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 Silena ✘ I belong to myself but you can borrow me sometimes

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DEBUT DE TON ODYSSEE : 17/06/2016
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Sam 25 Juin - 13:04

Ses talons claquent le bitume du trottoir alors qu’elle arrive à destination, franchissant les quelques mètres qui séparent sa voiture de l’immeuble désormais familier. Son regard assombri par la grisaille de ses pensées, elle appuie distraitement sur le bouton de l’interphone pour signaler sa présence. La réaction ne se fait pas attendre et elle s’engouffre dans la fraîcheur du hall d’entrée, à l’assaut des dizaines de marches en marbre. Comme toujours l’exercice est long, mais il reste moins pénible et périlleux que d’utiliser l’ascenseur. Seul un cas de force majeure pourrait l’y contraindre. Et encore. Le dernier étage finalement atteint, elle s’immobilise quelques secondes pour apaiser son rythme cardiaque et reprendre son souffle avant de toquer à la porte. L’accueil est sobre, les effusions de joie et autres outrageuses démonstrations d’amitié n’ayant pas leur place entre eux. Quelques banalités sont échangées avant qu’il ne l’invite à s’isoler dans une chambre pour se changer. Sa belle robe rouge sang délaissée au profit de quelques bouts de tissu tout juste couvrants, elle se glisse dans les eaux chaudes et attirantes où il l’attend déjà. La sensation est délicieuse et ses yeux se ferment pour lui permettre de mieux la savourer. Un soupir de contentement s’échappe de ses lèvres. Elle en oublie pour quelques instants le monde, la vie, préférant s’abandonner à la douce caresse de l’eau sur sa peau nue. « C’est divin. »  murmure-t-elle en revenant parmi les mortels. « Je pourrais venir faire ça tous les jours. »  Ses yeux se posent sur son ami, scrutateurs, amusés. « Merci. J’avais vraiment besoin de me détendre un peu avec toute cette pagaille sur les marchés… »  La journée a été psychologiquement harassante. Les premières répercussions du Brexit sur les milieux financiers ne se sont pas faites attendre, c'était prévisible, et les prochains jours seront également difficiles. Si les placements de la famille Kapranos sont bien à l'abri, c'est davantage la confiance des investisseurs qui est à craindre à court et moyen terme. Fort heureusement, elle possède un net avantage dans ce domaine-là. Et puis tout n’est pas négatif dans cette tourmente financière. La blonde y voit même un moyen de tirer son épingle du jeu, à condition de faire les bons choix. « Des choses intéressantes chez toi ? » Si leurs business sont totalement différents, ils reposent néanmoins sur la même base. La tromperie. Ce qu'ils savent faire de mieux, l'un comme l'autre. Ce qui les a rapprochés, à l'origine. Ce qui les lie encore aujourd'hui, peut-être pour toujours. Ses pensées se redirigent à nouveau sur le travail. Il y a quelques jours, elle a flairé la piste d'une nouvelle cible potentielle. Un petit poisson dans l'océan mais qui pourra peut-être la mener vers l'île aux trésors. Son nom est connu en Grèce, nul doute qu'il est héritier de cette famille prestigieuse. Comme toujours lorsqu'on s'attaque à un gros morceau, les risques sont grands mais la tentation aussi. Et ce challenge, elle sait déjà qu'elle ne pourra pas y résister. « Au fait tu connaîtrais un certain Dinos Borealis ? »

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Dernière édition par Lena Kapranos le Mar 19 Juil - 18:04, édité 1 fois
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Lun 4 Juil - 14:20
C’est toujours comme ça, quand tu sais qu’Elle va venir, tu crèves d’impatience. Ton double. Ta moitié. Le féminin de ton masculin. Entre vous, tout est simple. Mêmes occupations, mêmes envies, mêmes façons de voir les choses. C’est toujours un moment d’exaltation quand elle se retrouve à tes côtés. Une évidence. Ne tenant plus en place, tourmenté par ton propre empressement, ton corps erre sans but dans ton grand appartement. Ta tête, elle, est déjà dans le jacuzzi qui vous attend. Et quand enfin tu entends la sonnerie stridente et désagréable de ton interphone raisonner dans la pièce, tu ne peux t’empêcher d’esquisser un ptit sourire en coin. T’as envie de la taquiner, de lui souligner son retard – bien que léger –, parce que c’est comme ça que vous fonctionnez. Pas de bras grands ouverts. Pas de lèvres qui viennent caresser la joue. Rien. Mais une amitié qui n’en est pas moins profonde. «  Dépêche- toi d’aller te changer, j’en ai marre de t’attendre. » Complicité qui éclate aux visages. Même masquée sous la chamaillerie, personne ne pourrait nier votre union. Union qui peut déranger, agacer. Union qu’on peut jalouser. De nombreuses relations ont été sacrifiées sur l’autel de votre amitié. Tu l’observes s’éloigner avant d’ôter un à un tes vêtements. Et c’est simplement vêtu d’un short de bain que tu te glisses dans l’eau chaude et bulleuse du jacuzzi. Un pack de bière trône sur le rebord. Que serait un moment de détente sans de l’alcool pour venir l’arroser. Rapidement rejoint par ta compère, tu t’étales de tout ton long dans la grande baignoire. Tu laisses ton corps flotter et l’eau s’écraser contre ta peau. « Si c’est pour me parler de ton boulot tu peux rentrer chez toi.» Tu lui jettes un regard pour ne rien manquer de sa réaction. Probablement a-t-elle déjà ressenti ton humeur taquine. Bien qu’il existe une part de vérité dans ta réflexion quelque peu désobligeante, tu n’es pas de ceux avec il est impossible de discuter. Tu t’estimes assez ouvert et cultivé pour tenir des conversations longues et enflammées. Que ça soit sur le dernier film à la mode ou sur la loi du marché. Mais là tout de suite, parler boulot et arnaques en tout genre, c’est pas franchement ta priorité. Et comme à ton habitude, tu ne manques pas de lui faire remarquer, en espérant que la discussion prenne une tournure plus intéressante. Tu cherches sans cesse à mener la danse. Parfois elle te prend la main, parfois elle tourne les talons. « Chez moi tout est constant. L’actualité ne fait pas fluctuer mon business. » Il y aura toujours des pigeons pour acheter des tableaux, et il y aura toujours des gens paumés en quête d’une nouvelle identité. Et c’est bien grâce à cette stabilité que tu peux te permettre de te payer un jacuzzi.  « Dinos Boréalis ? » Ton sourcil s’arque de surprise avant de laisser place à un rire profond et sincère. « Oui je le connais. C’est un pauvre type qui tourne autour de Sybil. Pourquoi ? » Tu la connais assez bien pour deviner que sa question n’est pas anodine. Dinos Boréalis est-il la dernière proie de ton amie ? « Dis-moi que t’as un plan. Que tu vas en faire ton nouveau jouet. » Tu ne supporterais pas le contraire. Asséché par toute la chaleur qui commence à émaner, tu attrapes deux des bières à portées de mains. Tu lui en offres une et tu portes la seconde à tes lèvres. Impatient. Toujours plus impatient. Maintenant qu’elle est là, tu veux tout savoir de ce qui se passe dans sa tête fourbe.

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Dernière édition par Silas Ebenus le Mar 12 Juil - 12:43, édité 3 fois
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Mar 5 Juil - 22:54

Elle est fatiguée, lassée, usée. Depuis bien trop longtemps elle joue au jeu des faux-semblants. Elle a ce visage de poupée, cette innocence peinte à même les traits, cette apparente façade que tous connaissent d’elle, inconnus comme proches elle ne fait pas de différence. Cependant si on regarde bien à travers le voile, si on enlève cette couche superficielle, on découvre que tout n’est qu’artifice. Ce n’est pas elle. La vérité là dessous est bien plus hideuse que ce qu’on oserait imaginer. Le mal l’habite, la ronge, la vampirise. Plus le temps passe et plus il gagne du terrain, progression inexorable qu’elle ne songe même pas une seule seconde à ralentir car il est des choses qu’on ne peut combattre. Elle se laisse entièrement consumer alors qu’elle leur fait croire que leurs yeux ne les trompent pas, que tout ce qu’ils pensent voir est bien vrai. Telle est la mission qu’elle s’est donnée, ce poids qu’elle a accepté de son plein gré parce que c’est ce qu’on attendait d’elle. Les exhortations à rester soi-même ne s’appliquent pas aux monstres. Ce combat permanent l’épuise, la vide de toute énergie. Ses seuls instants de répit sont ceux qu’elle passe avec son ami. Avec lui elle n’a pas besoin de faire semblant : le démon a également pris possession de lui. Les masques peuvent tomber. Elle retient pourtant encore un peu le sien du bout des doigts, ne se découvrant jamais d’emblée. La prudence, la méfiance, ont toujours été ses maître mots, réflexes dont elle n’a même pas conscience. Alors elle discute avec légèreté, sous couvert d’histoires d’argent qui rythment son quotidien. Bien sûr elle prend le tout très au sérieux, y consacre la plupart de ses journées et ne manque jamais de s’investir pleinement dedans. Mais dans le fond, ce n’est qu’un pis-aller. Un passe-temps pour tromper son ennui, car elle y a trouvé la meilleure  des manières d’exploiter son don. Son compagnon ne se laisse toutefois pas entraîner dans ces eaux-là. Lui seul voit clair dans son jeu et il le lui signifie. « Si c’est pour me parler de ton boulot tu peux rentrer chez toi. » D’un haussement de sourcils, elle lui fait comprendre que sa réflexion acerbe lui passe au dessus de la tête. Elle a bien remarqué son ton taquin mais son humeur est bien maussade et elle n’est pas certaine de vouloir aller dans cette direction aujourd’hui. Contrairement à ses habitudes, elle n’est pas certaine de ce qu’elle veut tout court. « Chez moi tout est constant. L’actualité ne fait pas fluctuer mon business. » Grand bien lui en fasse, ce sont des soucis en moins. Ses pensées toujours parasitées par la tempête du moment, elle en vient à évoquer sa potentielle future victime. « Dinos Boréalis ? Oui je le connais. C’est un pauvre type qui tourne autour de Sybil. Pourquoi ? »  Pour le coup, elle ne s’attendait pas à une telle réaction. Un rire franc. Un rire mauvais. Quelle heureuse coïncidence. Un demi-sourire se dessine sur son visage pour toute réponse. « Dis-moi que t’as un plan. Que tu vas en faire ton nouveau jouet. » Des mots dégoulinants d’espoir, d’attente. Ah ! Peut-être vient-il de réveiller son humeur joueuse. Le sourire devient moqueur, narquois. « Tiens donc, tout à coup mon boulot t’intéresse ? » Elle attrape la bière qu’il lui tend et lentement, délibérément, en avale une gorgée sans pour autant le quitter des yeux. Clémente, elle ne pousse pas trop son avantage et entame d’une voix faussement hésitante : « Cela se pourrait bien oui. » Elle guette l’étincelle dans le noir de ses yeux, le signe qu’il prendra presque autant de plaisir qu’elle à voir cet homme tomber dans ses filets. « Je suis en train de déblayer le terrain. Je ne sais pas encore exactement comment et quand mais je peux te garantir qu’il va devenir un des plus beaux pantins de ma collection. » Cette perspective l’emplit d’une joie mauvaise auquel elle laisse libre cours. La réaction de son compère l’exalte encore davantage, et plus ou moins inconsciemment l’attire vers lui. Proximité de l'esprit, proximité physique. La preuve que si elle est une abomination de cette terre, alors il l’est tout autant qu’elle.

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Dernière édition par Lena Kapranos le Mar 19 Juil - 18:05, édité 1 fois
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Mar 12 Juil - 18:24
Petit con égoïste qui ne s’intéresse qu’aux gens et aux choses quand il y voit de l’intérêt. Petit con qui s’assume. Tu te prélasses dans ton jacuzzi, celui que tu t’es payé sur le dos de pauvres malheureux en détresse ou d’idiots facilement manipulables. L’argent facile, sale, mais abondant, que tu dépenses pour ton propre bien être au détriment du leur. La vérité, c’est que tu serais capable d’écraser n’importe qui pour obtenir ce que tu veux. Une montagne de corps désabusés, une flopée de pantins désarticulés, avec toujours ces fils plantés profondément dans la chair de leur dos. Equivalent d’une laisse que tu tires pour les ramener à toi, ces sales clébards. Une dominance et une appartenance détestables mais qui reflètent bien qui tu es. Petit con égoïste et détestable. Pourtant, la femme à tes côtés n’a jamais pris la fuite. Elle a vu l’homme derrière le masque, elle a touché ce visage gracieux mais si monstrueux en vérité. Elle voit les fils, mais elle ne les coupe pas, elle les maintient, joue avec comme tu peux le faire. Un duo de marionnettistes. Sa place est à tes côtés, sans l’ombre d’un doute. Et pendant un bref instant, vous êtes plus qu’un duo, vous êtes des doubles, un même reflet. Que le spectacle doit être écœurant, tragique, pour tout être extérieur à votre cercle très restreint. A vous voir là, tous les deux, porter votre bière jusqu’aux lèvres, rire du malheur des autres, dans une harmonie et une synchronisation parfaite. Si parfaite qu’elle en devient grotesque. Peut être même un peu admirable. Pourtant, malgré cette symétrie, aujourd’hui, tu sens qu’elle n’est pas d’humeur à répondre à tes joutes verbales. Elle refuse de s’engager dans l’arène, préférant rester sur le chemin tout tracé et rassurant qui se dresse sous ses yeux. Celui qui mène tout droit vers son boulot. Sujet que tu peux trouver intéressant, mais que tu délaisserais sans hésiter pour quelque chose de plus exaltant. Du moins, c’était avant qu’elle ne mentionne le nom de Dinos Boréalis. Subitement, elle a le privilège d’avoir toute ton attention. Tu bois une nouvelle gorgée de ta première bière, tout en écoutant avec minutie chaque mot qui s’échappe de sa bouche déjà alcoolisée. « Tu as toute mon attention. » Tu lui souris, provoquant, loin d’être honteux de te comporter comme le dernier des connards. Tu aimes ce que tu entends. Tu jubiles de ce que tu entends. Dinos ne t’a jamais rien fait personnellement, c’est juste que sa présence t’agace. Pire, c’est son existence même qui te déplait. Le monde se porterait bien mieux sans des gens comme Dinos Boréalis. Ou Alexandre Calciare. Des plaies pour l’humanité. Des cafards qui envahissent ton monde et que tu t’es juré d’écraser. « Tu sais que c’est très excitant ce que tu me dis là ? » La proximité qu’elle instaure soudainement entre vous ne te dérange absolument pas. Tu réponds à ses sourires, plantes tes prunelles ambrées dans ses yeux pétillants. Ton exaltation te rend de meilleure humeur. D’une humeur joueuse, mais peut être un peu plus agréable cette fois-ci. Et un peu plus dangereuse. « Je m’inquiète pas trop pour toi. C’est pas les atouts qui te manquent. » Pour accompagner tes mots, tu viens poser délicatement une main sur sa cuisse. L’eau chaude et les bulles recouvrent ton geste, mais tu ne doutes pas une seule seconde qu’elle sentira immédiatement le contact insolent. « T’as une des plus belles paires de jambes d’Athènes. Tu ne devrais pas avoir trop de mal à lui faire tourner la tête. » Tu hésites un instant à retirer ta main, pas vraiment serein dans ton approche. Approche que tu ne voudrais pas voir mal interprétée, ou pire, rejetée. Mais tu ne fais rien. Petit con égoïste, détestable et insolent.

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Ven 16 Sep - 11:57

Leurs rencontres ne sont jamais anodines, bien qu’elles s’en donnent régulièrement l’apparence. Rien n’a jamais été anodin entre ces deux là. Le hasard n’a pas sa place dans ces deux destinées indissociables et en voilà une nouvelle démonstration alors que leurs intérêts convergent une fois de plus aux dépens d’une prochaine victime. « Tu sais que c’est très excitant ce que tu me dis là ? » Evidemment qu’elle le sait. Il y a une telle similarité entre  ces deux esprits fourbes et retors qu’ils peuvent chacun anticiper les réactions de l’autre. Elle reste toutefois heureuse d’avoir une nouvelle fois la confirmation que l’homme qui lui fait face est bien le seul à pouvoir supporter la laideur de son vrai visage. Même ses frères n’ont pas droit à pareille mise à nu. Il est le seul à qui elle se dévoile presque entièrement, celui qui comprend sa délectation à tisser des toiles invisibles pour que les naïfs s’y jettent sans même y prendre garde. Mieux encore, il ne se contente pas d’observer en simple spectateur, il l’encourage et la pousse toujours plus loin dans ce chemin sinistre et abject où elle s’est engagée. Et puisqu’il est le seul à oser l’y suivre, alors c’est dans la lueur malsaine de ces yeux qui la fixent sans ciller qu’elle trouve son réconfort. Plongée dans la noirceur de ces iris, elle y lit son plaisir et s’en nourrit avec avidité. Toujours plus forte en la présence de son comparse, elle n’est pour l’heure pas encore repue. Son appétit est féroce, exacerbé par la disette constante qui lui est imposée. Elle lève ainsi une première barrière en se rapprochant sensiblement de son double, gagnée par une humeur plus joyeuse, plus taquine aussi. « Je m’inquiète pas trop pour toi. C’est pas les atouts qui te manquent. » Elle sourit au compliment avant de se figer lorsqu’il illustre ses paroles en posant une main sur sa cuisse. Ce contact éveille son corps engourdi par la berceuse des eaux chaudes. Une familiarité peu coutumière mais face à laquelle elle ne se démonte pas une fois l’effet de surprise dissipé. Bien au contraire. « T’as une des plus belles paires de jambes d’Athènes. Tu ne devrais pas avoir trop de mal à lui faire tourner la tête. » Les signes sont quasiment imperceptibles mais elle croit discerner malgré tout un manque d’assurance dans son audace. Inhabituel pour celui qui est d’ordinaire si sûr de lui. Elle n’a toutefois que trop conscience que le chemin est miné. Les frontières sont si minces, la balance si précise qu’un rien peut tout faire basculer. Elle-même s’y est risquée quelques fois par le passé et en a payé le prix. Aujourd’hui elle ne sera pas la première à poser des limites. Le sourire qui n’a pas quitté ses lèvres s’élargit davantage en guise de laissez-passer. Le velours de sa voix se fait entendre alors qu’elle tend lentement sa jambe vers le ciel, la levant d’un mouvement gracieux jusqu'à ce qu’elle émerge partiellement de l’écume blanchâtre. « Tu parles de ça ? Peut-être bien. » Elle sent la main aventureuse glisser légèrement vers le haut de sa cuisse, conséquence physique de ce geste tout sauf aléatoire. Pas une seconde elle ne le quitte du regard. Maintenant qu’il a réveillé la joueuse en elle, la partie doit aller jusqu’au bout. Elle poursuit sur le même ton innocent, le visage impassible. « Mais je ne sais pas trop. Il existe quelques hommes qui semblent ne pas être y sensibles. » Un seul en réalité. Mais pas le moindre. Le seul qui importe réellement à ses yeux. Il fallait évidemment qu’il en soit ainsi. Parfois elle se demande si les Dieux n’ont pas décidé de lui jouer un mauvais tour. Châtiment des tout-puissants qui peuvent lire dans son cœur comme dans un livre ouvert. « Je ne sais plus quoi faire avec eux, c’est terriblement frustrant tu sais. Que me conseillerais-tu ? » La pente est dangereuse, elle le sait. Une erreur et tout peut basculer. Les années lui ont appris à appréhender  les limites, à rôder autour sans jamais les dépasser. Elle aimerait pourtant aller au delà, rien qu’une fois. Du moins elle le croit.  

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