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 It hurts me every time I see you ❁ alexandre

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Mar 26 Juil - 22:48






It hurts me every time I see you


Réveil. Garde robe. Chauffeur. Tout s'enchaînait dans un rythme effréné qui coulait si naturellement que je semblais poussé par le vent. Réussite après réussite, conciliation après rachat, mode ponctuée de style après tendances de l'année passée, je dictais et j'organisais ce qui serai demain le quotidien des femmes et des hommes qui gravitaient dans cette ronde qui était la mienne. Lampros, une marque de fabrique, une évidence pour ceux qui étaient prêts à mettre le prix, l'excellence à atteindre pour tous ceux qui avaient de plus petits moyens, autant de buts qui miroitaient dans une seule image : la mienne, celle qui s'imposait et qui fait ma renommée. Figuration ou non, je tournais dans ces bureaux, petite colombe à l’affût de la moindre incartade qui pourrait ternir mon pelage immaculé . Une image a conservé, une figure qui se devait de surplomber tous ceux que j'employais, toutes ces vies auxquelles j'imposais ma volonté et mon goût, montrer l'exemple pour que tous le suivent, être la référence à égaler tout en étant inégalable. Femme de pouvoir, une main de fer dans un gant de velours, douceur et rigueur, voilà la femme rompue de travail que j'étais jusqu'à midi, où je me décidais à disparaître dans les ténèbres d'une luxueuse voiture qui finirait par me ramener chez moi où je pourrais, oisivement profiter d'une vie de privilèges, due et acquise. Une seconde existence bien différente de ma nouvelle étiquette, un courant plus tranquille où je pouvais me laisser porter par le bruit des vagues en contrebas de ma villa, profiter de la fraîcheur de ma piscine ou encore goûter aux raffinements d'une cuisine pointue et délicate. Une vie sans tumultes… Ou presque.

Robe noire épousant parfaitement mes courbes divines, talons hauts et lèvres teintées d'un rouge vibrant, je m'engouffrais dans la voiture qui allait me conduire dans un nouvel établissement récemment ouvert… En plein cœur des quartiers chics du centre-ville, son directeur ne s'était pas trompé sur l'emplacement : tout le gratin de la jeunesse dorée d'Athènes se pressait à l'entrée de son enteprise nocturne. Un éden pour tous ces enfants gâtés qui vivaient pour consommer et dépenser à une vitesse folle l'argent gagné par leurs pairs, membres de familles aux noms résonnant dans les méandres de la capitale grecque. Accompagnée par quelques-unes des plus belles créatures qui peuplaient la ville, je rentrais sans réelle difficultés, observée par autant de paires d'yeux qu'il y avait d'hommes… Si ce n'est plus. J'optais pour l'étage et son atmosphère plus lounge, tandis que mes amies s'engouffraient sur la piste de danse au bras de quelques danseurs d'un soir. Quant à moi, j'avais bien plus dans l'idée de me faire offrir un verre que d'user mes talons en ce début de soirée. Marche après marche, j'arrivais finalement au bar qui surplombait le rez-de-chaussée et son dancefloor endiablé. Frôlant quelques vestes masculines à plusieurs reprises, je finissais par m'installer sur un tabouret d'où on pouvait observer la piste. Une de mes amies me fit un geste de la main, auquel je répondis en souriant, amusée et retenant un éclat de rire.

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« This torture and not mercy. Heaven is here, where Aphrodite lives, and every cat and dog and little mouse, every unworthy thing, live here in heaven and may look on her. They may seize on the white wonder of dear Venus’s hand and steal immortal blessing from her lips, who even in pure and vestal modesty, still blush, as thinking their own kisses sin. » GUERLAIN


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Lun 1 Aoû - 23:06
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La sociabilité était tout autant une chose qui s'acquérait qu'une chose qui s'entretenait. Un peu comme on arroserait ses fleurs. L'image était belle, tout ça tout ça, mais parfois, vous aviez des énergumènes tels que lui, qui avait une technique tout à fait particulière d'arroser les plantes : en se soulageant dessus, par exemple. Alexandre les envoyait si souvent chier, ces têtes pensantes, toutes autant qu'elles étaient, celles qui se pensaient en mesure de lui donner des conseils ou de lui prodiguer des leçons de vie. Il agissait comme il agissait, en suivant ses propres choix, et en faisant si peu souvent preuve de logique et de constance. Cependant, il devait bien reconnaître que l'on n'a pas toujours ce que l'on désire si l'on reste les deux mains enfoncées dans les poches jusqu'à la culotte. Il faut se bouger un peu, ou en tout cas savoir quand frétiller pour rappeler à tous que vous existiez encore. Ou alors, il suffisait de continuer de vivre votre vie comme vous l'entendiez, sans vous gêner pour être un vrai poil à gratter, et dès lors, les gens continuaient à parler de vous. En bien ou en mal, quelle était la différence et l'importance, pourvu que le résultat souhaité soit au rendez-vous ? De toute façon, il n'y avait pas à chercher midi à quatorze heures, Alexandre avait toujours eu le sens du contact, de la sociabilité, et de tout ce qui va avec et s'y apparente, de près ou de loin, c'était comme ça. Il savait vous charmer d'un sourire, vous attirer vers lui comme un aimant, et sans vraiment avoir à bouger le petit doigt. C'était ainsi, cela ne s'expliquait pas, tenant sans doute d'un charisme et d'une aura naturels qui ne faisaient pas du tout dans la demi-mesure.

Alors, oui, c'était une bonne chose si ses désirs et son mode de vie lui apportaient des fruits sucrés et appréciables en bouche. Une bonne chose aussi s'il portait ce patronyme si réputé, qui lui ouvrait des portes aussi vite qu'il aurait ouvert sa fermeture éclair de pantalon. Pas qu'il ait la dégaine de braguette facile. Après tout, il avait des goûts de luxe, et se permettait de pouvoir choisir ses proies sans avoir à se rabattre sur de la seconde main, ou de la qualité médiocre. Il ne couchait pas sans arrêt à tord et à travers. Pour lui, le sexe était un instrument de conquête et de bataille. S'il n'avait rien d'autre à gagner en vous baisant qu'un bon orgasme, cela ne l'intéressait pas. Cela rendait les choses si peu excitantes et si peu palpitantes lorsqu'il n'y avait aucun enjeu, aucun intérêt. Passer son chemin n'était pas dur pour lui, étant donné qu'il n'était pas accro au sexe au point d'avoir besoin de sa dose journalière. En plus de ça, il prenait une douche le matin et une le soir, alors, en cas de réel besoin ... Et puis, la ville ne manquait pas de jolies sirènes à ferrer et à piéger, pour atteindre un père, un frère, un cousin, un fiancé ou encore un époux, pour peu que ceux-ci soient des concurrents, des rivaux, des adversaires, ou bien de sacrés connards avec lesquels il avait des comptes à régler. Et il se trouvait que dans 99% des cas, ses proies étaient issues du même milieu que lui, ce qui revenait à dire qu'elles et lui fréquentaient très souvent les mêmes lieux. Et justement, quand on parlait de jolies sirènes ...

Sans doute n'étaient-ils pas installés si loin l'un de l'autre. Mais avec la foule d'ores et déjà présentes, ce vacarme qui étouffait les bruits, et tous ces mouvements en tout sens, ils auraient tout à fait pu se retrouver distants de 500 mètres l'un de l'autre que cela aurait été la même chose. Oh, bien sûr, il pourrait réduire la distance à zéro, puisqu'il n'était pas encore impotent, et qu'il n'aurait aucun égard pour toutes les personnes qu'il pourrait bien bousculer car elles seraient sur son chemin jusqu'à elle. Mais il lui semblait si divertissant de la scruter, de l'observer, de l'épier, une coupe de vodka à la main. Parce qu'elle en valait le coup d’œil, et même plus que ça, Roxana. Le spectacle valait le détour, d'autant plus lorsqu'on savait que ses atours dissimulait un corps éternellement tout en beauté. Et puis ... Et puis Alexandre n'était pas de ces crevards en manque qui rampaient à vos pieds, ou étaient incapables de se contenir et devaient absolument vous coller, venir vous parler, faire le premier pas immédiatement et sans réfléchir. Elle venait sûrement d'arriver, en plus, alors, elle n'allait pas partir immédiatement, si ? ... Tirant son portable de la poche intérieure de sa veste, il lui adressa un nouveau regard, alors qu'elle ne le regardait pas, elle, de profil face à lui, elle, dans la lumière, et lui dans l'ombre. Et puis ... Et puis le petit jeu commença. Son petit jeu. Celui qu'il décidait de mener sans même lui demander son avis, à elle. De toute façon, qu'avait-il à y perdre ?
    « Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois ... » Cessant de pianoter ces mots sur son portable, il repose ce dernier sur la surface du comptoir, avide de savoir ce qu'elle pourrait bien lui répondre.

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Mar 2 Aoû - 0:39






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Je délaissais mon amie du regard pour me concentrer sur le jeune homme qui se tenait derrière le bar, certainement un étudiant recruter pour son faciès charmeur et son sourire colgate, prêt à tout pour faire consommer les jeunes demoiselles en quête de prince charmant… J'avais perdu ces illusions d'enfants depuis longtemps, je croyais en l'Amour, un amour pluriel où les noms s'enchaînaient à la même vitesse qu'une étoile file dans le ciel. Ces contes dont on nous répétaient les fins heureuses, les galants serviteurs qui arrivaient à dos d'un cheval blanc pour secourir une belle endormie, ces chevaliers combattants les monstres moyenâgeux ou les titans de l'antiquité, tout ceci n'était que fadaises et superstitions qu'on perpétrait pour ne pas perdre l'espoir. Un espoir qui poussait nombre de jeunes filles et de jeunes hommes à la recherche perpétuelle d'un être qui n'existait pas, une âme sœur qu'ils ne trouveraient pas car elle était éparpillée au sein de tous ceux qui allaient partager leur vie et leur lit… C'était ça l'Amour, un ensemble d'attentions promulguées par des personnes éparses et diverses prêtes à tout pour vous durant un temps, avant que ce dernier ne fasse son œuvre et que les sentiments s'estompent. J'avais aimé avec passion, folie, je dispensais mes sentiments avec romance et tendresse, mon cœur s'emballait parfois jusqu'à faire tressaillir mon corps, mais quelle pulsion plus cruelle que l'Amour ? Plus dangereuse, plus addictive et plus… Inattendue.

Je commandais une margarita au jeune barman, d'un sourire charmeur et d'un regard langoureux, qui lui fit battre des paupières, incrédule. Un petit joueur dans une cour d'experts, quelle proie facile. Il n'était pas bon de poussée un agneau parmi les louves, laquelle de ces femelles en chaleur remporterait le prix ultime, le précieux Mickey que renfermait le pantalon du jeune garçon ? On posa une main sur mon épaule, surprenante caresse réconfortante, une amie de longue date à qui je bisais la joue, ma main posée sur une pochette qui se mit à vibrer. Il aura suffi de seulement quelques banalités échangées malhabilement à cause de la musique ambiante, un sourire et quelques rires pour que notre rencontre prenne fin et que je puisse ainsi regarder mon téléphone. Alexandre. Voilà un lion que je n'avais pas su deviner parmi les loups… Un Calciare ici n'était pas de bon augure, même si pour un maigre réconfort, les lions se déplaçaient seuls, accompagné parfois de quelques lionnes, et s'il y en avait bien une que je ne voulais pas croiser, c'était Elle. Sa jumelle, celle qui avait manipulé mon jeune frère sans aucun remords, une lionne bien plus semblable à un serpent du désert, une mauvaise herbe qui aurait dû être arrachée voilà bien longtemps… Une trouble-fête. Un bienfait que mon frère se soit raisonné à temps. « Qu'entends-je du plus profond des bois? Les flatteries d'un renard au verbe affûté ? » Je glissais mon cellulaire dans ma pochette ci-tôt mon message envoyé, avant de recevoir mon verre avec un large sourire. Le barman me fit signe qu'il m'était offert par un homme à l'autre bout du bar, auquel je fis un signe de remerciement avant de siroter une gorgée de mon cocktail, tout en feignant de ne pas chercher mon correspondant du regard.

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Mer 10 Aoû - 2:03
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Tout ceci était sans doute parti de trois fois rien, mais à Alexandre, il lui en veut parfois bien peu pour se lancer dans quelque plan que ce soit, le plus souvent jugés machiavéliques. Il était, après tout, le pur fruit de ce que les Calciare pouvaient produire, le pur specimen méditerranéen, né à quelques encablures seulement de ce volcan endormi, le Vésuve, qui avait fait frémir d'effroi bien des esprits durant des siècles, après avoir commis un véritable génocide qui n'avait laissé absolument aucune chance à ceux qui s'étaient retrouvés pris au piège. Nombre de ces malheureux, lorsqu'ils s'étaient trouvés sur les eaux, avaient eu ces désespérés gestes de plongeon, là où les eaux elles-mêmes avaient fini par les cuire à vif. Une simple petite flammèche pouvait donc tout à fait mettre le feu aux poudres, du côté d'Alexandre, et l'effet n'en était que décuplé si l'artificier se trouvait être l'un des membres de sa famille, ou bien s'il s'agissait de vous carboniser sur place pour venger l'un des siens. C'était plus ou moins ainsi que tout avait commencé, concernant Roxana et lui, bien qu'il leur avait été impossible d'être de parfaits étrangers par avant. Ils étaient après tout tous deux issus de ces grandes familles dont les patronymes peuplent les esprits et les hautes sphères depuis des générations et des générations. Ils avaient de plus à quelques mois près le même âge, et, encore une fois, ils avaient tous deux su se faire un prénom, ce qui n'avait fait qu'augmenter leur aura. Mais, dans les faits, c'était bien parce que son frère à elle avait fait un très vilain sale coup à sa sœur à lui que les hostilités s'étaient déclenchées.

Enfin, pouvait-on réellement parler d'hostilités aux vues de la teneur de leurs échanges et de leur relation ? Tout ceci n'aurait sans doute jamais dû finir par s'aventurer sur les terrains au sein desquels ils évoluaient visiblement désormais, mais que voulez-vous ? La Destinée reste sans doute éternellement maîtresse d'elle-même, quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, quoi que l'on espère. Elle aimait mettre son grain de sel, vous contrarier, et surtout, elle appréciait de vous contredire et de vous mettre dans des positions quelque peu redoutées et redoutables. Peut-être qu'il devrait la détester, pour être de la même engeance que son crétin de frère. Mais dans les faits, la détestation est un sentiment bien trop terre à terre et simpliste. La complication n'était en rien à évacuer, et puis, encore une fois, lui et ses troubles psychopathes ne pouvaient s'encombrer de vivre des situations plates et ennuyeuses, là où il ne pourrait absolument rien ressentir, rien de chez rien. Et il était incapable de cracher sur la beauté. Celle-ci ne lui faisait normalement jamais tourné la tête au point qu'il se perde, mais il savait tout de même apprécier les jolies choses. Et Roxana entrait terriblement dans cette catégorie là. D'autant plus que sa beauté était doublée d'un esprit vif, ce qui était appréciable. Se livrer à des passes d'armes avec un être aussi inerte qu'un mollusque aurait été si déplaisant ... La beauté ne fait pas tout, après tout. Il a besoin de motivation, Alexandre, de challenge, aussi, tout comme il avait besoin de ressentir du répondant, en face, que cela le stimule plutôt que de l'endormir. Et la damoiselle relevait les choses haut la main.

    « C'est que vous faîtes un bien joli oiseau de proie, et que votre ramage n'a rien à envier à votre plumage. » La tentation était trop forte de relancer la mise, en quelque sorte, et bien qu'il se considère plus lion que renard, il n'en demeurait pas moins qu'il était appréciable pour lui de voir qu'elle avait parfaitement saisi l'allusion. La culture était un élément important parmi leurs sphères, parce qu'on vient si souvent vous parler, et qu'il est nécessaire que vous sachiez quoi raconter, et surtout, que vous compreniez ce dont on vous parlait. Mais, tout de même, il était fortement plaisant de voir qu'elle s'y connaissait suffisamment en littérature française pour avoir saisi la référence. Et il continuait de l'observer, là, dans l'ombre, et elle, dans la lumière, se sachant avoir l'avantage, sans doute.

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Sam 13 Aoû - 13:57






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Il ne fallut que quelques minutes pour qu'Alexandre me réponde. Il était ainsi, comme tous les Calciare, empressé, et il trouvait sa force dans cet empressement, ce feu de l'action qu'il aimait tant, ne pas réfléchir et agir, estimer les conséquences après tout en balayant les possibilités qu'il aurait pu faire autrement. C'était invraisemblable que nous nous soyons aussi bien entendus, du moins, si entente il pouvait y avoir entre nous deux : nous n'étions que fusion et répulsion, le volcan et la mer, la vision de Delphes et le courroux de Pompéi… Nous étions tellement opposés, mais aucun autre homme n'avait sa poigne, sa caresse, son goût et son odeur. Il était de ces drogues bonnes pour l'organisme mais qui a trop hautes doses devenaient destructrices, vous poussait dans vos retranchements et me faisait agir avec véhémence. Nous n'étions rien l'un pour l'autre officiellement, deux noms qui marqueraient que très peu l'Histoire, hormis celle de nos familles peut-être… Nous étions les enfants de deux familles ennemies, tels les Capulet et les Montaigu à Vérone, ici c'était Lampros et Calciare, le Paon et le Lion, une fable qu'aurait pu chanter Ésope ou La Fontaine, comme nous étions en train de le faire. Je souriais, nous aurions pu être deux héros mythologiques, deux personnages de contes, deux tragédiens qui ne connaissaient pas leur destin mais qui envisageaient que tout ceci puisse les mener à leur perte. Une querelle encore fraîche nous opposait et il était assuré que cela ne risquait pas d'être oublié si facilement. Nous avions deux noms prestigieux, deux caractères affirmés, deux ego à l'image de notre lignage… Comment autant de personnalités pouvaient-elles vivre en harmonie dans une ville aussi petite d'Athènes ? Il n'y avait rien d'étonnant à constater que nos racines étaient ailleurs, dispersées en Méditerranée et que déjà à l'époque, quand nous étions assez loin pour ne pas vous voir régulièrement, nos cités se faisaient la guerre. Les moyens ont changé, le monde a changé et c'est une guerre d'influence, de réputation qui se joue, et quand ce genre de choses est en jeu, on ne peut pas se permettre de perdre.

« Votre prose en revanche ne semble qu'écho… Sans doute tirez-vous vos vers d'une vieille fable déjà contée à d'autres. » Je le piquais au vif, assez pour qu'il cesse ce petit jeu et quitte ses positions d'observateur. Il se pensait sans doute vainqueur, maître d'une terre déjà conquise, seigneur sur son domaine… Mais il n'en était rien. J'étais de ces nymphettes qui n'avaient ni époux, ni satyre pour la garder sous son joug. Il était dissimulé parmi les ombres attendant qu'une proie fasse son apparition pour lui sauter dessus à la première occasion venue, la mordre au flanc et l'attirer dans son antre… J'étais la lumière, celle vers qui tous les regards se tournaient, je n'avais qu'à choisir et prendre celui qui avait le plus de valeur à mes yeux, pour finalement le faire s'envoler au septième ciel. Nous étions à l'image de nos emblèmes. Qu'auraient dit les auteurs classiques de nous ? L'oiseau qui s'était fait aimer d'un félin dont le cœur était noble mais étouffé par l'humeur belliqueuse de sa lignée, foudroyé par une romance contre laquelle il ne pouvait lutter, un combat où la grâce n'a pas l'égal des armes menant cette terrible union vers le drame de deux âmes respirant à l'unisson.

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Dernière édition par R. Rose Lampros le Dim 9 Oct - 18:21, édité 2 fois
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Mer 24 Aoû - 22:22
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Est-ce qu'à force de jouer avec le feu, vous risquerez de vous en brûler les doigts ? Sans doute. Est-ce que le feu, ça brûle ? A coup sûr ! Est-ce que prendre des risques, ça finissait toujours par payer, et pas forcement à votre avantage ? Peut-être. Est-ce qu'Alexandre en avait quelque chose à faire ? ... Pas du tout ! Une vie vécue sans risques, ce n'était pas une vie, juste une pâle impression, une sorte de copie ratée, de calque qui n'avait pas entièrement pris et dont on décelait à peine la forme censée être représentée, les contours de celle-ci étant presque entièrement effacés. Une vie vécue sans risques, cela ne vaut pas la peine d'être vécu. C'est bien beau de vouloir sans cesse prendre milles précautions, de toujours souhaiter s'en tenir au politiquement correct, au socialement accepté et acceptable. Mais dans le fond, on ne ressemble à personne d'autre qu'à tout le monde en faisant ça. La vie devient interchangeable, les particularismes et particularités sont gommés jusqu'à l'excès, et là encore, franchement, c'est naze. De toute façon, ce n'était pas ainsi qu'il avait été élevé et éduqué. Et même s'il aimait jouer au bonhomme, au type qui n'avait besoin de personne pour se tenir debout et avancer, il n'en demeurait pas moins qu'il était très attaché à sa famille, et qu'il voulait la rendre fière, en être digne. Il faisait partie de la lignée des Calciare, après tout, avec son mode de fonctionnement et ses règles bien à elles. Et parmi celles-ci, il y en a plusieurs qui tournent autour de la famille, de l'allégeance que l'on doit avoir envers elle, et de l'importance de ne pas lui faillir. Et Alexandre était un fils très obéissant envers son père, et ce même si cela le récompensait parfois de moqueries et petites piques en provenance de sa propre sœur jumelle. Caprice pouvait être très corrosive, et mettre la pagaille, provoquer la zizanie et faire naître les disputes, c'était son truc. Tout comme c'était le sien, à lui, de toujours mettre de l'huile sur le feu et d'être incapable de vivre les choses avec calme et douceur, de ne pas savoir rester impassible et raisonnable. Il s'agissait juste d'accepter les choses telles qu'elles étaient, car nul, parmi les Calciare, ne changeait une once de ce qu'il était, juste pour être mieux perçu par la société ou pour plaire à vos beaux yeux. Il fallait vous y faire, c'était ainsi et pas autrement.

Roxana, c'était un vrai incendie, un vrai brasier, sans nul doute. C'était une Lampros, certes, mais il ne fallait pas se fier à sa blondeur de cheveux, à son teint de porcelaine ou à ses bonnes manières. Alexandre le savait déjà, tout ça, bien qu'il n'ait jamais expérimenté de première main ce que cela faisait que de partager sa couche. Cela viendrait, en temps et en heures. Pour Caprice, il était prêt à faire l'effort d'y mettre l'art et la manière. A moins qu'il ne prenne ça comme excuse, parce que c'était si facile de se cacher derrière ce raisonnement là plutôt que d'affronter de front la réalité des choses. Pas qu'il soit lâche, mais disons plutôt que si sa jumelle venait à comprendre de sa propre bouche certaines choses ... Ouais, elle lui livrerait une sorte de bataille rangée, ferait de sa vie un vrai enfer jusqu'à ce qu'elle entende raison ou jusqu'à ce qu'il lui cède. Ce qui reviendrait à parler, alors, d'une bataille sans fin ... Mais sa soeur n'était pas là, et Alexandre ne songeait pas vraiment à elle, présentement, bien plus occupé à se lancer dans ces passes et ces joutes verbales avec une pétillante Roxana. Une pétillante Roxana, mais pas que. Il s'en doutait déjà, mais la donzelle avait un certain bagage de connaissances culturelles et littéraires, et sa dernière réponse en était la preuve, ce qui le fit sourire autant que cela l'agaça un peu. Aller, quand allait-elle enfin se décider à commencer à vraiment le chercher du regard, à se sentir observée sans savoir d'où cela venait ?
    « Je ne vous démentirais pas ... Cependant, ces autres là n'avaient saisi la référence, contrairement à vous, je vous en félicite ... » Dès qu'il y eut appuyer sur la flèche d'envoi, il ne put s'empêcher de se remettre à écrire. « Comment vas-tu Lampros ? »

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Mer 24 Aoû - 23:11






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Il admettait, me faisant serrer la mâchoire, grince des dents. Je levais mon verre à cette possessivité qui était la mienne, à cette emprise que j'aimais avoir sur ceux qui comptaient plus que les autres à mes yeux. J'étais envieuse oui, des choses les plus belles, des artistes les plus talentueux, des louanges les mieux tournées ou encore des hommes les plus agréables à regarder… J'avais cet amour des belles phrases, des beaux objets, des belles âmes comme tout Lampros qui se respectait. N'étais-je pas moi-même l'incarnation même de la beauté ? Depuis mon enfance on ne cessait de vanter mes qualités physiques, encensant tout atour que je porte, glorifiant mes courbes et applaudissant mon esprit tout aussi subtil, à l'image du reste. J'étais celle qui avait marqué les esprits, celle dont la gloire ne s'était pas éteinte dans la mémoire des Hommes, toujours plus belle d'année en année, sans rivale et sans égale. Lampros de sang, de corps et d'âme, j'avais cette aura magnifique, cette auréole autour de moi qui distillait la stupéfaction devant moi, une envie de s'arrêter un instant pour contempler ce que j'étais. Étoile tombée du ciel pour rayonner au milieu des hommes, sirène sortie des eaux pour envoûter les mortels, déesse céleste destinée à s'unir aux êtres masculins. J'étais faite pour être admirée et aimée, mais également pour dispenser cet amour et quand je décidais d'offrir mes sentiments à autrui, j'exigeais que cela soit exclusif, pour lui… Je n'aimais pas partager. Je n'avais jamais aimé. Il suffisait de regarder mon comportement avec Leander… Ce fiancé envahissant dont je refusais de me séparer par peur de perdre mon statut d'inspiratrice. Je ne voulais pas qu'il en aime une autre, je voulais être celle pour qui il se dévoue pour le reste de son existence. Égoïste certes, mais tellement plus glorieux pour moi.

Alexandre n'était pas de ce genre-là. Il était de ces étalons qui ne savaient rester au sein d'une même écurie, allant de jument en pouliche sans penser une seule seconde à arrêter sa course folle… Nous étions similaires sur ce point, et je détestais ça. Il s'entourait de pintades et d'écervelées qui battaient des cils et écartaient les cuisses pour conserver son attention, des filles de joie ramassées sur le bord de la route ou des femmes à l’ego si bas qu'il ne pouvait que les ramasser dans la bourgeoisie. Un mariage avec un Calciare, s'était s'assurer fortune et renommée, une montée fulgurante dans l'échelle sociale d'Athènes. Il était un bon et beau parti, au caractère impossible mais que représentait tout ça pour une femme intéressée . J'étais cruelle oui, par jalousie, elles ne pouvaient être que vénales pour endurer ce qu'il pouvait faire subir à quelqu'un. J'avais eu des échos, sordides et glaçants. Sa famille était à l'image de son tempérament, quant à sa sœur, cette Harpie qui avait tenté de poser ses griffes sur mon frère cadet… Un drame diplomatique dans cette ville, heureusement évitées par le calme de mon père et son art du bien parler, sans quoi, nous serions déjà tous à couteaux tirés, s'égorgeant dans notre sommeil et empoisonnant nos enfants à la garderie. C'était étrange de constater combien nous étions restés claniques et assez antiques dans notre manière de penser. Notre survie dépassait celle des masses, nos intérêts celle de la ville ou de la nation, la loi ne prévalait pas sur nos droits… Pas pour moi, en tout cas.

« Lasse. » Un seul mot, un point bien marqué, un envoi sec et voilà que je refermais mon téléphone pour venir le fourrer dans ma pochette. J’attrapais cette dernière, mon verre à la main également avant de le lever en direction du barman, concluant par un clin d’œil dans sa direction. J'en avais assez de jouer dans l'ombre. Il voulait faire le charmeur, parfait, il devrait sortir des sentiers battus et s'avancer à l'orée des bois où la biche pouvait apercevoir clairement le loup… Frôlant quelques personnes, je décidais de rejoindre la sortie et de redescendre avec mes amies. Elles étaient en bonne compagnie, et moi je m'ennuyais, seule à la merci d'un voyeur aux méthodes répétitives. Je soulevais quelques têtes masculines en traversant le bar. Mon parfum de fleurs sans doute, à moins que cela soit la coupe de ma robe, mes yeux myosotis ou tout à la fois.

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« This torture and not mercy. Heaven is here, where Aphrodite lives, and every cat and dog and little mouse, every unworthy thing, live here in heaven and may look on her. They may seize on the white wonder of dear Venus’s hand and steal immortal blessing from her lips, who even in pure and vestal modesty, still blush, as thinking their own kisses sin. » GUERLAIN


Dernière édition par R. Rose Lampros le Dim 9 Oct - 18:21, édité 2 fois
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Sam 17 Sep - 23:17
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Rares étaient ceux et celles qui pouvaient lui résister, et encore plus rares étaient réellement ceux et celles qui lui résistaient. On nait avec certains attributs, dès qu'on émerge des entrailles de sa mère. Des yeux bleus hérités de tel ou tel parent, une future haute stature qui est dans nos gênes depuis plusieurs générations et ne fait que de s'accroitre avec le temps, une tare génétique, ou toutes autres choses ... Parfois, plutôt, cela n'a rien à voir avec les gènes ou le physique, et cela s'illustre bien plus et bien mieux dans le comportement, ou encore dans vos traits de caractère. Prestance et aura étaient deux attributs partagés par bien des descendants de ces grandes familles athéniennes. Revenait ensuite à chacun de ces descendants d'en user et d'en abuser à leur guise, comme ils le souhaitaient, comme ils l'entendaient. C'était à ce degré d'adaptation et d'usage que chacun se différenciait, y compris au sein d'une même fratrie. Et sans doute y avait-il aussi cette part d'inné, d'instinctif, chez les gens qui n'étaient pas vous et qui n'étaient pas eux non plus. Eux, ces autres enfants de grandes familles. Ceux qui se trouvaient hors de ce cercle restreint de privilégiés devaient s'adapter, et développaient sans nul doute des attitudes réflexes et codifiées. Ils se mettaient certaines choses en tête, se convainquaient eux-même sans s'en rendre compte de tels ou tels concepts. Ils se construisaient certaines certitudes et omettaient de les mettre à l'épreuve des balles, de les confronter à ce qu'était la réalité. Résultat, ils se disaient qu'il leur était impossible de s'opposer à vous, de vous refuser quoi que ce soit, d'avoir le cran et l'audace de vous manifester leur ressenti, de vous communiquer leur opinion. Ce n'était donc jamais avec eux qu'on se cassait les dents, mais plutôt avec un autre membre de cette élite dorée. Et Alexandre avait parfaitement saisi tout cela, même si cela lui déplaisait fortement. Et Roxana, de son côté, n'était pas en reste, alors que, présentement, c'était elle qui lui cassait les dents.

Il l'observait se dérober, jouer à ses grandes duchesses, et fendre la foule comme Moïse avait fendu la mer, ou presque. Aux dernières nouvelles, les vagues ne s'étaient pas détournées de leur route pour se tourner en direction de Moïse sans déferler sur lui, alors que là, Roxana, elle, attirait clairement l'attention de jeunes mâles eux aussi présent en ces lieux. Ceux là, Alexandre leur vouait milles morts. Juste comme ça, pour être de mauvaise humeur à leur égard, pour faire chier son monde, pour être digne de sa réputation. Il ne fallait pas se faire de grandes idées, ni même se faire de fausses idées, d'ailleurs. Cependant, clairement, cela ne lui plaisait que très peu d'en voir certains en dignes copies, ou presque, de ces loups de Tex Avery qui ne savaient absolument pas se tenir. A croire que personne ne leur avait appris à garder leur érection pour eux plutôt que de tenter de suivre discrètement, comme de gros lourds, l'objet de leur convoitise. N'avaient-ils tous pas compris qu'elle était hors d'atteindre pour eux, qu'elle était issue d'une autre catégorie, loin d'être à leur portée, Roxana ? Alexandre aurait peut-être préféré continuer de jouer aux petits rois les fesses bien posées sur son siège de bar, mais la situation requérait qu'il se bouge un peu, qu'il fasse montre de sa domination et de sa dominance. Mais que nul ne se fasse de fausses idées, n'est-ce pas ! Roxana avait-elle senti ce type se rapprocher d'elle ? Le Calciare n'en savait absolument rien, et il s'en foutait éperdument. Lui aussi s'était placé dans le sillage de la belle, d'un pas décidé, et, dès lors, il lui fut des plus faciles de choper cette main qui s'aventurait vers le fessier de la belle et de la tordre sans ménagement, se moquant bien de savoir s'il lui avait bel et bien péter le poignet ou si le pauvre bougre s'en tirerait avec une entorse tout au plus. Se calant au plus près de la Lampros, il ne manquait pas de venir susurrer à son oreille, alors que l'un de ses bras venait enserrer ses hanches.
    « Quelle imprudence que de se mêler à une telle plèbe malavisée et malintentionné ... »


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Dim 9 Oct - 18:46






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J'étais oiseau de proie, sublime créature sortie des eaux, gracile nymphette victime des regards lubriques de jeunes faunes en rut et de vieux satyres abstinents mieux malgré eux… J'étais la plus belle, celle qui faisait se détourner les hommes, qui faisait obéir et exécuter selon mes désirs, j'étais l'éclat suprême et la cerise sur le gâteau, celle qui avait tout et qui désirait beaucoup. J'étais fruit de convoitise, de fantasme et de passions, nombreuses et parfois sordides. Heureuse, je souriais, car je savais comment faire sortir le lion de sa caverne, le faire descendre du rocher d'où il observait la plaine en quête de voir apparaître l'élancée gazelle, objet de toutes ses envies. Je savais que la vie d'Alexandre Calciare ne tournait pas autour de moi, je savais qu'aucune femme n'arriverait un jour à se faire passer en priorité dans la vie du collectionneur qu'il était, je savais que sa famille, son sang, passerait toujours avant tout le reste… Mais je savais également que lorsque j'étais là, que lorsque je décidais d'irradier une pièce de ma présence, il ne pouvait pas manquer de me voir, de me dévisager, de poser ses yeux un peu partout. Je le savais passionner, par de nombreuses choses, mais j'étais cette apparition enchanteresse qui faisait oublier tout le reste… J'étais auréolée d'amour mais gardée par la disparition, car chaque vision de moi était fugace. Un souvenir tout en étant un moment présent.

Je n'ai pas distinctement ressenti ce qui se passait derrière moi. J'avais bien remarqué que dans mon sillage, un de mes admirateurs se faisait plus audacieux… Une audace que je lui aurai fait payer très certainement, assez cher pour qu'il s'en rappelle. J'étais beauté et lumière, mais je n'étais ni sotte, ni naïve, j'avais conscience de qui j'étais, de l'importance que j'avais, des répercussions de mes actes et paroles. Ce fou n'avait visiblement pas compris qu'ici, il suffisait d'un mot pour ruiner cette soirée et faire fermer boutique au gérant de cette boîte au devenir florissant. Un parfum, le frottement de son bras dans mon dos, nos vêtements qui se frôlent pour s'unir, une poigne sur mes hanches et voilà que j'avais finalement remporté la peau du félin… Je souriais, amusée, séduite par la mélodie de sa voix rauque, par cet air sombre qu'il prenait, abaissant mon visage comme pour venir le réfugier dans la naissance de son cou. Brisant l'éloignement, je me tournais vers lui, venant coller mon buste au sien, remontant deux doigts sur son torse, un sourire enjôleur aux coins des lèvres. « Nulle témérité lorsqu'on sait que son chevalier servant est dans l’assemblée, prêt à venir au secours de sa belle ingénue... » Je me mordillais la lèvre innocemment avant d’attraper son menton à deux doigts, lui faisant détourner le visage avant de poser un baiser sur sa joue. Un regard plongé dans le sien, pleins de sous-entendus, d'un désir brûlant et de pensées laissées à nues… Je reculais pour reprendre ma démarche saccadée, plus distante désormais, moins enfantine, lui battant le chaud, puis le froid. « Il est assez triste de constater qu'il faut te mettre dos au mur pour que tu daignes me saluer… Aurais-tu oublier les bonnes manières, ou ne te les as-t-on tout simplement pas enseigné ? » Je souriais, amusée, défiant dans mon attitude tout ce qu'il représentait. J'étais piquante, car il était violent, j'irradiais car il brûlait, nous étions le feu et la lumière, incapables d'exister l'un sans l'autre, mais irrémédiablement condamné à disparaître l'un dans l'autre.

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Mer 26 Oct - 23:51
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La vie était telle un jeu. Chacune des personnes que vous côtoyiez n'était guère plus qu'un énième pion sur cet échiquier géant qu'était l’existence. En tant que Calciare, Alexandre se devait d'avoir compris les règles du jeu depuis longtemps. Son père avait pris grand soin de les lui enseigner, avec violence et ferveur. Il fallait que ça rentre, que ce soit maîtrisé, car il était impossible de passer du côté des pions, de ceux que l'on manipule, que l'on déplace, que l'on fait bouger, ou chuter. Alexandre était plutôt du côté de ces mains directrices et maîtresses, qui déplace sur l'échiquier en évitant d'être elles même déplacées. Il en allait de la réputation des siens tout autant que de son propre orgueil et de sa si grande fierté. On n'était jamais un demi-Calciare, mais toujours un Calciare entier, pris dans sa globalité. Si, sans doute, certains de ses cadets pouvaient quelque peu se détourner de tous ces jeux là, au moins étaient-ils eux aussi pleinement conscients de la réalité des choses, et volontaires pour ne jamais se laisser duper ou prendre dans les rails de la plèbe et du commun des anonymes. De toute façon, Caprice tout comme Alexandre s'assuraient toujours que nulle duperie ne leur était infligée, et que nul n'oserait tenter quoi que ce soit de contraignant ou d'humiliant à leur encontre. C'était tout autant leur rôle en tant qu'ainés qu'en tant que maîtres du jeu. Mais ils avaient beau avoir été formés et s'être pris au jeu, il n'en demeurait pas moins qu'il arrivait qu'on leur oppose quelque résistance, ou bien que l'on essaie de les voir s'y casser les dents en tentant de faire ce qu'il fallait pour obtenir un tel résultat. Mais cela ne les désarmait pas, pas plus, en tout cas, que cela ne les désarçonnait. C'était une sorte de challenge permanent, grisant et enivrant. Et puis, n'était-ce pas là la rançon du succès, ou bien une preuve, s'il en fallait, qu'ils devaient bien être perçus comme des menaces à faire taire, des adversaires à faire chuter et tomber ? Alors, non, Alexandre ne se sentait nullement perturbé par le petit jeu de sa compagne du moment, même si, et de loin, il aurait pu préféré qu'elle se fasse plus docile et obéissante. Quoi que ... Cela lui aurait peut-être quelque peu fait perdre de son piquant et de son intérêt, alors, tant qu'à choisir ... Choisir, c'est renoncer, et un Calciare ne renonce jamais, fin du débat.
    « Voyez-vous cela ... Mais encore ? Si je ne te connaissais pas, je dirai que cela te plait infiniment que d'endosser les atours de l'ingénue jouvencelle en détresse ... Ou pour dire autrement, des habits qui ne sont plus les tiens depuis longtemps ... Ont-ils d'ailleurs tous jamais été les tiens ? »
A n'en pas douter, quiconque tenterait de s'interposer entre eux, en cet instant présent, risquerait alors fortement de le regretter amèrement. Et puis, si les regards pouvaient réellement incarner leur visée de façon concrète, pour sûr, la chaleur monterait intensément en ces lieux, sans parler du risque de combustion spontanée, et de plaintes auprès du commissariat le plus proche pour dépravation publique et attentat à la pudeur, rien de moins que cela. Et Alexandre souriait, en coin, de sa dentition parfaite, blanche, carrée, saillante. De ce sourire carnassier et sûr de lui, de ses prouesses, de sa force, de son charme, de sa carrure, de son allure, de son charisme aussi. Il ne tenait pas exactement sa vis à vis au creux de la main, mais il la sentait tout de même suffisamment ferrée ... Il serait alors si facile pour lui, sans doute, de détourner la tête pour lui voler un baiser sur les lèvres, mais cela serait alors tomber dans ces clichés maintes et maintes fois utilisés dans les œuvres de fiction. D'autant plus qu'il refuserait tout bonnement de feindre la carte de la maladresse, du dérapage incontrôlé. Il contrôlait ses gestes et ses actions, merci bien ! Et lorsque Mademoiselle reprenait ses grands airs, feignant de ne plus être si intéressée que ça par sa présence, Alexandre n'en avait cure, extérieurement, alors qu'en dedans ... Ainsi voulait-elle absolument jouer à cela ? Et bien, soit.
    « Ne dit-on pas que lorsque l'on veut une chose ardemment, il ne faut pas hésiter à venir la conquérir ? A ce que j'en sais, je ne t'ai pas vu ramper à mes pieds ... Et mes bonnes manières vont très bien, merci de t'en soucier. Feue ma défunte mère et mon père encore bien de ce monde se sont tous deux assurés qu'elles me soient inculquées au plus près des desseins et préceptes familiaux. Cependant, si tu es si attristée que cela, mon épaule t'est présentement toute dévouée ... »


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Dim 13 Nov - 19:05






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Pinçant les lèvres, je feignais d'avoir été blessé, car oui, il en faudrait plus pour réussir à m'atteindre, beaucoup plus pour que me faire sortir de mes gonds et qu'il puisse ainsi se satisfaire d'une explosion de vanité. Je l'étais, bien entendu que j'étais cette créature à la beauté parfaite qui connaissait tout l'éclat de sa complexion et qui par définition pouvait se pavaner devant celles dont les atouts étaient moins gracieux, dont les charmes étaient plus éteints et les éclats rendus totalement abstraits. J'aimais être cette douce colombe au plumage soyeux, cette biche au pelage inégalé et cette femme à la plastique immaculée. « Quelle vision as-tu donc de moi ? » J'esquissais un sourire moqueur. Voulait-il jouer sans règles . J'étais capable de le faire, mais il allait perdre, il allait se retrouver le visage au sol à mordre la poussière en implorant ma pitié. Je pouvais être docile si j'en avais envie, surtout avec ceux que je convoitais, mais je refusais de perdre la face pour un prétendant… J'avais mon honneur, mon ego, et malheureusement pour lui il s'avançait en direction d'un combat où aucun des deux titans que nous étions n'allait courber l'échine. Il sortirait ébréché de cet affrontement, une bataille pour laquelle il allait tout donner mais qu'il allait quitter… Perdant. « Je suis d'avis que tu ne dois pas savoir reconnaître une jouvencelle en détresse d'une amazone solitaire… Après tout, comment le pourrais-tu, tu n'as pour modèle que les amazones, que sais-tu des ingénues si ce n'est celles que tu as brisé ? » Briser oui. J'avais employé mes mots avec précision, pointant cet acte brutal, le fait d'aimer, cette incapacité qu'il avait à pouvoir apporter douceur et chaleur sans qu'ils ne soient accompagnés de la peine et de la douleur… Je ne comprenais pas ce qui nous liait, ce qui me poussait ainsi vers lui, mais ce n'était clairement pas sa stature de soldat grec au cœur de pierre qui me ferait fondre. Il avait peut-être eu comme modèle féminin ses sœurs, notamment sa vipère de jumelle, mais il n'obtiendrait rien de moi en se comportant comme il se comporte avec elles… J'étais au-dessus d'elles, au-dessus de toutes les autres.

« Tu ne connais de la conquête que la force et la violence, l'humiliation de celui qui ploie au profit de celui qui reste droit… L’annihilation du vaincu par le vainqueur, la disparition d'une personnalité à genoux devant l'adoration de celle qui se gausse de sa réussite. » Pauvre garçon, n'avait-il appris que cela ? Détruire pour mieux obtenir, souiller pour posséder, prendre par la force parce que c'était ainsi, c'était acquis et son nom lui donnait la possibilité d'arracher ce qu'il désirait prendre. « Il faudra que tu t'inventes danseur plutôt que gladiateur. Feue ta défunte mère doit t'avoir également enseigné qu'un tango se danse à deux. » Je n'appréciais ni la valse trop lente ni la salsa trop rythmée, j'aimais cette intensité qui se dégageait, cette force, cette brutalité sentimentale et ce jeu des corps… J'étais amatrice de tango pas de combat à mort. Je souriais. Je gardais foi en lui, sans réellement savoir pourquoi. Sans réellement comprendre pourquoi. Nous étions deux opposés, deux membres de deux familles ennemies, nous étions comme Roméo et Juliette, destinés à jamais se croiser et pourtant… Nous étions là. Qu'est-ce que les cieux avaient prévu comme destinées à nos âmes pour que nous ayons ainsi tant de mal à nous apprivoiser ? « À moins qu'il soit possible que le lion ait choisi la mauvaise proie, que tout ceci soit une énorme erreur et que nos deux rythmes ne soient jamais capables de se superposer… Deux rocs sur les anneaux de Saturne, flottant côte à côte mais toujours éloignés. » Calcaire et Lampros avaient déjà essayé. Théophane et Caprice avaient tenté, et ça avait échoué. Tout avait prit fin si tragiquement, créant des tensions superflues par les temps qui couraient. Étions-nous réellement attirés l'un vers l'autre ou uniquement grisés par les retombées que nos frasques allaient engendrer ?

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