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 ♆ La curiosité cherche la miraculée — Penary ♆

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DEBUT DE TON ODYSSEE : 20/06/2016
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Mar 16 Aoû - 18:57

❝ La curiosité cherche la miraculée… + ❞ft penelopeLa nuit est tombée. Son enveloppe sombre s'est abattue sur la ville un peu plus tard que d'habitude. Son rideau d'étoiles est venu décorer le ciel. J'ai levé les yeux vers sa lumière, me déconnectant quelques instant de l'écran de mon ordinateur. La nuit m'a toujours parût être un monde parallèle, comme si des êtres prenaient vie une fois la nuit tombée. Je suis plus un oiseau de jour que de nuit, c'est certains. Mais il m'arrive parfois de sortir profiter de ses fraîcheurs et caresses subtiles. Malgré ma froideur j'aime profiter de la vie quand il le faut. Et la nuit m'accompagnes dans certaines de mes escapades. Je détourne à nouveau le regard sur mon écran, mes doigts tapotent le clavier tel un piano. Je suis en train de gérer les derniers articles que mes employés ont rédigés. Vérifiant que tout est en ordre, bien écrit et sans faute. Je règle quelques problèmes de publications en même temps, ce mois-ci l'imprimeur a été peu compétant, mais une fois averti il a serré à nouveau la vis. Une tasse de thé est posée à côté de mon ordinateur, sa vapeur a disparu. Le liquide doit être froid maintenant. Je suis si concentrée que j'ai oublié de boire mon breuvage favoris. Attrapant la tasse d'une main je continue de lire les articles. Je prends une gorgée et repose la tasse aussitôt. C'est bel et bien froid. Tant pis, j'en boirais un autre. Je termine de lire un article et quitte ensuite mon bureau pour aller à la cuisine. Pressant le bouton de marche du bouilloire, je verse le thé froid dans l'évier, nettoyant au passage ma tasse. Le liquide chauffe et je pose mes mains sur le plan de travail. Un gros soupir s'échappe de mes lèvres. Je suis fatiguée, la journée a été chargée et elle n'est pas encore terminée. Des pas s'approchent de moi, je me retourne et aperçois Melia. Ma fille vient me souhaiter une bonne nuit. Elle va rejoindre Morphée, je la sers contre moi et lui fait une bise lui souhaitant : "Bonne nuit chérie." Elle s'éloigne doucement vers sa chambre. La bouilloire sonne et je me sers un autre thé. Melia est tout pour moi, mon unique famille et le fruit d'un amour échappé. D'ailleurs, grâce à son aide, j'ai obtenu une piste que je cherche depuis quelques temps. Récemment je me suis penchée à nouveau sur une affaire mystérieuse qui avait beaucoup de bruit à l'époque. Je venais tout juste de devenir directrice et les journaux n'arrêtaient pas de publier des article sur la "Miraculée". L'histoire d'une jeune femme qui aurait échappée à la mort de justesse suite à une agression. Une jeune femme pas si banale que ça, car elle porte le nom de Lampros, une grande famille athénienne. Une histoire qui a piquée ma curiosité à l'époque. Mais je n'avais pas trop cherché à découvrir la vérité. C'est seulement il y a deux semaines, en retombant sur des articles, que j'ai eu envie d'en savoir plus. Seulement la jeune femme est intouchable, impossible de pouvoir l'interviewé après cette histoire qui a fait son effet. Alors, j'ai entrepris des recherches personnelles, je me suis mise à enquêter. Et aujourd'hui j'ai une piste, Melia me parlait d'une soirée organisée par un club, un dj va s'y produire. Son nom est Thalie. Par un heureux hasard ma fille m'a montré une photo de la dj en question et ça m'a tout de suite fait tilt. J'ai fais le rapprochement entre Thalie et Penelope Lampros, elles se ressemblent bien trop. Ce soir, la soirée a lieu, j'ai donc décidé de m'y rendre et de vérifier par moi-même cette intuition soudaine.

Après avoir bu mon thé et enfilé une veste, je me dirigea vers le lieu du club, en voiture. Il est minuit passé, la soirée devrait être bien entamée. Je me gare et me dirige vers l'entrée. Abordant une tenue plutôt neutre, je passe facilement au travers des filets de la sécurité. Je pénètre dans le lieu et observe ce qui m'entoure. Voilà longtemps que je n'avais pas mis les pieds en boîte de nuit, ça ne m'avait pas véritablement manqué et puis j'ai passé l'âge pour ça. Le club est bien remplit, j'ai du mal à me créer un passage, esquivant les quelques mains baladeuses et les démarches soules de certains, j'arrive enfin à m'assoir sur un siège. La scène est prise par un chanteur qui m'est inconnu. J'arrive lorsque son show est terminé. Maintenant la scène rangé et nettoyé pour laisser place à une nouvelle installation. Arrivent alors les techniciens qui font leurs travail rapidement. Quinze minutes d'attentes ensuite, les foule s'excite et les lumières s'éteignent. Thalie arrive enfin. Je ne quitte pas la scène des yeux et voit cette jeune femme monter sur scène, avec confiance et style. Il n'y a pas photo pour moi, c'est bien Penelope Lampros. J'ai peut-être enfin ma chance de lui parler à la fin de sa prestation. Je vais devoir attendre que ce soit finis, l'attente sera certainement longue je doute que ce soit le genre de musique que j'apprécie. La miraculée s'installe sur scène, salue la foule et lance sa musique. Jamais je n'aurais pensé la retrouver, encore moins en tant que DJ. Mais je suis au bout de mes surprises. En entendant la musique démarrer, je me sens comme…hypnotisée. Je me surprends à apprécier le ryhtme. Mais j'ai l'impression de sentir autre chose, comme si un charme faisait effet sur moi. Je me laisse bercer par le rythme et ne détourne pas le regard de la Lampros. Cette soirée s'annonce pleine de surprise.

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Ven 19 Aoû - 19:40
La curiosité cherche la miraculée
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You've got no place to hide and I'm feeling like a villain, got a hunger inside. One look in my eyes, and you're running cause I'm coming going to eat you alive. Ah ah ah oh. Your heart hits like a drum, oh, oh oh. The chase has just begun, oh, oh, oh

Du bout des doigts je saisis le shooter qu'on me tendait et l'avalai d'une traite. L'alcool me roula dans la gorge et me brûla l’œsophage mais c'était une brûlure agréable, promesse d'amusements à venir. La soirée avait démarré à neuf heures pétantes. Au début, la foule était relativement clairsemée mais plus les heures passaient et plus les gens rappliquaient. L'ambiance commençait à prendre, l'électricité dans l'air venait d'augmenter d'un cran. L'alcool avait beau me monter tout doucement à la tête, je continuais à manipuler mes instruments. J'étais même passée en mode automatique, obéissant à mon instinct. Je savais où j'allais, quels gestes j'étais censés effectuer, je le faisais sans même y penser, c'était devenu un réflexe pavlovien. Cela s'en ressentait à la réaction du public. Eux-mêmes commençaient à se lâcher, me suivant dans ma propre liesse. Le casque sur les oreilles, je commençais à me trémousser lascivement au rythme de la musique endiablée, mes cheveux dansaient autour de mon visage qui se couvrait d'un fin voile de sueur, je me sentais libre, comme toujours lorsque j'étais dans mon élément. Une fois de plus, je prouvais que j'appartenais au monde de la nuit. Ma peau diaphane ressortait sous la lumière des néons, du bleu, du vert, du rouge, l'ensemble me donnait une aura presque irréelle. Peut-être suis-je une fée, ou une magicienne, peut-être suis-je une créature tout droit sortie de l'imagination psychédélique des fêtards sous LSD, pourtant, j'étais tout ce qu'il y avait de plus réel, faite de chair et de sang. J'étais là, sur la scène, j'attirais tous les regards telle une apparition mystique. Ils semblaient captivés par mon corps ondulant, couvert d'une étoffe décorée de strass. Mes bijoux scintillaient sous les projecteurs, enroulés autour de mes bras et de mon cou.

J'ouvris les paupières. Mon regard rencontra la foule qui gesticulait sous les stroboscopes. Je continue d'onduler tout en manipulant mes instruments. J'avais beau aimer être sur scène, sous les feux des projecteurs, il n'empêche que j'aimais aussi me fondre dans la foule, de danser à l'unisson. Mes yeux brillaient d'excitation. J'acceptai un autre shoot d'alcool. L'assemblée était en délire et j'étais fière, car c'était mon œuvre. C'était comme si je leur avais jeté un sort, comme si je les avais saupoudrés de poudre de perlimpinpin, je laissais dans mon sillage une liesse d'une rare intensité, qui transpirait la joie de vivre. J'étais tellement transcendée par mes émotions que je me surpris à rire, emportée dans ce tourbillon festif. Je pourrais faire ça jusqu'au bout de la nuit s'il le fallait. J'étais heureuse d'être là et ça se voyait. Comme à chaque fois que je me trouvais aux commandes, je pensais à Ben. J'espérais que là où il puisse être, il faisait aussi la fête, il s'amusait comme jamais. M'imaginer que ma musique puisse lui parvenir avait quelque chose de réconfortant. Après tout, dans de nombreuses civilisations, les vivants jouaient de la musique pour continuer à honorer les morts jusque dans l'au-delà. Puis, ce fut la fin de ma prestation. Un silence quasi religieux vint draper la foule encore étonnée par le prodige qui venait de se produire. Alors, un tonnerre d'applaudissements retentit, et le public réclama un autre son. Je ne me fis pas prier. Je commençais à enchaîner les morceaux sans réellement voir le temps passer. Ce fut fini pour de bon. Après un dernier salut, exaltée par les cris et les applaudissements du public, je tirai enfin ma révérence, laissant la place au musicien suivant. En bonne Lampros j'aimais prendre mon bain de foule quotidien, susciter l'admiration de mes pairs, voir l'émerveillement danser au fond de leurs prunelles. Je laissai mon propre narcissisme enfler quelques instants, avant de m'éclipser en coulisses. A peine fus-je descendue de la scène que je sentis un chatouillis étrange sur ma nuque, comme quand quelqu'un nous observait avec insistance. Je frissonnai légèrement. Si cela avait été un regard ordinaire, je serais passée outre, j'avais l'habitude d'être admirée comme on pouvait admirer un œuvre d'art mais cette fois, les intentions étaient différentes. J'aperçus alors une femme, qui devait avoir un peu plus d'une trentaine d'années, qui se tenait un peu à l'écart, comme si elle attendait quelque chose...ou quelqu'un.

« Excusez-moi ! » la hélai-je alors que j'arrivais à sa hauteur, intriguée par le soudain intérêt qu'elle semblait me vouer – quelque chose me disait qu'elle n'était pas là que pour le plaisir de m'écouter. « Vous cherchez quelqu'un en particulier ? Je peux vous aider ? »

C'était dans ma nature, de proposer spontanément mon aide aux personnes qui paraissaient en avoir besoin. Un jour, ma générosité sans bornes me perdra sans doute, mais en attendant, je ne pouvais pas abandonner cette femme sans savoir ce qu'elle voulait – voir un des artistes qui se trouvait en coulisses, des renseignements ou que sais-je encore. Elle semblait très différente des jeunes qui se rendaient à mes soirées. Elle-même avait l'air d'avoir plus de retenue, de charisme, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'important. Je m'approchai encore en voyant son air hébété.

« Vous allez bien ? » insistai-je en fronçant les sourcils.

J'avais momentanément oublié que mon don avait sans doute fait des siennes. Il n'était pas rare que des gens sensibles à mon aura restent en transe un petit moment même quand j'ai arrêté de jouer, il fallait simplement attendre que les effets se dissipent. Dans le cas contraire, je l'accompagnerai dehors pour prendre l'air, le temps qu'elle reprenne totalement ses esprits.
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Ven 2 Sep - 15:16

❝ La curiosité cherche la miraculée… + ❞ft penelopeÀ peine la musique a démarrée, l'ambiance du lieu a changé de suite. Je ne me fis pas prier pour commencer à apprécier la musique, aussi surprenant qu'il puisse paraître, je me suis mise à taper du pieds et à bouger en rythme. Au départ j'observais la foule réagir, étant assise j'avais une bonne vue d'ensemble. Mais je me suis prise très vite au jeu. La jeune Lampros ou la Miraculée sait envoûter son public, c'est sûr et certains.  La durée de son spectacle est passé sous mon nez, à une vitesse folle, je ne l'ai pas vu passé. Je crois même avoir éprouvé un réel plaisir d'assister à cette performance. Voilà longtemps que je ne n'avais rien ressenti de tel. Je n'ai pas cessé de fixer la jeune demoiselle, celle que j'ai réussi à trouver en partie grâce à ma fille mais aussi en partie grâce à ma curiosité. Mon instinct de journaliste ressort très souvent, même si je n'en suis plus une à l'heure actuelle, je l'ai été au début. Mes réflexes professionnels m'ont donc menés à Mlle Lampros. Cette demoiselle sait tenir en haleine son public, elle brille de mille feux, décorée de la tête au pied. Arborant des bijoux excentriques et une énergie portative. Elle semble passionnée, observer un artiste qui aime ce qu'il fait, il n'y a rien de plus satisfaisant. Tout comme chaque personne passionnée, voir le bonheur sur son visage et la concentration dans ses yeux est une vision unique au monde. Et ce que je vis à l'instant est un moment précieux. Je m'étonne à me mettre debout et à rejoindre la foule. Les gens transpirent et suintent d'adrénaline. C'est l'euphorie, mon corps se mouvent automatiquement, mes yeux sont grands ouvert et fixent constamment la jeune femme. Je suis comme hypnotisée et j'ai l'impression de ne pas être la seule à être touchée. Le show se déroule parfaitement bien, il n'y a aucune violence. On dirait même une scène utopique, où tout est parfait. Je ne fais même pas attention lorsque Mlle Lampros quitte la scène et revient ensuite. Elle joue un dernier morceau et pars ensuite. Je l'ai à peine remarquée, pour moi elle n'a pas quitté la scène. Mais lorsque je sens la foule partir et la chaleur s'en aller je comprends alors que le show est terminé. Seulement tout est flou encore. J'ai l'impression de bouger alors que je suis immobile. J'entends les verres trinquer derrière moi, des rires pousser et des discussions se terminer. Que m'arrive-t-il ? Je suis incapable de bouger et de connaître mon état. M'aurait-t-on droguer ? je n'ai rien bu pourtant. Puis soudainement, j'entends une voix féminine. Une voix douce et calme qui semble s'adresser à moi. Puis, le flou qui m'entourait s'estompent doucement. Et je vois la jeune femme qui s'adresse à moi.

C'est Penelope Lampros, elle même. En personne face à moi. Je n'ai même pas eu besoin d'aller la chercher qu'elle se trouve déjà devant moi. Je cligne des yeux puis souris. Remettant mon chemisier en place je tente de me situer. J'ai bel et bien bougé de place. Heureusement que j'ai toujours mon sac en main. Je me concentre sur les mots de la Miraculée. Elle me demande si je vais bien et si je cherche quelqu'un. Je dis alors ; "Excusez moi, j'étais un peu ailleurs. Je vais bien merci !" Mes paroles semblent complètement perdues. J'ai véritablement l'impression d'avoir été envoûtée. Tant pis, j'essaierais de comprendre ce qu'il m'est arrivée plus tard. Je vais bien, c'est l'essentiel. Ma proie ou plutôt le fruit de ma venue se tiens devant moi. C'est donc l'occasion pour lui parler. Sans forcément l'interroger. Je sais faire quand il s'agit de dégotter des informations. Je dis donc ; "Vous avez vu juste car je cherchais bien quelqu'un et c'est vous !" Je suis agréable et gentille. Elle semble heureuse et satisfaite de son spectacle, mais également curieuse. Voir une femme comme moi, ça ne doit pas lui arriver souvent. C'est même la première fois que je fréquente ce genre d'endroit. J'espère que Melia ne vient pas ici, seule sans me demander l'autorisation. J'imagine que de nombreuses drogues circulent dans ce genre de lieu. Et certainement des gens mal intentionnés. Ma fille ne viendra très certainement pas ici avant d'avoir grandit. Je peux sembler stricte, mais je veux simplement le meilleur pour elle. Alors, que la jeune femme est devant moi, je réfléchis rapidement à un moyen pour lui parler. Je ne veux surtout pas la faire fuir ou bien la rendre méfiante. Il faut donc que je parle tout en étant souple et vague. Ça ne devrait pas trop être difficile, c'est même dans mes cordes. Je dis ; "Je suis venue par curiosité voir votre show et j'ai adoré." Tout d'abord commencer par un compliment, quelque chose qui lui fera plaisir et qui la mettra en confiance. Ensuite, je lancerais les cartes sur table et tenterais de dénicher des informations. Si elle se trouve être une bavarde. J'ai toutes les cartes en mains et je ne dois absolument pas rater cette occasion de lui parler.

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Mer 28 Sep - 19:25
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Il a fallu que je m'adresse à elle en particulier, comme si c'était la chose à faire. Pourtant, il y avait des dizaines de personnes autour de moi, qui se remettaient tout juste du charme que je venais de leur lancer rien qu'en jouant. Comme tous les autres, elle semblait un peu hagarde, déconnectée de la réalité. C'était un état parfaitement normal, compte tenu des talents exceptionnels que j'avais en la matière. Elle subissait le contre-coup de mon don, rien de plus, alors, pourquoi faut-il que je m'adresse à elle en particulier ? C'était sans doute parce qu'elle paraissait plus âgée que la plupart des personnes qui venaient m'écouter, bien qu'il n'y avait pas d'âge pour s'intéresser à la musique et par extension à mon travail. Je touchais essentiellement un public jeune mais cela n'empêchait pas les adultes de venir m'écouter. Les adultes...C'est bizarre quand on y pense, comme qualificatif. Techniquement, moi aussi j'étais une adulte et pourtant, j'avais du mal à me considérer comme telle, comme si j'étais restée une éternelle adolescente qui ne pensait qu'à s'amuser pour fuir la morosité d'une vie pleine de responsabilités. Comme tout le monde, j'avais moi-même fait ma crise d'adolescence, j'avais fait les quatre cent coups et j'en avais payé le prix fort. Heureusement, au fil des années, je m'étais assagie, pour devenir cette jeune adulte dynamique, qui vivait sur les chapeaux de roues. J'allais vite, trop vite et je ne prenais pas vraiment le temps d'observer le monde autour. Or, ce soir, je prenais le temps de discuter quelques instants avec cette femme. En soi, ce n'était pas un événement exceptionnel, j'étais une Lampros, je connaissais beaucoup de monde, peut-être pas autant que certaines de mes cousines, mais je me défendais plutôt bien. Disons que j'avais constitué mon propre réseau, qui rassemblait une population très éclectique et parfois même étrange. J'adressai un sourire à un technicien qui se frayait un chemin parmi la foule massée près de la scène pour retourner en coulisses. Puis, mon attention se porta à nouveau sur cette inconnue, à laquelle j'avais demandé comment elle allait. Une entrée en matière classique mais nécessaire : je ne faisais que lui laisser quelques minutes, le temps de reprendre ses esprits. Je parus me satisfaire de sa réponse. Elle me disait être un peu ailleurs, elle me rassurait en disant qu'elle allait bien. Mon sourire s'élargit. À dire vrai, j'étais ravie de sa réponse.

« Si vous vous sentez un peu ailleurs, c'est que j'ai bien fait mon travail. » dis-je d'un ton joyeux tout en lui adressant un clin d'oeil malicieux.

Qu'elle ne se trompe pas, je n'avais pas l'intention de lui révéler mes secrets. Un magicien ne révélait-il jamais ses tours de passe-passe ? Si les gens savaient, ça n'aurait indubitablement pas le même charme, mon don avait quelque chose de magique essentiellement parce qu'il ne s'expliquait pas. Trouver une explication rationnelle ne ferait que casser la mysticité qui nimbait chacune de mes prestations. J'arquai un sourcil surpris lorsqu'elle avoua me chercher moi en particulier. Que me voulait donc cette personne ? J'aimerais bien me rassurer en me disant que je n'allais pas tarder à le savoir, mais elle semblait vouloir faire traîner les choses, ne pas aller droit au but. Pour une fois, j'hésitais quant à l'attitude à adopter. Je me demandais si c'était une bonne idée de l'emmener en coulisses, là où nous serions tranquilles pour discuter, à l'abri du brouhaha environnant. Pourtant, quelque chose me disait de ne pas le faire, de couper court à cette entrevue. Une forte intuition, rien de plus. Pourtant, c'était cette même intuition qui m'intimait de rester à l'écart, de ne pas trop en dire. Dire quoi, au juste ? Sans me défaire de mon sourire, j'examinais cette femme, à la recherche de la moindre information susceptible de la trahir. Si elle maîtrisait aussi bien que moi le jeu des apparences, cela allait être très difficile. Aussi avais-je tout intérêt à être vigilante. Je décidai finalement de passer outre cette intuition. Quelque chose en elle incitait à la confiance, elle n'avait pas forcément l'air mal intentionnée, elle voulait juste parler, rien de plus. Si ça se trouve, elle venait juste demander un autographe pour un jeune de sa famille – ou pour elle, l'un n'empêche pas l'autre – ou encore, elle pouvait très bien être une journaliste pour un magazine musical ou que sais-je encore...Même si un rapide coup d'oeil m'indiqua qu'elle n'avait pas de carte de presse mise en évidence. Ou alors, dernière possibilité, elle était là pour un motif strictement personnel et j'avais tort de paniquer intérieurement. Si je continuais à écouter ce sentiment qui me titillait, j'allais vraiment avoir l'air suspecte. Or, je n'avais strictement rien à cacher...tout du moins, rien qui ne l'intéresse directement. Alors, je repris mes esprits, tandis qu'elle me complimentait sur la qualité de mon show. Les battements de mon cœur, eux, semblaient se calmer. Elle était venue par curiosité, rien d'autre. Alors, je décidai de la croire sur parole. Si elle me prenait par les sentiments, aussi...

« C'est plutôt rare de voir des adultes dans ce genre d'événements » avouai-je alors à demi-mots, comme pour expliquer ma surprise. « D'habitude, je vois surtout des adolescents qui viennent faire la fête avec leurs copains. Sans vouloir me vanter, j'ai cette capacité à mettre l'ambiance lors d'une soirée de telle sorte qu'ils ne sont jamais déçus. »

Et tant pis si j'avais l'air de me vanter, en fait. Ce n'était vraiment pas la modestie qui m'étouffait, et cela se voyait que j'étais outrageusement flattée. Disons que je ne crachais jamais sur un ou deux compliments, cela me faisait même très plaisir. Je ne manquais jamais une occasion de briller, à un point que ça pouvait paraître insupportable aux yeux des gens – faussement – modestes. On ne va pas se mentir, tout le monde aimait les compliments, ça faisait du bien à l'ego et en plus, ça ne coûtait rien. Encore faut-il avoir la volonté de faire plaisir aux autres et ce n'était pas donné à tout le monde...

« Vous vouliez un autographe, peut-être ? Ce n'est pas encore l'heure de la séance de dédicaces, mais pour vous je peux faire une exception. »

Ce n'était pas grand-chose, rien d'autre qu'un gribouillage sur un bout de papier mais ça pouvait faire tellement plaisir...Déjà, je m'apprêtais à demander à quel nom j'allais devoir faire cette fameuse dédicace. Ce n'était pas comme si je n'en avais pas l'habitude. C'était ça aussi, la célébrité. Et j'aimais ça.   
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Ven 21 Oct - 0:13

❝ La curiosité cherche la miraculée… + ❞ft penelopeLa tête dans les nuages, mes esprits perdus dans des voluptés de fumées dissimulées, une sorte d'impression de rêver complètement éveillée. Je ne perçois pas la réalité de l'imaginaire. Je n'arrive même pas à raisonner, à connaître l'origine de mon étrange état. Une seule personne me revient en tête. Penelope Lampros. Je suis venue la voir, je me suis déplacée pour ne serait-ce obtenir quelques éléments clés quant au scandale qui a éclaté il y a quelques années de cela. Oui, c'est bien pour elle que je me suis déplacée dans cette boîte de nuit. J'ai vu son spectacle, j'ai aperçu son talent et entendu sa musique. C'est une jeune femme très talentueuse et pleine de vie. Mais voilà, je suis comme envoûtée par quelque chose, hypnotisée, droguée pourquoi pas ? Pourtant je n'ai rien bu, rien avalé. Je ne fume pas. Qui aurait bien pu me faire cela ? Je ne comprends absolument pas, seulement, voilà que je commence à reprendre mes esprits. À la fin du spectacle la jeune Lampros a quitté la scène et m'a trouvé. Mon état a du  l'inquiéter. C'est en redescendant doucement sur terre que je lui répondis alors. Gentiment et doucement, la jeune femme me sembla de bonne humeur et plutôt sereine. Elle ne doit pas découvrir que je suis une journaliste. C'est alors, qu'elle remarque mon état second et me dit qu'il est tout a fait normal que je sois un peu ailleurs. Elle m'aurait tant charmé avec sa musique ? Pourtant ce n'est pas ce que j'écoute tous les jours. Je réponds alors, curieuse ; "Est-ce que cela veut dire que votre musique a des effets secondaires ?" Je suis incapable de savoir si elle sérieuse ou pas. Je demande donc tout simplement. L'impression d'être perdue dans un autre monde est maintenant complètement disparue. Je retrouve mes esprits et me concentre à nouveau sur mon objectif : Penelope Lampros. Je dois obtenir une interview avec elle ou du moins pouvoir échanger quelques mots. La jeune femme semble étonnée de voir des adultes assister à ses shows. Effectivement, c'est tout aussi étonnant pour moi que pour elle. Jamais je n'aurais mis les pieds dans cette boîte de nuit si elle ne s'y était pas trouvée. Mais ça, elle ne doit pas le savoir. Je dissimule mes mensonges sous un beau sourire et dis ; "Oh vous savez je n'aurais jamais mis les pieds ici, si ce n'était pour ma fille qui aime beaucoup votre musique !" Je la complimente gentiment et elle semble apprécier cela. Elle se vente même un petit peu. Je n'en tiens guère compte. Ma technique fonctionne peu à peu, elle s'ouvre un peu plus et se laisse mener par mes paroles. Je dois rester sur cette longueur d'onde. Si je fais bien mon boulot, elle ne se doutera de rien et pourra peut-être se confier.

Pour le coup, ma fille me donne un gros coup de pouce. Mon rôle de mère ne m'a jamais autant arrangé que maintenant. Prétendre avoir fait le déplacement pour ma fille, c'est un très bon alibi. Mais, il ne faut pas trop en abuser. Être une mère célibataire ça a ses avantages et ses désavantages. Comme les réductions, les aides mais aussi les galère pour trouver un métier, pour trouver quelqu'un qui peu garder son enfant. J'en ai vu de toutes les couleurs avec Melia et j'ai su m'en sortir plutôt bien. Lorsque je regarde mon parcours, je suis fière de moi. Je dis ensuite ; "Oui c'est vrai que le public est plutôt jeune, mais comme quoi il en faut pour tout le monde !" Je n'ai même pas besoin de faire l'effort de parler, qu'elle me propose de signer un autographe. Une opportunité en or, je ne risque pas de refuser. C'est le moment pour passer à l'attaque. Je dis alors ; "Oh et bien avec plaisir, c'est très gentil de faire une exception pour moi. Ma fille sera ravie !" Elle pourrait véritablement l'être, je ne connais pas les goûts musicaux de ma fille par cœur mais, il me semble qu'elle connaît Thalie. C'est elle qui ma donné l'adresse de son concert d'ailleurs. Je dois donc mon enquête à ma fille adorée. Parfois, elle me rend de grand service. En tendant un petit carnet et un stylo à Penelope je dis ; "Cela fait-il longtemps que vous êtes une artiste ?" Une question simple, je suis curieuse de voir ce qu'elle va répondre. Va-t-elle me dévoiler son parcours ou être vague. La Lampros est elle facilement manipulable ? Je n'en ai aucune idée, s'il le faut j'utiliserais mon pouvoir de persuasion, mon arme secrète. Je n'aime pas trop utiliser ce talent, car je considère que ce n'est pas très honnête. Même si parfois ça m'a été plutôt utile. Rien que pour monter les échelons, obtenir des interviews, négocier des échanges, obtenir des remises et j'en passe. Je m'en sers rarement voir presque jamais pour obtenir des informations. S'il faut je le ferais, je tiens vraiment à découvrir la vérité qui se cache sous la mystérieuse affaire de la miraculée. J'espère ne pas à devoir jouer avec ses esprits et l'entendre simplement me dire ce que je cherche.


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Dim 30 Oct - 15:56
La curiosité cherche la miraculée
Penelope & Mary
You've got no place to hide and I'm feeling like a villain, got a hunger inside. One look in my eyes, and you're running cause I'm coming going to eat you alive. Ah ah ah oh. Your heart hits like a drum, oh, oh oh. The chase has just begun, oh, oh, oh

Elle semblait vraiment s'intéresser à mon travail. Il faut dire que j'en parlais dans des termes très mystérieux, comme si j'étais la détentrice d'une recette secrète que je conservais jalousement auprès de moi. Dans un sens, ce n'était pas très loin de la vérité, je savais depuis longtemps que j'avais un don et j'ai pris le parti de l'exploiter, qu'y avait-il de mal à cela ? Cela dit, je ne rechignais jamais à parler de mon métier, parce que je l'exerçais avec passion, j'aimais voir l'intérêt s'allumer dans le regard des gens et je ne ratais jamais une occasion de briller. J'avais toutefois mes travers. L'un d'entre eux était que je parlais beaucoup trop. Ce n'était pas que j'étais excessivement bavarde, c'était surtout que j'avais une grande bouche et avant même que je m'en rende compte, j'en avais beaucoup trop dit. Lorsque cette femme me demanda si ma musique avait des effets secondaires, je réalisai que je m'aventurais sur une pente très glissante. Il était de notoriété publique que ma musique était capable d'accomplir des miracles et c'était pour cela qu'on venait des quatre coins de la Grèce pour m'écouter. Je n'étais pas peu fière et jusqu'à présent, peu de personnes avaient cherché à connaître le comment du pourquoi. Lorsque je donnais une représentation en public, les salles ne désemplissaient pas, les billets se vendaient à guichets fermés. Ma success story avait intéressé quelques journalistes mais ça s'arrêtait là. L'attitude de cette femme à mon égard n'avait rien d'étonnant, c'était même plutôt habituel. Ma célébrité allait en augmentant, j'avais appris à répondre à des questions, et à éluder celles qui étaient vraiment trop embarrassantes. Je ne savais pas trop comment me situer face à celle que l'on venait de me poser. Le fait est qu'on ne m'avait jamais demandé si ma musique produisait effectivement quelques effets secondaires. Je m'étais figée quelques instants, puis j'avais noyé mon trouble en esquissant un immense sourire chaleureux, comme je savais si bien le faire.

« Disons que j'ai un don. » répondis-je finalement, y voyant là une énième occasion de me vanter. « C'est d'ailleurs ce qui a fait mon succès. J'en ai pris conscience quand j'étais au lycée. À l'époque on faisait des soirées dans les garages des parents des uns et des autres, et notre niveau de popularité se mesurait au nombre de personnes qu'on avait réussi à inviter. »

Il était inutile de préciser que je faisais partie des filles les plus en vue de mon lycée. Extrêmement populaire, j'étais perpétuellement entourée d'une nuée d'autres étudiants, la reine parmi sa cour. Il était vrai qu'avec un sourire et une joie de vivre comme les miens, on m'aurait donné le bon dieu sans confession. Il suffisait que je réclame pour que j'obtienne. Évidemment, j'avais les garçons à mes pieds. C'est à peu près à cette époque là que j'ai commencé à accumuler les aventures d'un soir et à m'attirer un tas de problèmes. C'était le bon vieux temps, l'époque bénie où je pouvais me permettre d'être insouciante sans que l'on me reproche quoi que ce soit. Maintenant, j'avais grandi, mais j'avais toutefois conservé cette aura lumineuse, solaire qui faisait beaucoup d'envieux et attirait les curieux. Curieux dont cette femme faisait indéniablement partie. Aussi était-elle donc venue parce qu'elle avait entendu parler de moi par l'intermédiaire de sa fille ? Voilà qui était intéressant. Pour être tout à fait honnête, elle n'était vraiment pas le genre de personne que je m'attendais à voir ici. Si elle n'avait pas parlé de sa fille, je serais sans doute encore en train de m'interroger sur la pertinence de sa présence ici. Sa fille...lorsque les parents me parlaient fièrement de leur progéniture, je ressentais toujours un pincement au cœur. Peut-être était-ce parce que je ne pourrai jamais être mère moi-même. Pourtant, je n'étais pas spécialement malheureuse, je menais la vie que j'avais toujours voulu, je n'étais jamais seule, je passais mon temps à m'amuser, de toutes les façons possibles et imaginables. Alors non, je ne saurai jamais ce que c'était de s'inquiéter d'imaginer son enfant dans un endroit pareil, et peut-être même que ça ne me viendrait jamais à l'idée de le disputer pour avoir filé en douce rejoindre une fête parce que je l'avais fait tant de fois quand j'étais jeune. Alors, j'eus une pensée émue pour ma mère et je me promis de l'appeler demain dans la journée.

« Elle s'appelle comment ? » demandai-je alors, simple curiosité. « Et elle a quel âge ? Elle vous ressemble ? Vous êtes très belle. »

Le compliment était sorti de nulle part, tandis que j'éclatais de rire. Non, je ne me moquais pas d'elle, ce n'était pas mon genre, j'étais sincère. J'étais sensible à la beauté de chaque individu, je me laissais volontiers ensorceler par quelques belles courbes, je m'enivrais de chaque parfum, je m'entichais de n'importe qui, éternel cœur d'artichaut. Je m'emparai alors d'un stylo et d'un carnet et j'apposai ma signature sur le support, personnalisant le tout avec le prénom qu'elle m'indiqua. Je nous dénichai un box libre en coulisses. Je l'invitai à entrer, avant de m'affaler dans le canapé qui trônait au milieu de la place. Je me penchai pour récupérer le cendrier qu'il y avait sur le bord de la table et profitai de ces quelques secondes de répit pour m'allumer une cigarette.

« Ce sera plus pratique pour discuter. » dis-je après avoir expiré la première bouffée de ma cigarette. « Cela fait plusieurs années que j'exerce, en effet. Comme je disais tout à l'heure, tout a commencé au lycée. Mon copain de l'époque a détecté mon don, et nous nous sommes associés pour organiser des soirées absolument démentes. C'est lui qui m'a montré les bases du mixage et bientôt il s'est aperçu qu'il n'avait plus rien à m'apprendre alors...il m'a laissée faire. » Rire. « On passait des heures à mixer des sons dans le garage de ses parents. À cette époque, je n'étais pas très bonne pour les études, rester le cul vissé sur une chaise pendant des heures à écouter un prof insipide ne me disait rien qui vaille, alors, j'ai laissé tomber l'école pour me consacrer à la musique. »

Mon parcours scolaire avait été somme toute quelque peu chaotique, sans compter les innombrables heures de colle que j'avais décrochées en faisant des bêtises avec Jaysen et Ben. D'ailleurs, le pauvre Jaysen n'y était souvent pour rien, la plupart du temps il ne faisait que me suivre dans mes folies, même si ça terminait très mal.

« Je me souviens que pendant des semaines j'ai eu peur de l'annoncer à mes parents. Comme les autres membres de ma famille, ils avaient réussi leur vie, ils brillaient en société, ils s'attiraient les louanges de leurs pairs, alors, imaginez si leur fille avait été vue comme une ratée. Heureusement, ils n'ont pas vraiment été surpris de mon changement radical de plan de carrière. Ils savaient que quoi que je fasse, je parviendrai toujours à retomber sur mes pattes, alors qu'ai commencé à me faire connaître en tant que DJ avec leur bénédiction. »

Le bouche à oreille aidant, nos soirées étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes. Puis, j'ai commencé à créer une chaîne sur Youtube où je partageais mes dernières créations. Nous avions craint que le support vidéo vienne altérer la magie que procurait l'écoute de mes sons, mais cela n'avait rien changé, la mélodie était toujours hypnotique, enchanteresse. Aujourd'hui, j'arpentais les festivals, je gérais ma chaîne et j'allais même sortir un disque très bientôt. C'était ce qu'on appelle une vie bien remplie.  
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