement, voire ma frustration, je me frayai un chemin jusqu'aux sanitaires. Je tripotais nerveusement la chaîne de mon sac et je paniquais à l'idée de faire la queue. Je me sentis vaciller et je me rattrapai à quelqu'un, une personne par ailleurs très charmante – non -  qui me lança un regard torve. Je bafouillai quelques excuses, puis, je parvins à me faufiler jusqu'aux toilettes, où plusieurs cabines étaient alignées. Je me trouvais face à un grand miroir et je grimaçai quand je me rendis compte que j'étais coiffée comme l'as de pique. Mettre un bonnet n'avait sûrement pas arrangé les choses. Je fis couler un peu d'eau puis je m'en aspergeai le visage. Des gouttelettes d'eau perlaient sur ma peau mais cela ne diminua pas la sensation de chaleur dans mes joues. Au contraire, j'avais les joues tellement brûlantes qu'on aurait pu faire cuire quelque chose dessus. Je ne savais que trop bien ce que ça signifiait. Non seulement j'allais écoper d'une sacrée gueule de bois, mais en plus j'allais attraper la crève. Je vacillai une nouvelle fois. J'étais brûlante de fièvre, il était plus que temps de rentrer pour me blottir sous les couvertures. Pour une fois, je me coucherai tôt. Je fermai les yeux brièvement, parce que le décor tanguait beaucoup trop. La tête me tournait, comme une toupie. Je me tenais désormais au mur parce que mes jambes tremblaient. Puis, sans que je puisse faire quoi que ce soit pour l'empêcher, mes jambes se dérobèrent sous mon poids.

«  Putain ! » m'exclamai-je alors que je me retrouvais par terre, sonnée, sidérée par ce qui venait de se passer.

Une violente douleur me vrillait la cheville. Je m'étais tordue le pied, ou pire encore. Putain, manquerait plus que ça que je me chope une entorse en prime, j'aurai vraiment tout gagné, ce soir. J'émis un gloussement étranglé. Je ne savais pas trop s'il fallait en rire ou en pleurer. Dans tous les cas, je n'avais aucune envie de m'en amuser, c'était surtout les nerfs qui étaient en train de lâcher. J'avais bien essayé de me relever mais mon pied me faisait trop mal. Alors, épuisée, au bout du rouleau, me sentant profondément humiliée alors que je savais pertinemment que personne ne m'avait vue, je me mis à pleurer. Ce soir, c'était mon ego qui souffrait, tout d'abord parce que ce mec débile m'avait posée un lapin mais aussi et cette chute m'avait achevée. J'en avais marre, je pourrais me relever mais au lieu de cela, j'étais trop occupée à pleurer sur mon sort.

« Qui que vous soyez, foutez le camp. » sifflai-je avec hostilité, tandis que je m'essuyais maladroitement les yeux. Lorsque je levai la tête, je vis une jeune femme rousse qui me regardait avec compassion – ou était-ce de la pitié ? « Vous ! » Je venais de reconnaître la bibliothécaire. « Non, je ne suis pas tombée, c'est...c'est une vue de l'esprit, j'ai vu le sol et j'ai voulu lui dire bonjour, pas de quoi en faire un drame. » Alors, pourquoi je pleurais ? « Je vous serais très reconnaissante si vous faisiez comme si vous n'avez rien vu. » Reniflement. « C'est déjà suffisamment pénible comme ça, je n'ai pas besoin de votre pitié. »

Fierté mal placée, quand tu nous tiens ! Je n'avais pas envie qu'elle m'approche, qu'elle me vienne en aide, d'ailleurs, je n'avais pas besoin d'aide, je n'avais même rien demandé à personne. Connaissant mon caractère difficile, elle n'insista pas. Si je disais que j'allais me lever toute seule, je me lèverai toute seule, n'est-ce pas ? Je n'étais pas fière de l'avoir jetée comme une malpropre mais je me disais qu'au pire je reviendrai m'excuser plus tard, ce n'était pas comme si je n'avais jamais l'occasion de le faire de toute façon. Je soupirai une nouvelle fois quand je vis quelqu'un d'autre apparaître dans mon champ de vision.

« J'ai dit que je n'avais pas besoin d'aide, vous êtes bouchés ou quoi ? » En plus de ça, je commençais à perdre patience. « Oh, c'est toi ! »

Je venais de reconnaître Ange, un type que je croisais souvent à la bibliothèque et avec qui j'échangeais quelques mots à l'occasion. Je me crispai lorsqu'il ferma la porte des toilettes. Tant mieux, dans un sens, ça voudra dire que plus personne ne me verra ainsi. Je ne réagis pas lorsqu'il se baissa pour se mettre à ma hauteur. Sa question m'agaçait un peu, mais je ne répondis rien. C'était trop long à expliquer de toute façon. Puis j'avais trop honte d'avouer que mon rencard m'avait laissée tomber lâchement. Je ne l'avais pas mordu quand il remit une mèche de cheveux derrière mon oreille, et quand il m'aida à me moucher, ce qui était bon signe parce que si Ange n'avait pas été Ange, je l'aurais sans doute bouffé.

« Tu en as d'autres, des questions idiotes ? » m'enquis-je d'une voix enrouée, tandis qu'il venait de me demander si j'allais être capable de me relever toute seule. « Le sol m'aime tellement bien qu'il ne veut plus me laisser partir. » Tentative d'humour pour dédramatiser la situation.

Le sol tangua une nouvelle fois lorsqu'il m'aida à me relever. Je tenais à peine sur mes jambes mais au moins, j'étais debout. Ma fierté avait pris un sacré coup, mais il était trop tard pour s'en émouvoir. Je clignai des yeux lorsqu'il me proposa d'aller dans un coin pour que je lui explique ce qui s'était passé. Je me renfrognai.

« Oh, et bien, pour résumer, mon rencard m'a posée un lapin, j'ai chopé la crève et je suis tombée. Comme tu peux le constater, l'explication tient en quelques mots. Je peux faire encore plus court si tu veux : soirée merdique. Je m'apprêtais à rentrer. Fin de l'histoire. »

J'étais affreusement gênée qu'on m'ait trouvée dans une telle situation et la gêne me rendait presque désagréable alors qu'on m'avait rendu un fier service. Peu importe, je n'étais pas d'humeur à être reconnaissante et je me planquais derrière mon sarcasme habituel pour me protéger. Certes, ça pouvait paraître futile de se mettre dans un tel état pour un rencard avorté et un rhume mais j'étais bourrée, j'étais fatiguée et un rien pouvait faire déborder la coupe déjà pleine.   
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DAUGHTER OF ERIS + Elle est comme l'eau qui dort, un fleuve dont on ne peut voir la profondeur. Autrefois pure et sacrée, ses eaux sont boueuses et ses crues sont destructrices. Elle accorde le pardon, mais sa justice est sans pitié. Elle n'a pas d'âge, malgré son visage de poupée, elle semble porter le poids du monde sur ses épaules, et elle a vécu littéralement plusieurs vies. L'oubli vertueux soigne les âmes en lambeaux. Elle permet la guérison de la psyché, elle est  promesse de bonheur car elle est capable de rendre leur innocence à ceux qui l'ont perdue.
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Mar 6 Déc - 12:07
"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?"

Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


Le fait que Letha l'accueil en commençant par une phrase du genre de celle qu'elle lui avait sorti lorsqu'Ange était entré dans les toilettes ne le surpris qu'à moitié, voir pas du tout. Elle avait assez l'air d'être ce genre de fille à faire savoir que non, elle n'avait pas besoin d'aide - 'vous êtes bouchée ou quoi?' lui fit dire qu'elle devait sans doute aucun penser que c'était Lydia ou quelqu'un d'autre, qui que cela puisse être, qui revenait pour l'aider; quoi que c'est le genre de phrase qu'il était persuadé qu'elle était capable de sortir à n'importe qui d'autre, même s'ils ne l'avaient pas encore aidé.
Lorsqu'elle lui dit que si elle était par terre, c'était parce que le sol l'aimait et qu'il ne voulait la laisse se relever, l'avocat-stagiaire se retint d'éclater de rire, histoire d'éviter de se faire cnore plus envoyer paître. Bon, le jeune homme se devait de s'avouer que sa question était totalement stupide: c'était évidemment impossible que la jeune femme puisse se relever toute seule. Ça, c'était sur et certain. Quoi que si elle y arrivait, ce ne serait pas avant un long, très très long, moment. Et à la grande surprise d'Ange, Letha lui expliqua ce qui lui était arrivée. Non seulement elle c'était fait poser un lapin, mais, en plus, elle avait chopé la crève. Quoi que le jeune homme soupçonnait que ça devait surtout être l'alcool qu'elle avait dû ingurgité qui lui donnait l'impression d'avoir attrapé la crève. Dans tout les cas, il compatissait grandement, il n'aurait pas aimé être à sa place, ce soir-là. Mais il se gara bien de le lui montrer. "Soirée merdique, en effet." Se contenta-t-il simplement de répéter. "Tu vas rentrer, ça, je n'en doute pas une seconde. Ajouta-t-il. "Mais tu n'es pas en état de rentrer seule. Je te ramène." Il ouvrit la porte des toilettes et ajouta, avec un grand sourire et avant qu'elle ne puisse protester - il l’entendait d'avance lui dire un truc de 'non mais, c'est bon, j'ai plus besoin de ton aide, je peux me débrouiller seule pour aller chez moi': "Et je te promets que je ne te lâcherais pas les basques tant que je ne serais pas sûr et certain que tu seras arrivée à bon port." Une femme trouva le moyen d'entrer à ce moment-là dans les toilettes. Tout en jetant un regard suspicieux à Ange qui lui fit comprendre qu'il n'avait rien à faire dans les toilettes des femmes - ce à quoi le gréco-égyptien lui offrit un grand sourire et un bonsoir, Madame! - elle entra dans une des cabines.
Les yeux du jeune homme se reportèrent sur Letha et, alors que de la main, il désignait la sortie des WC, il ajouta: "Mademoiselle, après vous!"
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Dernière édition par Ange Z. Haros le Lun 16 Jan - 18:58, édité 1 fois
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Mar 6 Déc - 19:40
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Letha & Ange
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Dire que j'avais pris la peine de me faire jolie pour ce type. Bon sang, mais qu'est-ce qui m'est passé par la tête ? Ce n'était pas mon genre, d'accepter un rencard, ce n'était pas non plus mon genre de pleurnicher sur un rendez-vous avorté. À dire vrai, c'était mon ego qui souffrait. Mon ego, par ailleurs, avait été sacrément piétiné par cette chute et par l'image guère reluisante que je renvoyais. Si mon rencard se pointait maintenant, il s'en irait en courant. Mon maquillage avait coulé sur mes joues, j'avais les yeux rouges et mon nez coulait encore. C'était humiliant et en l'espace d'un instant je fus tentée de m'enfermer à tout jamais dans ces toilettes, pour ne pas avoir à affronter le regard moqueur des consommateurs du bar qui avaient assisté à ce spectacle lamentable. Déjà échauffées par l'alcool et par la fièvre, mes joues s'enflammèrent de honte. Il était hors de question que je sorte d'ici, pas dans cet état. Avant toute chose, je devais regagner un semblant de dignité. Je voulais me cacher, disparaître dans un trou de souris, mais depuis quand je fuyais face au danger ? D'habitude, j'étais bien plus téméraire, j'avais même le courage désespéré de ceux qui n'avaient plus rien à perdre, je n'hésitais pas, jamais. J'avais pour habitude de foncer dans le tas et advienne que pourra, je franchissais obstacle après obstacle sans regarder en arrière. Surtout, j'évitais tout ce qui était susceptible de me rendre mal à l'aise, un peu plus humaine, un peu plus vulnérable. Je n'étais jamais courageuse quand il fallait affronter ces choses là, je préférais tout refouler, tout enfouir...et oublier. Pourtant, la peine que je ressentais depuis un mois maintenant n'allait pas s'effacer avant un long moment, mes blessures mettront du temps avant de cicatriser. Il paraît qu'un deuil se fait en cinq étapes : le déni, la colère, la négociation, la dépression et l'acceptation. J'avais l'impression que toutes les étapes se mélangeaient, c'était un pas en avant pour dix pas en arrière, c'était à ne rien comprendre. Ange semblait compatir à mon malheur, ce qui m'apaisa pour un temps, car mon sang ne fit qu'un tour quand il proposa de me ramener. D'ailleurs, à en croire le ton de sa voix, ce n'était pas une suggestion.

« Pour aller où ? » ma voix claqua dans l'espace exigu, comme une balle de revolver. « Je n'ai plus de chez moi. »

La maison de mon enfance était vide désormais. Je ne parlais pas non plus de la maison d'Alma, bien qu'elle m'ait accueillie à bras grands ouverts, je me sentais toujours comme une étrangère au sein de cette famille. Je n'avais plus mon logement à l'université parce que j'en avais été expulsée suite à des mois entiers de loyers impayés. Cela ne faisait aucun doute, j'étais dans la phase de la colère. J'envoyais bouler toutes les personnes qui étaient susceptibles de m'aider parce que je ne voulais pas être aidée. Accepter l'aide d'une tierce personne revenait à faire aveu de faiblesse. J'étais débrouillarde, je trouvais toujours une solution, même si ma façon de faire n'était pas très orthodoxe. Pourtant, ce soir, je me sentais démunie, au pied du mur. vulnérable. Je détestais me sentir ainsi. Plus que la colère, je ressentais une profonde détresse, doublée d'un profond sentiment de culpabilité. Pour la première fois de ma vie, je me retrouvais vraiment toute seule et je ne savais plus quoi faire.

« Je suis désolée. » ajoutai-je, le souffle court, les yeux humides, prêts à déborder de nouveau. « Ce n'est pas une façon de parler aux gens. T'as pas hésité à planter tes potes pour venir à mon secours et voilà comment je te remercie. »

Tout du moins, je ne pouvais que supposer qu'il avait planté ses potes pour me rejoindre. Ça me paraissait logique, dans un sens, on venait rarement seul dans un bar, sauf pour se saouler pour oublier à quel point sa vie est nulle ou pour attendre un rencard qui ne viendra pas. Mon regard s'assombrit à cette pensée et mon visage redevint dur, mon expression impénétrable. Je ne cillai même pas lorsque une femme entra et nous surprit ainsi. Ange avait l'air de bien gérer la situation de toute façon. Je triturais nerveusement la chaîne de mon sac, tandis qu'Ange amorça un mouvement pour sortir. Il m'invita à passer d'abord. Je levai légèrement les yeux au ciel, blasée et je sortis des toilettes, sur mes deux jambes, perchée sur mes talons hauts.

« Bon, et bien...je vais y aller » Dire qu'il avait annoncé sa volonté de me raccompagner. « Je ne vais pas te retenir plus longtemps, tu es venu accompagné, je suppose, je ne voudrais pas que ta soirée soit gâchée à cause de moi. »

Je venais de m'exprimer avec distance et détachement, comme si la situation ne faisait que m'effleurer. C'était une façon comme une autre de donner le change, cela revenait à dire quelque chose comme on fera comme si on n'avait rien vu. Je lui en serais très reconnaissante s'il laissait cet incident derrière nous. J'étais déjà suffisamment gênée comme ça, il était inutile d'en rajouter.  
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Mer 14 Déc - 11:32
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Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


"Comment ça, 'pour aller...?" Le jeune avocat-stagiaire s'interrompit net, lorsque Letha lui lâcha qu'elle n'avait plus de chez elle. Comment ça, elle n'avait plus de chez elle? Elle tenait tout juste debout - si il lui mettait son index et son majeur sous le nez, serait-elle seulement capable de lui dire exactement combien de doigts elle voyait? -, tout en lui disant qu'elle s'apprêtait à rentrer chez elle, le sol c'étant, enfin!, décidé à la laisser partir. Et alors qu'il lui proposait de la ramener chez elle, elle avait le culot de lui demander 'mais où?' et de lui lâcher qu'elle n'avait plus de chez elle. Qu'est-ce qu'elle entendait, du coup, par 'rentrer chez moi'? N'avait-elle pas eu le droit à un logement étudiant, à l'université, étant étudiante? La voix de la jeune femme c'était fait sec, claquant, cinglant. Aussi sec et claquant qu'un coup de fouet ou de cravache. Aussi cinglant que la seule fois où son grand-père maternel avait utiliser la ceinture pour le punir, durant des vacances en Egypte, lorsqu'il était adolescent et que, deux fois n'est pas coutume, le plus sage des enfants Vassilis-Haros avait poussé le bouchon trop loin. Et du peu qu'Ange savait de Letha Morales-Kaligaris, il savait - ou, du moins, il se doutait - que ce ton-là pouvait très bien dire que non, elle n'avait pas forcément de logement étudiant, même si elle en aurait sans doute le droit.
Et puis, sans crier garde, sans qu'Ange ne comprenne ni comment, ni pourquoi, l'air, dans les toilettes des femmes de ce bar du quartier jeunes d'Exarhia, la tension sembla redescendre d'un cran. Comme le calme qui survint subitement après une tempête, le ton de Letha sembla s’adoucir, lorsqu'elle s'excusa d'avoir parler comme ça, surtout qu'Ange venait de planter ses potes pour l'aider. Elle avait l'air d'être à nouveau sur le point d'éclater en sanglots. Le gréco-égyptien tira un papier de la réserve d'essuies-mains pour le lui tendre. "Pour mes potes que j'ai planté, t'inquiète, va!" Lui dit-il, toujours grand sourire. °Et dire que je n'hésiterais pas à tirer les oreilles de Tobbie et Philippe, s'ils venaient à me parler sur ce ton-là!° Ne pu-t-il s'empêcher de penser.
Puis, perchée sur ses talons, la tête haute, un air indescriptible sur le visage, comme si elle était blasée, Letha sorti des toilettes. "Je veux bien retourner à ma soirée, commença le jeune homme, en refermant la porte des WC, derrière lui, mais est-ce que je peux savoir où tu comptes passer la nuit, vu que tu sembles ne plus avoir de toit?"
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Dernière édition par Ange Z. Haros le Lun 16 Jan - 18:59, édité 1 fois
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Ven 16 Déc - 19:53
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Il paraissait surpris par mes réponses vindicatives. Pourtant il devrait savoir que je n'étais pas le genre de personne qui adorait s'épancher sur ses états d'âme, pas plus que je transpirais l'amabilité. J'avais cette tendance naturelle à repousser quiconque voulait s'approcher de moi parce que je n'étais pas quelqu'un d'accessible. En réalité, ce masque de froideur et de distance, cette carapace ultra blindée était une façon de me protéger, de ne me pas laisser atteindre en plein cœur. Leurs beaux yeux n'y changeront rien. Ne pas me lier avec autrui était un choix. Il arrivait des moments où ma solitude était écrasante, tellement écrasante que je pourrais me satisfaire de la chaleur d'un corps pour quelques heures. C'était une illusion, c'était éphémère et c'était parfait, je n'attendais rien d'autre. Je me disais asexuelle mais en réalité, cela correspondait à mon état d'esprit actuel. Il n'était pas dit que je l'étais avant, tout comme il n'était pas dit que je le serai toute ma vie. J'avais besoin de passer par certaines étapes, comme par exemple, me réapproprier mon corps. Cela faisait deux ans presque jour pour jour que cet accident de voiture a changé ma vie. Cela faisait deux ans que je vivais avec un handicap physique et mon nouveau statut de personne handicapée s'immisçait jusque dans mon intimité. Mon corps était cassé, irrémédiablement endommagé, je ne pouvais plus m'en servir comme avant, je perdais même mes sensations physiques par intermittence. J'étais devenue étrangère à mon propre corps, j'y étais même devenue hostile. Je n'aimais plus la carcasse dans laquelle mon âme était enfermée, je pourrais même dire que j'en avais presque honte, que je n'assumais pas. Il y avait ces cicatrices hideuses que je n'assumais pas et en soi rien que le fait de mettre une robe courte comme ce soir s'inscrivait dans cette démarche de réappropriation.

Or, cette chute malencontreuse était venue tout bouleverser, réduisant à néant le peu de confiance en moi que j'avais réussi à emmagasiner. Il y avait vraiment peu de situations où j'avais peu confiance en moi. La plupart du temps, je donnais l'air de savoir ce que je voulais et où je voulais aller. Il n'y avait pas beaucoup de place pour les hésitations et les tergiversations. Pourtant, je gérais très mal tout ce qui touchait à mon intimité, de près ou de loin. Je m'étais préparée à ce rendez-vous comme je me préparais jadis à une compétition. Apparemment, j'étais bien plus douée pour la gym que pour les relations interpersonnelles. Peut-être était-ce la raison pour laquelle je me sentais tellement abattue alors que ça ne me ressemblait pas. J'avais l'impression d'avoir essuyé une défaite et cette défaite me laissait un goût amer. L'amertume exacerbait mon côté colérique et c'était Ange qui en faisait les frais. D'où le fait que j'avais maladroitement formulé des excuses alors que je ne m'excusais jamais. Ange ne sembla pas en prendre ombrage puisqu'il me dit de ne pas m'inquiéter pour ses potes. Il en fera son affaire. La situation se compliqua lorsqu'il me fit part de ses réticences à me laisser partir tant que je ne lui dirai pas où je comptais passer la nuit. Cette question était inévitable dans la mesure où j'avais largement sous-entendu que je n'avais plus de domicile fixe. J'ai manqué une occasion de me taire. Si je n'avais pas révélé ce détail embarrassant, il ne m'aurait pas posé de questions embarrassantes, c'était d'une logique implacable. Maintenant, il fallait non seulement que je me sorte de ce guêpier, mais si en plus je pouvais le dissuader de me poser d'autres questions du genre, c'était du bonus.

« Où j'aurais passé la nuit ? » réitérai-je en esquissant une moue quelque peu ironique. « Et bien, si mon rencard ne m'avait pas laissée tomber, j'aurais sans doute passé la nuit dans son lit. Tu es satisfait par cette réponse ou tu veux d'autres détails ? »

Je pouvais lui en donner s'il le souhaitait, quoiqu'il n'y avait pas grand chose à dire à ce sujet. Ma vie sexuelle n'était pas franchement palpitante, je dirais même qu'elle est plutôt inexistante. Qui plus est, il n'était pas dit que ce soir j'aurais effectivement conclu, parce qu'il pouvait se passer tout un tas de choses entre le moment où on faisait connaissance avec notre rendez-vous d'un soir et celui où on finissait au lit.

« En plus j'avais mis de la lingerie alors que j'en mets quasiment jamais. » Petit rire sec, tandis que je secouais la tête tant j'étais navrée par mon comportement. Quelle conne. « On va me dire que ça ne sert à rien que je mette des soutifs vu qu'il n'y a rien à soutenir mais je les emmerde, moi, je suis une athlète, c'est logique que je mette des brassières, ce genre de choses. Puis s'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent se faire foutre. Je ne vais pas me rendre malade parce que je ne corresponds pas à leur foutu fantasme de la femme parfaite. »

Techniquement, c'était ce que je faisais, de me rendre malade pour des conneries mais la simple idée d'avoir perdu mon temps alors que j'aurais très bien pu occuper ma soirée un peu plus intelligemment suffisait à me faire péter les plombs. J'avais encore des cours à réviser, des essais à rédiger, puis aller courir, éventuellement, puisqu'il n'y avait que de cette façon que je pouvais me vider la tête de toute la merde qu'il y avait dedans. Je portai ma main tremblante à mon visage pour y chasser les quelques larmes qui coulaient encore.

« Puis c'est vrai que si je voulais vraiment baiser j'aurais pu aller voir mon ex, mais je ne suis pas sûre qu'elle m'accueille à bras ouverts vu que ça s'est très mal terminé par ma faute. » Je continuer à monologuer, parfaitement imperturbable, j'en avais de toute façon trop dit pour seulement songer à m'interrompre maintenant. « Oui, j'ai bien dit elle, parce que c'est une fille. » Rire, comme si j'étais en train de me moquer de l'élève avocat, sauf que j'étais on ne peut plus sérieuse. « Mais peut-être que dans le fond c'est moi qui ai un problème, parce que j'étais d'accord pour baiser alors que je ne veux pas d'histoire sérieuse. De toute façon les histoires d'amour c'est pas mon truc, parce que je suis incapable d'aimer alors comme ça c'est réglé. »

J'étais vraiment en train de dérailler, mais ce n'était pas de ma faute si cet abruti m'avait laissée en plan. Je ne supportais pas les imprévus, j'avais un tempérament dominateur et j'étais extrêmement contrôlante, je ne laissais pas beaucoup de place à la surprise, je préférais tout maîtriser du début à la fin. Je n'arrivais jamais à lâcher la bride, à m'abandonner complètement. Autant dire que extrêmement ennuyeuse parce que je manquais cruellement de fantaisie.  

« Bref, tout ça pour dire que si ma soirée s'était déroulée comme je l'avais prévu j'aurais sûrement un toit au dessus de ma tête pour cette nuit, mais comme tout est allé de travers, je n'ai nulle part où aller et je n'ai pas envie de squatter chez les gens qui m'accueillent d'habitude parce que j'ai mes raisons et ça ne te regarde pas. »

Silence. Je venais de lui raconter mes histoires de fesses mais je refusais de lui dire pourquoi je refusais de squatter chez Alma ou chez Opale, par exemple, alors qu'elles ont tant fait pour moi. Je laissai échapper un sifflement agacé, avant de fouiller dans ma pochette pour en extirper une cigarette que je coinçai entre mes lèvres. Mes mains tremblaient tellement qu'il m'était impossible de tourner la molette du briquet. Fait chier, putain. 
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Ven 23 Déc - 12:08
"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?"

Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


Le greco-égyptien entraîna la greco-espagnole dehors, tandis qu'elle commençait à répondre à sa question. En traversant le bar, il chercha sa fiancée et leurs amis des yeux. Lorsqu'il croisa enfin le regard de Cyriaque, il leva ses deux index à hauteur du visage et leur fit faire deux-trois tours dans le vide, avant de désigner Letha, devant lui, et la sortie, pour faire comprendre à l'aîné de ses frères de ne pas s'inquiéter, si personne ne le voyait revenir des toilettes: il en aurait, sans doute aucun, pour un moment.
La réponse de la jeune femme, sur là où elle aurait pu passer la nuit, mis Ange quelque peu mal à l'aise. Déjà qu'il trouvait gênant, lorsque ses frères ou ses potes regardaient un peu trop intensément une fille passer ou que la discussion tournait un peu trop en-dessous de la ceinture. Surtout que les dites discussions tournaient autour de lui et Lydia, vu qu'il était, sans doute, le seul de leur petite bande a avoir réussi à garder une fille - 'avoir réussi à garder une fille dans son lit', comme dirait sans doute Alessendro -, pendant trois ans et à déjà parler de mariage. Mais venant d'une fille... de Letha, qui plus est, c'était vraiment plus que gênant... "Je ne veux pas..." Commença l'avocat-stagiaire, lorsque l'étudiante en histoire lui proposa de lui donner plus de détails. Il voulu refuser, mais elle ne lui en laissa nullement le temps. Elle commença alors un monologue qu'Ange n'osa pas interrompre. Elle lui parla de sa lingerie. Lui confirma que oui, ça ne valait pas la peine qu'elle mette de soutien-gorge, mais que c'était  'une athlète, habituée aux brassière'. °En effet, tu n'as rien à soutenir.° Pensa le jeune homme. Sa pensée ne franchit pourtant jamais ses lèvres, préférant laisser Letha continuer dans son monologue. Elle lui dit que si elle avait vraiment voulu prendre son pied, elle aurait pu aller retrouver son ex, mais elle ne l'aurait sans doute pas voulu. "C'est pas moi qui vais te lancer la première pierre pour être sortie avec une fille, commença Ange, nullement choqué, bien que rendu nerveux par la tournure de la conversation - le fait qu'il se triturait une mèche de cheveux avec les doigts le trahissait -, que Letha ai été avec une fille. J'ai moi-même été avec un garçon, avant d'être avec ma fiancée!" On ne parlait plus, ou rarement, de Blaise, dans l'entourage d'Ange, après la zizanie qu'il avait semé. On n'en parlait encore moins avec quelqu'un qui n'était pas proche d'Ange, surtout que ce dernier n'en parlait jamais de lui-même. Malgré les années - cela faisait presque sept ans, tout de même - et l'amour de Lydia et des jumeaux, il avait toujours aussi mal.
Letha termina son monologue en disait que pour des raisons qui ne le regardaient pas, elle ne pouvait pas aller dormir chez les gens chez qui elle dormait habituellement. Là, ce fut trop! Ange prit une profonde inspiration. Le fait qu'elle lui dise que le fait que ses raisons ne pas aller chez ses connaissances ne le regardait pas, alors qu'elle venait de lui déballer sa vie sexuelle, était le comble! La jeune femme sortit une clope qu'elle ne parvint pas à allumer. Ange lui arracha le briquet des mains pour le lui allumer. "Attends-moi là, tu veux!" Lui dit-il, en lui rendant le briquet, avant de s'engouffrer à nouveau dans le bar.
Il s'approcha de la table où il avait laissé sa bande d'amis. Lydia, toujours sur la même chaise où son fiancé l'avait laissé, entamait une nouvelle bière. Frileuse comme elle l'était, elle avait enfilé la veste en jean's qu'Ange avait laissé sur le dossier de la chaise. Elle sursauta, lorsqu'Ange posa les mains sur ses épaules, avant de se mettre à gigoter dans tous les sens, lorsque ses mains se glissèrent sur ses hanches."Tu me chatouilles!" Glapit-elle. "Y me faut mon téléphone et mon portefeuille." S'excusa-t-il. "Mais tu me chatouilles!" "Amour, y me faut vraiment mon téléphone et mon portefeuille. Reprit Ange, les mains dans les poches de la veste, en lui déposant un baiser sur la joue."Tu en as pour longtemps, avec Letha?" Demanda la jeune bibliothécaire, alors que le jeune homme se redressait, ses affaires de valeur en main. "Je ne sais pas, mais vous m'appelez, si vous bougez?" Lydia hocha la tête, Ange l'embrassa et il s'éloigna vers le comptoir où il commanda deux tisanes. Tisanes en main, téléphone et portefeuille dans les poches de son jean's, il prit la direction de la sortie. Une fois dehors, il retrouva Letha, au-près de laquelle il insista pour qu'elle la suive à une des rare table libre de la soirée. "Mon père dit toujours qu'il n'y a rien de mieux, pour se calmer les nerfs et se remettre d'un mauvais pas!" Lui dit-il, en lui mettant une tisane devant elle, lui faisant ainsi savoir qu'elle était à son attention. Ange n'avait jamais su si son père disait vrai, au sujet du côté apaisant des tisanes, n'ayant jamais vraiment cherché à vérifier ou à mettre en doute les paroles du patriarche des Haros-Vassalis. "Je vais passer pour le mec super lourd et super chiant que je suis sans doute, mais, du coup, tu pourrais pas tenter d'aller squatter chez des personnes autres que celles chez qui tu squattes d'habitude?" Demanda le jeune homme, en touillant sa boisson chaude dans laquelle il venait de vider le petit sachet de sucre que le serveur avait mis sur la sous-tasse.
Ange se rendait bien compte que, dans ce genre de situation, il pouvait bien casser des couilles - bien que des gens comme Letha n'en n'ont sans doute aucun jamais eu une seule -, mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Il était comme ça. C'était dans son tempérament, de ne pas lâcher l'affaire, lorsqu'une situation lui prenait aux tripes en le touchant profondément. Et à cet instant précis, la situation de Letha ne donnait nullement l'envie à Ange de lâcher l'affaire, même si, il le savait - tout au plus si il s'en doutait ou s'en rendait compte -, il risquait de s'en ramasser encore plein la figue ou d'avoir encore droit à des détails gênants.
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Dernière édition par Ange Z. Haros le Lun 16 Jan - 19:00, édité 1 fois
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Dim 25 Déc - 21:04
Hé bin ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé?
Letha & Ange
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Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il réponde quoi que ce soit, en fait je me fichais bien des commentaires qu'il aurait à faire sur l'un ou l'autre détail que je venais de déballer sans aucune pudeur. Peut-être avais-je tout simplement besoin de vider mon sac, de laisser ma frustration exploser avant qu'elle me consume entièrement. Ce n'était même pas par dessein de faire ami-ami avec ce gars que je connaissais à peine, j'avais juste besoin...de parler. Chose particulièrement étonnante de la part de quelqu'un qui, de base, n'était pas très loquace. J'étais plutôt du genre secrète, muette comme une tombe, jamais personne ne pouvait dire de façon certaine ce qui me passait par la tête. Le fond de mes pensées était semblable à des eaux boueuses dans lesquelles il valait mieux ne pas s'aventurer. Alors, lorsque j'avouai à demi-mots ma relation passé avec Kamber, je lui avais jeté un regard de défi, je le défiais de dire quoi que ce soit. Cela me faisait bizarre d'en parler aussi ouvertement, concernant ma prétendue bisexualité, j'étais plutôt restée dans le placard. Autrement dit, je n'avais pas jugé bon d'en informer mon entourage et je ne savais plus trop quoi en penser. Peu importe. Je n'avais pas l'intention d'en dire plus à ce sujet d'autant plus que je n'avais pas forcément le beau rôle dans cette histoire. Je préférais éluder, comme d'habitude. Je ne répondis rien quand il avoua lui-même être sorti avec un garçon avant d'être avec la bibliothécaire. Je me contentai de hausser une épaule avec désinvolture, comme si l'information ne faisait que m'effleurer.

Je sursautai lorsque Ange s'empara de mon briquet. Incapable d'anticiper ce qu'il comptait en faire, j'allais tout naturellement m'insurger. J'étais déjà dans le mal, ça aurait été tout simplement cruel qu'il me prive de ma précieuse clope sous prétexte que fumer c'est mal ou je ne sais quelle connerie du genre. Je lui aurais alors rétorqué quelque chose comme mon corps, mon choix, ta gueule parce que si j'avais envie de me détruire, même à petit-feu, c'était moi que ça regardait. Après tout, je ne faisais plus de sport de haut niveau depuis plusieurs années, avoir une vie saine n'était plus dans mes priorités. Heureusement, il n'en fit rien. Il m'aida même à allumer ma cigarette en tournant la molette lui-même. J'ouvris des yeux ronds, réellement surprise. Mon hébétude s'accentua lorsqu'il m'ordonna d'attendre là, avant de s'éloigner. Je me crispai et serrai mon poing autour de mon briquet. Personne ne me donnait jamais d'ordres, jamais. Je pourrais tout aussi bien profiter de son absence pour filer en catimini mais ça ne serait pas très correct de ma part. D'habitude, je n'en avais rien à foutre des convenances, aussi était-il étrange que je reste quand même. Je crois bien que j'étais tout simplement curieuse de savoir ce qu'il comptait faire. Je laissai échapper un profond soupir, me retrouvant à nouveau seule. Je tirai quelques bouffées de ma cigarette, ne sachant pas trop pourquoi je me fatiguais à attendre quelqu'un avec qui je n'avais pas réellement envie de discuter, dans le fond. Je tournai la tête lorsque je vis l'élève avocat revenir vers moi avec une tasse contenant un liquide fumant. J'arquai un sourcil lorsqu'il me présenta son remède miracle.

« Tu me fais penser à quelqu'un. » dis-je alors, le regard soudainement songeur. « C'est son truc, de concocter tout un tas de remèdes miracles, il est super calé pour tout ce qui touche aux plantes et à leurs propriétés médicinales. Je dirais même que ça m'impressionne. »

Et ça me fit mal de réaliser que dans le fond, je devais avoir l'air d'une groupie à admirer autant cet homme qui demeurait par ailleurs complètement inaccessible. Pour autant, il était hors de question que j'avoue que je m'incrustais tout le temps dans les colloques qu'il donnait à la fac simplement pour le plaisir de l'écouter. Quelque part ça flattait mon ego qu'il n'ait d'yeux que pour moi. Je secouai la tête pour chasser l'humeur mélancolique qui m'avait soudainement prise. Je dissimulai mon léger trouble en tirant une nouvelle bouffée sur ma cigarette. Je roulai des yeux de façon ostentatoire lorsqu'il me suggéra de squatter chez d'autres personnes. Je ne cherchais même pas à cacher que sa question me gonflait parce qu'elle touchait à un sujet sensible, l'un de mes rares talons d'Achille, si on peut dire.

« C'est compliqué en ce moment, d'accord ? » m'écriai-je d'un ton assez agacé, tandis que mes doigts tremblaient légèrement, témoignant des sentiments qui m'agitaient. « Mon père est mort il y a quelques semaines, j'ai été obligée de rendre mon logement sur le campus parce que je ne pouvais plus payer le loyer, et en ce moment je loge chez une femme qui m'a recueillie comme on recueille un chaton abandonné. Le truc c'est qu'elle a plusieurs enfants et je me sens presque comme une étrangère bien qu'elle ait explicité que j'étais chez moi. » Pause. Mes doigts pianotaient nerveusement sur la table. « Je pourrais aller chez ma sœur mais c'est également...compliqué. Elle s'occupe de sa mère qui est dans un état critique, et ça me rappelle des mauvaises choses parce que non seulement c'est la femme qui m'a en quelques sortes élevée, mais ça me rappelle aussi que y'a deux ans j'étais moi aussi un légume au point que j'ignorais encore si je pourrais à nouveau me déplacer un jour. »

C'était largement sous-entendu, mais je ne voulais pas ressentir de la culpabilité parce que je m'en étais sortie et pas elle. Alors comme à chaque fois qu'une situation me rendait mal à l'aise, je m'éloignais. Je pourrais également parler de ce type que feu mon père a pris sous son aile mais je ne pouvais pas le voir en peinture alors ce n'était même pas la peine d'y penser.

« En fait, je crois que je suis là pour des mauvaises raisons. » Il fallait comprendre par-là ce rencard avorté, le fait que je me retrouve seule, vraiment seule. « Je crois que...j'ai eu en quelques sortes un coup de cœur pour quelqu'un récemment. C'est...celui dont je viens de parler, qui s'y connaît beaucoup en plantes. » Silence. L'évoquer me faisait plus de peine que je l'aurais pensé de prime abord. « Il m'a dit au revoir il y a quelques jours. Il s'en va à l'autre bout du monde pour aider ceux qui en ont besoin. »

Ma main trembla. Je n'avais pas encore touché à ma tasse. Je levai les yeux au ciel pour ne pas montrer à Ange que j'étais encore à deux doigts de craquer. Mes yeux, eux, étaient encore brillants de larmes. Je me mordillai la lèvre inférieure alors que le feu me montait aux joues. Ce n'était pourtant pas grand chose, c'était juste un sursaut, un souffle de vie qui s'était évanoui comme on souffle une bougie. Ce n'était pas grand chose, mais c'était suffisant pour m'écorner.

« Je pensais que ça ne me ferait rien du tout, parce que ça ne m'arrive jamais ce genre de trucs mais...Je crois que j'avais besoin de sortir, de me changer les idées pour ne pas penser que c'est une personne de plus qui s'en va alors que moi...je reste. »

Je venais de l'avouer à demi-mots, cette peur de l'abandon qui me bouffait les entrailles et qui s'était réactivée, parce que je m'étais attachée et je ne l'avais pas vu venir. Je m'étais dit que je ne pleurerais pas, parce que je ne pleurais jamais, pas pour les hommes de surcroît mais c'était plus fort que moi, un profond sentiment de tristesse m'avait envahie et m'obstruait la gorge. Je ne pouvais rien faire pour réprimer les larmes qui menaçaient de déborder, alors, elles débordèrent.
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Sam 31 Déc - 0:21
"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?"

Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


Le stagiaire en dernière année chez Maître Illias cru que l'historienne en devenir allait lui en coller une ou lui arracher le briquet qu'il lui avait lui-même arraché des mains, un instant auparavant. °Heureusement pour moi que je n'ai fait que le lui allumer...° Se dit-il, en lui rendant son briquet, après lui avoir allumer sa clope. Lorsqu'il le lui avait allumé, la jeune femme avait pris un air hébété. Quoi qu'Ange trouvait qu'elle avait un air hébété depuis qu'il l'avait trouvé dans les toilettes. Pourtant, ses yeux semblèrent s’écarquiller. Ils devinrent aussi rond que des sous-coupes. Il firent penser au jeune homme aux sous-tasses arabes de sa mère et de sa grand-mère maternelle. Sa réaction lui fit faire un petit rire qui ne dura pas longtemps, histoire de ne pas rajouter une couche de malaise et d’énervement.
Si elle voulu faire une réflexion, lorsque le jeune homme lui dit de l'attendre là, il ne lui en laissa pas le temps. Si elle fit une moue ou quoi que ce soit dans le genre, il ne le vit pas, c'étant enfoncé dans le bar avant d'avoir eu le temps de voir en d'entendre quoi que ce soit.

"Vraiment?" Demanda le jeune homme, lorsque Letha lui fit remarquer qu'il lui faisait penser à quelqu'un. Elle lui sembla soudain songeuse, ailleurs. Comme si elle était là physiquement sans être là. Puis, elle reprit la parole. Lui parla de ce quelqu'un était super caler aux propriétés médicinales des plantes. °Hé bin, il s’endenterait bien avec mon père, bien qu'il a plus l'impression de devoir prescrire des médicaments pharmaceutiques que des médicaments à base de plantes!° Pensa le jeune homme, avec un sourire. Il bu quelques gorgées de son thé, avant de le reposer sur sa sous-tasse. Puis, tout en vidant un sachet de sucre dans sa tasse, il lui demanda si elle ne pouvait pas aller dormir chez quelqu'un d'autre.
Ange se savait casse couilles. Il savait aussi que Letha avait tendance à mordre, lorsqu'on empiétait sur son territoire, son moi intérieur, pour reprendre les termes de sa grand-mère égyptienne. Ange avait l'habitude de s'en ramasser plein la figure. En vingt-cinq, c'était devenu monnaie courante, vu que ça arrivait régulièrement. Pourtant, lorsqu'il lâcha la goutte qui fit déborder le vase et que Letha explosa, le greco-égyptien eu un mouvement de recule. Parmi les nombreuses personnes présentes sur la terrasse, certaines tournèrent la tête vers eux. Le doigt du jeune homme s'entortilla à nouveau autour d'une de ses mèches de cheveux. °Faites qu'ils pensent à une dispute d'amoureux, qu'ils ne viennent pas poser de questions et qu'ils continuent leur petite soirée tranquillement!° En vain à penser Ange qui regrettait presque de ne pas avoir trouvé un endroit plus tranquille que la terrasse d'un bar d'Exarhia.
"Désolé." Se fut la seule chose qu'il trouva à dire, lorsqu'elle lui parla de la mort de son père, son expulsion de son logement étudiant, de sa sœur, de la maladie de la mère de cette dernière, du fait qu'elle lui faisait penser à elle, quelque temps plus tôt, lorsqu'elle avait eu son propre accident. C'était pathétique, comme façon de réagir, Ange le savait, mais sur le coup, il n'avait rien trouvé de mieux qu'un pathétique désolé à lui offrir.
Lorsqu'elle lui parla de son coup de cœur qui allait partir loin d'elle bientôt, il préféra ne rien dire. Les peines de cœur étaient toujours difficiles à vivre et à gérer. Ange le savait. Il avait souvent eu de la peine à se remettre des quelques siennes.
Puis, sans crier gare, ou presque, Letha éclata en sanglots. "Ah non, commença Ange! Non, Letha! Non!" Ange n'avait jamais aimé voir les gens pleurer. °Si les gens pensent à une disputes d'amoureux, je dois être entrain de passer pour le salaud de service!° Pensa Ange, en jetant un regard autour de lui. Si ils étaient regardés, les curieux détournèrent la tête à temps pour ne pas se faire remarquer. °Et puis zut! Les gens peuvent bien penser ce qu'ils veulent. Depuis quand est-ce qu'un Haros s'inquiète du regard des autres, même s'il n'aime pas être le centre de l'attention?° De toute façon, il n'y avait rien entre eux, eux le savait et c'était le principal. OSEF, si les autres pouvaient se faire des idées. Le jeune homme recouvra son sourire. Il se rapprocha de la table de la distance dont il c'était éloigné. Il farfouilla dans ses poches de pantalon dans lesquelles il réussit à trouver un paquet de mouchoirs. Il le lui tendit. "Vas-y! Pleure un bon coup! Ça résoudra sans doute pas tes problèmes, mais tu te sentiras peut-être mieux, après, commença-t-il. Et pense à boire un coup, continua-il, en désignant la tasse de thé qu'elle n'avait pas touché. Après, on verra!"
Ange ne pouvait qu'espérer que si elle n'allait pas mieux après avoir pleurer, le temps aiderait Letha à aller mieux. Ce qu'ils feraient après? Ange ne pouvait nier qu'il n'en savait très rien, mais là, à cet instant précis, la priorité, c'était que Letha arrête de pleurer. Ils pourraient essayer de reprendre un semblant de discussion normale.
Il offrit à Letha un sourire chaleureux. "Tu te sens mieux?" Lui demanda-t-il, une fois qu'elle se fut un tantinet calmer. "Bois!" Insista-t-il, en lui désignant une nouvelle fois sa tasse. Il en profita également pour sortir un mouchoir du paquet qu'il déplia pour le lui tendre.
La crise de larmes de Letha et le fait qu'il essayait de s'occuper comme ça d'elle faisait pensé à Ange les fois où il devait s'occuper d'un des jumeaux de Lydia en pleure. Il s'y connaissait un peu, du coup, niveau consolation, mais un adulte, c'était tellement différent d'un enfant...
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"Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort. Et les morts qui mériteraient la vie. Pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins." - Gandalf (Le Seigneur des Anneaux)


Dernière édition par Ange Z. Haros le Lun 16 Jan - 19:00, édité 1 fois
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Sam 7 Jan - 12:55
Hé bin ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé?
Letha & Ange
And so I cry sometimes, when I'm lying in bed, just to get it all out what's in my head and I, I am feeling a little peculiar.

Je n'aurais pas dû penser à lui. Je n'aurais peut-être pas dû l'évoquer. Pourtant, je ne pouvais pas ignorer cette sensation de vide que je me traînais depuis qu'il m'avait fait ses adieux, comme si je perdais une partie de moi. C'était absurde. Nous n'étions pas proches, je ne savais même pas comment qualifier ce lien si particulier que nous avions. C'était le sentiment le plus étrange que j'aie jamais vécu et je ne me serais jamais douée que cette sensation d'une incroyable familiarité puisse me manquer d'une quelconque façon. C'était bel et bien le manque qui me trouait le cœur et me tordait le bide. C'était un sentiment auquel je devrais être habituée puisque j'étais incapable de retenir les gens que j'aimais. À croire que je le faisais exprès. À croire que j'aimais ressentir ce vide, le néant qui m'emplissait et qui menaçait de m'engloutir toute entière. Pendant de courts instants, j'y ai vraiment cru. J'avais cette conviction profonde que je ne serai plus jamais seule, que je pouvais renouer avec la réalité sans crainte parce qu'il y aura quelqu'un pour avancer à mes côtés. Maintenant, il n'y avait plus personne, l'illusion s'était éteinte. Cette étrange chaleur avait disparu et mon rêve de paix s'était évaporé. Il ne restait rien d'autre que le vide. Peu après mon accident, j'avais consulté des psy. Ils avaient diagnostiqué une forte propension à la dissociation. J'avais inconsciemment appris à compartimenter mon esprit de façon à pouvoir me détacher complètement de mes émotions, pour mieux pouvoir les refouler. C'est ce que je faisais depuis toujours, et même avant cela. C'était un mécanisme de défense que j'avais développé depuis mon plus jeune âge, depuis que ma propre mère m'a abandonnée sans regarder en arrière.

Alors, je dissociais, pour ne pas ressentir, pour ne pas souffrir. Je refoulais aussi loin que je pouvais, pour ne pas réveiller des traumatismes profondément enfouis. Depuis, j'ai arrêté de voir des psys. J'ai continué à accumuler toute cette merde, sans broncher, sans me plaindre. Ce soir, Ange assistait à une des rares fois où je me laissais aller. Autant dire que ça n'arrivait jamais. Je ne lâchais jamais prise, parce que je ne voulais pas qu'on me voit aussi faible, aussi démunie. Pourtant, ce soir, je me livrais un peu. Personne ne saurait dire si c'était un privilège ou si c'était tout le contraire. Je n'étais pas un cadeau. Ange avait dû s'en rendre compte. Je lui parlais malgré tout de Thalès. J'avais laissé entrevoir l'admiration profonde que je lui vouais. Ce n'était pourtant pas le même genre d'admiration que vouait une groupie à son idole. Cela relevait davantage du respect. Un respect tel que je n'avais jamais ressenti envers quiconque, et certainement pas envers un homme. J'avais tendance à penser que tous les hommes étaient méprisables, sans foi ni loi. Il n'était rien de tout ça. J'avais senti mes convictions vaciller, voire carrément chanceler. Je n'étais plus sûre de rien. Puis, je m'étais aperçue qu'il n'était qu'une des rares exceptions à la règle. D'où mon sentiment d'avoir perdu quelque chose de rare et précieux. Je m'étais contentée d'opiner du chef lorsque Ange se fendit d'un vraiment? en réponse à ma remarque. Je n'avais pas besoin d'en dire plus. De toute façon, il ne comprendrait pas ce qu'il représentait vraiment pour moi. J'étais moi-même incapable d'expliquer ce que nous étions l'un pour l'autre tant cela dépassait mon entendement, comment pourrais-je l'expliquer aux autres ? Ça faisait partie des choses qui ne s'expliquent pas. En outre, je n'avais pas envie de partager ces pensées avec ce presque inconnu, parce que ces souvenirs, ces sensations étaient tout ce qui me restaient de lui. J'avais envie d'être égoïste et de ne pas le partager avec la terre entière. Désormais, cela fera partie de mon jardin secret, et je me trouvais bête à pleurer comme ça devant Ange alors que j'avais tout juste commencé à me calmer. Je me fichais bien qu'Ange soit embarrassé, il n'y avait que cet océan de chagrin dans lequel je me débattais pour ne pas me noyer. Tout ce que j'avais encaissé jusqu'alors était en train de sortir, comme si on avait ouvert une espèce de boîte de Pandore. L'espoir, la paix, l'amour peut-être étaient restés tout au fond, tandis que mes propres maux s'extirpaient de mon corps cassé. Je ne relevais la tête que lorsqu'il me présenta un mouchoir, je le regardais avec méfiance.

« Pleurer... » Ma voix, particulièrement rauque s'éleva, s'étouffant dans un rire teinté de cynisme. « Comment pourrais-je vouloir me sentir mieux ? Toute cette douleur, cette colère, c'est tout ce qui me reste. Tu sais ce que c'est, de se sentir vide ? »

J'étais extrêmement sérieuse, tandis que je tripotais nerveusement le bord de ma tasse encore fumante. Je n'y touchais pas, je n'étais pas sûre de vouloir y toucher. Pourtant, mes ongles tintaient contre la porcelaine de la tasse, produisant un bruit répétitif. Je ne regardais même pas mon interlocuteur. Mon champ de vision était encore flou, à cause des larmes salées qui me brûlaient les yeux et m'irritaient la peau.

« Quand on se sent vide, c'est qu'on est incapable de ressentir quoi que ce soit. » Cette fois, je le regardais bien en face. « C'est aussi avoir aucune raison d'exister, aucun but à poursuivre. La nuit, je ne rêve pas. Je n'ai aucun souvenir à ressasser, même si mes traumatismes sont là, gravés dans ma chair. Je ne ressens rien, pas de joie, pas d'amour et surtout pas de paix. Je l'ai ressenti pourtant, j'ai touché tout ça du bout des doigts, mais c'est parti maintenant. Il ne reste que le vide, et le froid. Crois-moi, tu n'aimerais pas ça. »

Je me décidai finalement à boire, ne serait-ce que pour ne pas gâcher le contenu de cette tasse. Mes traits étaient empreint de gravité, mon regard s'était durci. Tu n'aimerais pas ça semblait-il lui dire, de nouveau. Mes mains tremblaient un peu. Je levai les yeux au ciel, pour fixer autre chose que l'élève avocat. Puis, j'étudiai mon environnement, je n'y avais pas vraiment prêté attention depuis que nous étions là, sur cette terrasse. Mon regard capta les néons lumineux, la lumière des réverbères et tout ceci me parut extrêmement familier, comme si j'étais déjà venue ici, avant, et que je m'en souvenais pas. Mes mains tremblèrent derechef. Mon souffle devenait saccadé, erratique. Mon rythme cardiaque s'était accéléré. Je tremblais tellement que je renversai un peu de tisane sur la table. Je sentais l'angoisse poindre en moi, s'insinuer dans mon être tel un serpent visqueux. Je connaissais ce sentiment. C'était la peur, quelque chose était en train de m'effrayer, même si je ne saurais dire quoi. Je ne me sentais plus en sécurité, et j'étais proche de l'attaque de panique. Mon regard avait capté un détail, un petit quelque chose de rien du tout qui avait réveillé le monstre tapi dans l'ombre, et qui menaçait de me dévorer toute crue.
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DAUGHTER OF ERIS + Elle est comme l'eau qui dort, un fleuve dont on ne peut voir la profondeur. Autrefois pure et sacrée, ses eaux sont boueuses et ses crues sont destructrices. Elle accorde le pardon, mais sa justice est sans pitié. Elle n'a pas d'âge, malgré son visage de poupée, elle semble porter le poids du monde sur ses épaules, et elle a vécu littéralement plusieurs vies. L'oubli vertueux soigne les âmes en lambeaux. Elle permet la guérison de la psyché, elle est  promesse de bonheur car elle est capable de rendre leur innocence à ceux qui l'ont perdue.
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Lun 16 Jan - 21:53
"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?"

Ange Z. Haros & Letha Morales-Kaligaris


Au regard méfiant que lui lança Letha, une fois qu'il lui eu tendu un mouchoir en papier, Ange eu l'impression que si il lui avait proposé de faire une folie quelconque, là, tout de suite, maintenant, plutôt que de lui proposer un inoffensif mouchoir - car quoi de plus inoffensif qu'un mouchoir - pour se moucher, la jeune femme l'aurait sans doute aucun regardé de la même façon. "C'est qu'un mouchoir, tu sais!? Tu peux le prendre, y va pas te bouffer!" Lui dit-il d'un ton sarcastique, avant de lui poser le papier blanc déplié à côté de sa tasse. Ce à quoi l'étudiante en histoire lui répondit dans un rire cynique à la réflexion du jeune homme sur le fait 'qu'elle irait peut.être mieux, après avoir pleuré'. Ange poussa un soupir, leva les yeux au ciel, fit la moue et se mordit l'intérieur de la joue. Letha tapotait sa tasse, avant de boire un peu de tisane, avant de faire comprendre au greco-égyptien qu'il n'aimerait pas se sentir aussi vide qu'elle. "Je me suis sans doute jamais senti aussi vide que toi, c'est un fait, commença l'avocat-stagiaire du tac au tac à une Letha - dont les yeux semblaient continuer à dire qu'il n'aimerait sans doute pas se sentir aussi vide qu'elle - qui commençait à le pousser à bout. Mais, à t'écouter, t'as vécu tous les malheurs du monde - ce qui est sûrement vrai, vu que je connais pas ta vie - et t'as l'air de penser être la seule à qui il arrive des couilles. Y nous arrive à tous des malheurs. Sauf que, contrairement à toi, on essaye de faire en sorte de remonter la pente. De tourner la page. Si t'as pas envie d'aller de l'avant, c'est pas étonnant qu'il ne te reste que la colère et plus aucune raison d'exister et de rêver... continua-t-il en grinçant des dents, tout en essayant de ne pas trop s’énerver - et Dieu seul savait qu'il en fallait beaucoup, pour énerver le benjamin de Théophane et Laila Haros. Quoi qu'Ange ne savait pas trop si c'était un début d'énervement ou un début de panique face à la situation - et ne pas hausser le ton. Donc vu sous cet angle, le vide que tu ressens dans ta vie, honnêtement, c'est clair que j'aimerais pas ça!"
Ange en avait rencontré quelques-unes, des personnes vraiment au bout du rouleau, mais des comme Letha, passant par différents stades d'émotions en aussi peu de temps, comme ça, jamais, encore. Letha, c'est une huître. Une huître qui ne s'ouvre pas. Et quand on est comme Ange, à idéaliser la vie, à vouloir que tout le monde aille bien, quand on a à faire à une huître, c'est assez déstabilisant.
Pour se reprendre, le jeune avocat-stagiaire se concentra sur sa tisane. La moitié de sa boisson chaude bue, il l'a reposa sur sa sous-tasse, ses doigts nerveusement entrelacés autour de sa tasse, pour ne pas s'amuser avec ses cheveux, avant de reporter son attention sur Letha qui semblait en panique total. Il fronça les sourcils. "Letha? L'appela-t-il, en se penchant en avant. Qu'est-ce qui t'arrives?" Lui demanda-t-il, inquiet. La jeune femme regardait autour d'elle, l'air totalement angoissé. Le jeune homme en vint à se demander s'il n'avait pas été trop loin, trop virulent, dans ses propos. "Letha, retenta-t-il. Si c'est ce que j'ai dit qui t'as mis dans cet état, faut pas. Je suis désolé, je le pensais pas..."
La soudaine panique apparente de l'étudiante en histoire ne rassurait pas l'avocat-stagiaire. Ange n'aimait pas savoir qu'il était responsable du malheur de quelqu'un. Si Letha se mettait dans des états pareils à cause de ce qu'il lui avait dit, même s'ils se connaissaient à peine, le jeune homme intransigeant qu'il a toujours été le savait, il lui faudrait un moment pour se le pardonner. L'angoisse devait percer dans sa voix, mais il n'arrivait pas à se maîtriser pour paraître plus calme qu'il ne l'était. "Letha...!?"
Isalia (c) 16

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"Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort. Et les morts qui mériteraient la vie. Pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins." - Gandalf (Le Seigneur des Anneaux)
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"Hé bin! Ma pauvre Letha, qu'est-ce qui t'es arrivé!?" [PV Letha Morales-Kaligaris]
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