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 Cartographie des sables mouvants. - Séraféim & Doran

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héros et demi-dieux
DEBUT DE TON ODYSSEE : 26/08/2016
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héros et demi-dieux
Mar 6 Sep - 14:06

“Dors le mal est passé, il te rattrapera pas. Le souffle coupé, tu n’es plus son appât. Ta peine s’est fendue au délire des autres qui oublieront bien vite que tu n’es plus des nôtres ” & Il a cessé de chercher à comprendre.
Ca n’a pas de sens. Les choses n’ont de sens que si on tente de leur en donner, que si on cherche celui-ci ardemment. Tout le monde cherche le sens. Celui de la vie, celui qui réside dans ses actions ou dans celles de ses proches. C’est une évidence qu’on ne prend même plus la peine de noter.
Lui il a cessé de chercher le sens de ses pensées. Elles n’ont pas de fil conducteur, elles ne sont pas raisonnées, s’il essayait, très fort, sans doute qu'il trouverait. Mais il n’a plus la force de se faire une raison. Car il en faut de la force, personne ne s’en rend compte, tout le monde croit qu’il est taré, au fond lui aussi a tendance à le croire. Ca lui demande un effort titanesque de voir le vrai du faux. Il n’y a bien qu’une poignée de personnes qui pensent encore qu’il est sain d’esprit. Doran.
Doran qui pactise avec le diable, qui pactise avec l’ennemi. L’ennemi, ce n’est pas le gang des troyens, non, eux ils sont trop limpides pour représenter une réelle menace. Leurs intentions sont claires, ils ne sont pas dangereux. C’est ce qu’il a tendance à croire quand il ne va pas bien. Non, Doran pactise avec Markòs. Il en est certain, il l’a vu lui téléphoner, il l’a vu en chair partir plus tôt du QG, pour se rendre chez ce proxénète à deux balles. Il l’a vu de ses propres yeux.
Mais s’il faisait l’effort de donner un sens à ses pensées, il comprendrait que lorsqu’il l’a vu au téléphone, ce n’était qu’avec Niko. Lorsqu’il est parti plus tôt, c’est qu’il n’avait pas envie de rester travailler chez les myrmidons. S’il pouvait se raisonner, il comprendrait alors, qu’il invente, qu’il fabule, et qu’il détraque la réalité, pour la faire aller selon ses plus pires cauchemars.
Si pour le commun des mortels, donner un sens à ses pensées est quelque chose d’extrêmement facile, de logique et de rapide, ce n’est pas le cas chez Séraféim. Il doit se concentrer, discerner le vrai du faux, ne pas déraper, ne surtout pas déraper, avoir la force de comprendre que ce qu’il invente n’est pas vrai. C'est un funanmbule. Un combat qu’il mène à chaque fois qu’il relâche son attention.
Aujourd’hui, il lui semble qu’il a perdu. Parce qu’il est persuadé que Doran va aller parler à Markòs, il va lui raconter ses pires secrets, il va lui expliquer à quel point Séraféim est malade, qu’il devrait être interné, il va lui détailler chaque fois qu’il a pété un cable, chaque fois qu’il s’est senti abandonné, il va lui raconter ses peurs, ses phobies, et Markòs va se régaler, il va en jouer, il sortira tout ça à la prochaine réunion de la ligue, et Séra ne pourra plus rien dire, ni rien faire, Niki ne pourra plus le réparer.
Alors il pédale à toute vitesse.
Il fonce si vite à travers Athènes qu’il est incapable de voir ce qu’il se passe autour de lui. C’est la nuit. Il grille chaque feu sans crier gare, tout est flou autour de lui, tout est violent aussi. Il a la mâchoire serrée. Une musique résonne dans sa tête, elle embrouille tout, une musique electro foireuse. Il déteste ça. Il ferme les yeux, les rouvre rapidement, ça embrouille tout. Il a envie de péter la gueule de Markòs. Il sait qu’il pourrait le faire. Il lui est supérieur sur toute la ligne. Qu’est-ce qu’il attend au juste ? Pourquoi il l’a pas encore fait ? QU’est-ce qu’il se passe dans son putain d’crâne ?!
Il tourne à une rue, puis une autre, il faut s’enfoncer profondément, au cœur d’Athènes, se faire âper par ses ruelles voraces, être dévoré pour mieux s’élever devant l’ancien immeuble qu’habite Doran. Il arrête son vélo. Il s’imagine presque qu’en passant le pas de sa porte, il sera en train de servir un whiskey à Markòs. Cette simple pensée lui laisse un goût âpre dans la bouche. Il fronce les sourcils. Il attache son vélo, puis passe la porte de l’immeuble, monte les escaliers à toute allure. Il sonne à la porte, où est inscrit le petit nom. Kyrios. Ca répond pas. Il tambourine, ose pas encore gueuler, mais ça viendra. Puis la porte s’ouvre, dévoile le visage barbu et ensommeillé de Doran. Séraféim prend pas la peine de dire bonjour, il entre, le pousse, et vérifie le canapé. Il n’y a personne dessus. Il se rue dans la cuisine. Personne non plus. Puis c’est au tour du balcon, vide à son tour. Il ne décolère pas. Il a mal au crâne, mal au cœur et aux épaules. Il passe une main sur son front. Et avant que la moindre question ne tombe, il lance : « A quoi tu joues avec Markòs ? »
Il fixe Doran. Droit dans les yeux, avec un regard noir. Le 21 lance des éclairs. Sa voix étouffée ne laisse pas de doute.
Il pète un plomb.

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Mer 7 Sep - 0:05


cartographie des sables mouvants
Athènes dormait, calme, paisible, illuminée de part et d’autre par les lampadaires qui guidaient les couche-tard. Doran aussi, somnolait. De temps à autre, on pouvait entendre des moteurs retentir à quelques pas de sa fenêtre, entrebâillée pour y laisser circuler la fraicheur de la nuit. À l’intérieur, on saisissait des rires étouffés ainsi que des acclamations, parfois coupés par un jingle ennuyant. On pouvait aussi discerner des rayons lumineux de différentes intensités en fonction des plans qu’exposait le téléviseur. Mais rien de cela ne semblait suffisant pour animer l’homme affalé sur son sofa.

Brutalement, le souffle de vie qu’il lui manquait sembla jaillir d’entre les murs lorsqu’une alarme assourdissante se déclara, sans crier gare. Son pied dénudé buta contre la table basse en même temps que le son strident retentissait, lui arrachant un juron à peine audible. Une bouteille tomba sous le choc, peut-être même deux ; il ne voyait pas grand-chose avec la lumière de la télévision pour unique repère. Il mit quelques secondes à assimiler qu’il ne s’agissait pas d’un dysfonctionnement de sa télévision mais bien de la sonnette de son appartement.

« Mhm, ouais, j’arriv’, deux sec’… » La bouche pâteuse, il n’avait même pas usé de l’intonation nécessaire pour se faire entendre. À vrai dire, il n’était qu’à moitié conscient de ce qu’il faisait, de ce qu’il disait. L’homme se leva doucement, les paupières encore lourdes et rejoignit en rassemblant tous les efforts du monde la porte d’entrée. Après quelques secondes à tapoter le haut d’une commode dans le noir à la recherche du petit objet métallique nécessaire au déverrouillage de sa porte, il comprit qu’il avait laissé son trousseau de clés à même la serrure de cette dernière et jura une seconde fois, pour la forme, avant d’ouvrir.

Séraféim. Son esprit n’avait pas totalement émergé du canapé, ses pensées encore noyées sous le poids conséquent du sommeil. Pendant que le nouvel occupant faisait le tour de l’appartement, l’autre rejoignait la surface lentement mais sûrement, quelque peu alerté par l’état de son hôte -pouvait-il réellement considéré quelqu’un qui s’invitait sans prévenir comme son hôte ?-, Minas Junior. Il y avait quelque-chose dans la voix du plus jeune qu’il connaissait, quelque-chose dans ses gestes qui le poussaient à accélérer le processus de son réveil. Ou alors c’était seulement l’effet secondaire d’une soirée à enchaîner bières et télé. Peut-être que ses tympans fatigués et endoloris avaient amplifié le volume des coups sur la porte, du retentissement de la sonnette déjà strident, et que ses autres sens s’occupaient du reste, comme à chaque fois. Mais Doran avait cette impression désagréable, celle qui vous rongeait après une sieste trop entamée alors que le devoir vous criait de vous lever, de vous presser, d’enfiler vos vêtements et de filer au travail, sans même une tasse de café. Il avait besoin de plus d’explications.

« De quoi tu p- » Sauf qu’il n’y en avait pas, des explications. Puisque c’était Séraféim Minas et pas quelqu'un d'autre qui se trouvait dans son appartement en plein milieu de la nuit. Puisqu'il connaissait le garçon, puisque le petit était venu seul, alerté et en proie à un mal qui le dépassait. Ça y est, ça lui revenait, maintenant. À ressasser la question du Minas dans sa tête, il avait réussi à se détacher de son état post-sieste et à faire le tri dans son cerveau désordonné. Ce n’était pas la première fois qu’une telle chose arrivait, mais c’était une première en pleine nuit, ce qui ne présageait rien de bon.

Il fallait qu’il fasse attention à tout ce qu’il disait, et surtout, à ne pas laisser le garçon cogiter trop longtemps. Qui sait, le moindre faux pas pouvait être sujet à une mésinterprétation. On voyait qu’il se retenait, qu’il se contenait comme il pouvait mais qu’il allait exploser et déverser sa colère d’une minute à l’autre si Doran n’agissait pas. « Séra, juste… », il l’attrapa par les épaules et le secoua légèrement, pour qu'il le regarde dans les yeux. « … Juste, assieds-toi et respire un bon coup, s’il te plaît. T’es dans un sale état. » Il n’y avait rien de pressant dans ses mots, si on fouillait plus loin que le son peu articulé et encore transi par des cordes vocales engourdies, on y trouvait presque une parole rassurante, réconfortante, bienveillante et pleine de chaleur. Le barbu savait qu’en employant le prénom de son interlocuteur tout en lui faisant face, il bénéficierait d’un minimum d’attention, cependant, ce qu’il ne savait pas, c’est si le tatoué serait affecté par une telle technique avec l’état dans lequel il se trouvait. Au moins, il aurait le canapé encore chaud pour lui prouver que le trentenaire n’avait rien trouvé de mieux que s’endormir piteusement dans son séjour -sans même prendre le temps d’éteindre sa télévision et de débarrasser la table basse jonchée de bouteilles verdâtre-, contrairement à ce que le myrmidon semblait penser.

« Je ne fais absolument rien avec Markòs de plus que ce que tu me demandes, Séra. » Aller droit au but, le rassurer, lui prouver qu’il ne faisait que supposer et l’accompagner, c’était ce qu’il avait toujours fait et ce qu’il continuerait de faire, même si pour cela il devait passer par l’épreuve des crises, de la colère, du refus de voir la réalité telle qu’elle est au lieu de celle faussée et déformée par une pathologie qui gâtait son cadet comme un ver dans une pomme.

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héros et demi-dieux
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héros et demi-dieux
Mer 7 Sep - 14:55

“Dors le mal est passé, il te rattrapera pas. Le souffle coupé, tu n’es plus son appât. Ta peine s’est fendue au délire des autres qui oublieront bien vite que tu n’es plus des nôtres ” & Au fond, est-ce que c’était vraiment ses affaires.
Ce que faisait Doran avec Markòs ne regardaient qu’eux, ils pouvaient bien discuter, comploter, ou même s’envoyer en l’air, qu’est-ce que ça aurait du lui foutre. Il était plus fort qu’eux, il était plus imposant, plus adroit, plus rapide.
Il leur était supérieur en tout point, pourquoi agissait-il comme ça ?
Et même Putain, Séraféim, tu sais pertinemment qu’ils ne font rien contre toi, ce n’est pas dans leurs intérêts. Doran t’aimes à ta juste valeur, comme un jeune père, ou comme un vieux grand frère, et quant à Markòs, il a besoin de toi. La ligue grecque entière a besoin de toi, tu es un élément clé de cette guerre, toi et tous tes myrmidons que tu as sous la main. Pourquoi voudraient-ils te nuire, il n’y a
aucune raison.
Il devrait se dire tout cela, et il n’y arrive pas. Il n’y arrive pas. Ce n’est pas qu’il ne veut pas, c’est tout simplement qu’il en est incapable. Parce qu’il est malade.
On ne dit pas aux personnes qui ont un cancer qu’elles n’arrivent pas à guérir, qu’elles ne font pas d’efforts. On leur prescrit des médicaments, des thérapies, des rendez vous chez le psy.
Séra, on ne lui dit jamais qu’il arrivera à guérir parce que tout simplement, pour la majorité du monde vivant, il n’est pas malade. Il est parano, c’est différent, ça se contrôle la parano. Franchement Séra t’abuses, tu pourrais capter que c’est que des conneries, que tu te fais des idées. T’es vraiment un boulet.
Ouai mais nan, Séra n’est pas parano, il est paranoïaque, et si il se contrôle la majorité du temps, parfois il y arrive plus
Il regarde Doran. Il a pas l’air coupable, mais ça veut rien dire. Devant le canapé, trône une assemblée de bière victorieuses, et le programme qui passe sur l’écran plat atteste de la fin de soirée. Une rediffusion de vieille série télé grecque, celles que regarde les retraités au fond de leur fauteuils au beau milieu du lundi après-midi, quand tous les jeunes actifs se tuent au travail. C’est pas markos qui regarderait ça, c’est sûr, mais ça veut pas dire qu’une des bières a pas été à lui, à un moment ou à un autre.
« De quoi tu p- »
Il redirige son regard vers Doran. Il se fout de sa gueule. C’est évident de quoi il parle. Il serre la mâchoire et les poings. Son visage change un peu… Quand ils sont entre eux, à boire devant la télé entre myrmidons ou entre amis, Doran, il a les yeux toujours un peu mi-clots, comme s’il subissait la situation, ou bien qu’il se donnait pour règle de ne pas influer dessus. Des vacances, surtout pas d’heures supp. Se laisser faire. Mais quand il travaille, c’est tout à fait différent. Il a le visage un peu tendu, et ses yeux prennent une expression alertes. Il a une mémoire si hors normes qu’en un claquement de doigts, il vous ressort une conversation ayant eu lieu quelques dizaines de mois auparavant, au mot près.
Ils sont entre eux, il ne devrait pas avoir cette expression alerte. Il ne devrait pas agir ainsi. Ses yeux ne devraient pas être aussi ouvertes.
Le stratège attrape le parrain par les épaules. Séra se crispe, ses mains viennent se serrer en poings, et ses ongles appuient violemment sur sa peau. Sa respiration s’accélère légèrement.
« Séra, juste… »
Juste quoi. Y’a rien à expliquer, juste, défend toi Doran. Il serre les poings plus fort.
« … Juste, assieds-toi et respire un bon coup, s’il te plaît. T’es dans un sale état. »
Il secoue la tête vivement de droite à gauche. Ses ongles s’enfoncent dans sa peau. C’est un mécanisme qu’il a mis au point avec Niki, quand il sent qu’il part en vrille, il se fait mal, ça le réveille, et la douleur physique le fait atterrir. Ca marche pas. Il lance, maladroitement :
« Non, j’vais très bien, j’ai rien pris.»
Il a la voix qui tangue, de droite à gauche, mais il veut pas s’asseoir. Il reste droit debout, planté sur ses pieds, et il fixe Doran droit dans les yeux. Il se dit qu’il a l’air fatigué, que travailler dans la mafia, c’est pas une bonne idée. Il sait plus depuis combien de temps il est dans les parages ce stratège, mais ce qui est sûr, c’est qu’il a toujours été là pour lui. Il lui serre les épaules un peu plus fort.
«Je ne fais absolument rien avec Markòs de plus que ce que tu me demandes, Séra. »
Les mots l’atteignent un peu … Ca fait son petit bonhomme de chemin. Un court instant, il a la sensation de pouvoir s’en sortir. Mais ça dure pas longtemps, déjà, il se dégage de ses bras pour le regarder droit dans les yeux, la mâchoire serrée. Il pourrait bien le tuer, si seulement il n’était pas encore un peu sensé. Il a la respiration courte. Il se contient et il serre les poings. Il finit par gueuler, parce que ça fait un peu trop pour son petit corps :
« T’FOUS PAS D’MA GUEULE P’TAIN !  »
Il a la bouche entrouverte, fumante, et la tête qui tourne.
« J’t’ai vu lui passer des coups d’fil l’autre jour, et j’t’ai vu partir du QG plus tôt pour aller chez lui, et j’suis sûr que j’ai manqué encore plein d’autres trucs … »


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DEBUT DE TON ODYSSEE : 28/08/2016
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Dim 18 Sep - 5:54


cartographie des sables mouvants
 « J’t’ai vu lui passer des coups d’fil l’autre jour, et j’t’ai vu partir du QG plus tôt pour aller chez lui, et j’suis sûr que j’ai manqué encore plein d’autres trucs… » On ressentait l’intégralité du fardeau que le garçon portait sur ses épaules rien qu’au son de sa voix, rien qu’à son allure inhabituelle qu’il dévoilait ouvertement au plus vieux. Doran dût même se frotter les yeux pour se concentrer sur ce que Séraféim disait plutôt que sur la détresse qui se dégageait de part et d’autre de son être.

À ce moment, sa mémoire se mit en marche au gré des faits enchevêtrés que déballait le fils de son ancien ami, à la manière d’une gigantesque machine : bruyante, fumante, efficace. De nombreuses voix, des rires, le temps qui défilait à toute allure, puis un jour en particulier qui clignotait sous ses paupières comme s’il était essentiel pour résoudre l’affaire. Il n’était pas resté longtemps au magasin ce jour-là, c’est vrai. Juste le temps de faire un rapide rapport du déroulement de la soirée d’hier ainsi que de ses acquisitions de la journée, de discuter un instant avec quelques autres myrmidons et d’aider une agréable mamie à trouver le rayon où étaient entreposées les pelles de jardin. Elle l’avait choisi lui plutôt que Niko, probablement parce que l’aura de ce dernier faisait barrière à toute tentative de conversation. Il était parti juste après, en faisant signe à la muraille vivante qui effrayait les vieilles dames de le rejoindre. Ils devaient partir tôt tous les deux, s’ils voulaient arriver avant le coucher du soleil à destination. Si à ce moment il avait fait le tour de la boutique des yeux, il aurait probablement aperçu Séraféim le regarder. Séraféim qui omettait Nikodem. Dans ses pensées, la porte se ferma dans son dos en émettant le
« bip » caractéristique d’un téléphone : celui qui signifiait qu’un appel était en attente. Le coup de fil. Drôle de transition. Une tonalité, deux, trois, quatre, puis un « oui ? » à moitié endormi et féminin à travers le combiné. Un « oui » qui lui faisait encore frémir la chair comme à la toute première fois. Un « oui » qui avait signifié tellement de choses heureuses autrefois mais qui lui tiraillait le cœur aujourd’hui. Ses doigts, qui pianotaient l’instant d’avant sur la surface en bois, qui lui permettait de s’asseoir devant l’encolure du magasin, s’étaient figés. Son visage avait pris une mine dure, celle qu’il ne laissait paraître que lorsque, même pour lui, réfléchir devenait difficile. « C’est juste moi. Je voulais savoir si tout allait bien. » C’était nul comme entrée en matière, il se maudissait encore d’avoir dit ça, ainsi que d’avoir appelé en premier lieu. Un moment de faiblesse, de doute, d’ennuie peut-être, c’est tout ce qu’il avait fallu à ce cher Kyrios pour composer un numéro qu’il connaissait par cœur. D’habitude, il n’appelait que lorsqu’il était suffisamment saoul pour ne pas s’en rappeler ou n’en garder qu’un vague souvenir. De cette façon, il ne laissait pas une agréable impression derrière lui : celle du mari qui avait mal tourné et qui était parti avant que les choses ne deviennent plus compliquées qu’elles ne l’étaient déjà, celui qui avait bien fait d’abandonner son foyer. C’était presque ça, au fond, à quelques détails près. Sous ses paupières, il était tard, probablement un peu moins qu’à l’heure qu’il était présentement. Le soleil qui l'aurait bien aidé à éclairer ses pensées s’était faufilé de l’autre côté de la Terre depuis belle lurette. À l’intérieur de la boutique, il ne restait plus que quelques autres membres, les plus visibles, sauf Markòs qui devait s’occuper de son bordel, l’heure étant favorable à son business. 
La brise fraîche lui avait effleurée le visage en même temps que la réponse de sa compagne. « J’ai réussi à le faire dormir dans sa chambre... Il s’est bien amusé aujourd’hui. Ses amis sont même passés à la maison, je l’ai jamais vu aussi enthousiaste. » Le bouclé avait soupiré, amusé. La discussion avait continué un bon bout de temps, mais Doran, qui ne faisait que remonter dans ses souvenirs, en fit abstraction. Il n’avait pas besoin de se remémorer tout cela. Lui, ce qu'il cherchait, c'était Séraféim. Ce dernier l’avait à nouveau surpris, des tonnes de questions en suspens flottant au-dessus de son crâne rasé et prenant forme sur ses sourcils froncés. Le père de famille avait enchaîné deux trois mots en vitesse à sa femme avant de raccrocher, comme s’il avait été pris en flagrant délit, de quoi laisser l’imagination du plus jeune voguer au gré de sa pathologie.

Sa recherche approfondie n’avait duré que quelques secondes, sa main glissant de ses yeux fatigués à sa chevelure en désordre l'instant d'après. Avant d'ouvrir la bouche, il prit une grande inspiration.

« Tu penses que c’était lui parce que t’arrives pas à voir plus loin, Séra, mais je peux te prouver que tu te trompes.» Il n’avait aucun moyen de prouver ses dires pour le coup puisqu’il n’avait rien de plus que des paroles à donner. Mais il était le stratège, et les paroles d’un stratège étaient le plus souvent aussi rusée que leur propriétaire. Ça, Séraféim le savait, et Séraféim utiliserait cet argument contre lui. En dépit de pouvoir user de ses propres mots, il pouvait se servir de ceux d’un homme complètement différent, qui n’avait aucune idée de ce qu’il se passait en ce moment, et dont l’égarement constituerait, s’il ne se trompait pas, une contestation suffisamment forte pour engloutir les idées du Minas pendant un moment : Markòs, qu’il n’aurait aucun scrupule à déranger en plein milieu de la nuit au vu du manque d’affection qu’ils se portaient mutuellement.

Il enjamba deux bouteilles sur le sol afin d’attraper son téléphone puis s’affala sur son sofa, qu’il avait occupé jusqu’à ce qu’on le réveille. Il invita à nouveau l’autre garçon à s’asseoir, malgré son état, lui laissant libre arbitre de faire ce qu’il souhaitait. Une fois le téléphone déverrouillé, il composa rapidement et visiblement un numéro, de façon à ne pas paraître suspect aux yeux du tatoué. Avant d’appuyer sur la touche verte, il posa un doigt sur sa bouche, quémandant une présence muette de la part de l’autre occupant de la pièce, afin que ce dernier puisse entendre ce que disait l’interlocuteur sans se faire remarquer. Un bip, deux, trois, quatre… Il ne comptait plus, il pensait même que personne n’allait répondre, mais fort heureusement, le proxénète décrocha avant la dernière tonalité.

« Markòs. Faut qu’on parle, c’est urgent. » 

« Mec il est trois heures du mat’, j’m’en bats les couilles, j’raccro- »
« Séraféim sait. »
« Hein ? Mais d’quoi tu m’par- »
Doran le coupa une seconde fois, son doigt toujours entreposé devant ses lèvres tandis que ses yeux considéraient Séraféim. « Tu sais très bien de quoi je parle. » On distingua un grincement à l’autre bout du fil puis plus rien pendant un long moment. Le trentenaire pouvait presque entendre Markòs réfléchir, Markòs qui avait sûrement beaucoup de choses à se reprocher puisqu’il demanda des précisions que l’athénien ne manqua pas de lui apporter, un sourire sur le point de poindre sur ses lèvres. « Il sait... à propos de nous deux. » 

« Waaaaaaaaaah mec, j’suis pas une tarlouze moi, épargnez-moi vos délires de drapeau arc-en-ciel et d’licornes sodomites. » On l’entendit marmonner quelque-chose qui ressemblait à « j’pas signé pour r’joindre un gang de pédés » avant qu’il ne raccroche pour de bon, décidément plus irrité qu’à l’accoutumé. Au lieu de reposer son téléphone portable sur la petite table, Doran accéda à sa liste d’appels sortants et tendit l’objet rectangulaire à Séra pour qu’il y jette un œil.
 



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Dernière édition par Doran Kyrios le Mer 12 Oct - 18:38, édité 1 fois
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Lun 26 Sep - 19:42

“Dors le mal est passé, il te rattrapera pas. Le souffle coupé, tu n’es plus son appât. Ta peine s’est fendue au délire des autres qui oublieront bien vite que tu n’es plus des nôtres ” & En réalité, il attend pas d’excuses, ni d’explications. Il sait pas ce qu’il attend. Il sait pas ce qu’il fout là y’aurait rien à dire et pourtant il a envie d’entendre des trucs. Quoi, il sait pas. Il n’y a rien à entendre, si peu et si c’est tout à la fois. Il se perd en méandres intensifs. Intensifs, dérisoirs, décadents, tout ce que vous voulez, mais ça passe pas, ça se bloque dans un coin de sa tête sans sortir. Ca fait mal et ça tape si fort contre une partie de son cerveau qu’on dirait qu’ça veut sortir. Pour un peu, il le ferait sortir, tout ce merdier qui a élu domicile dans ses méninges. C’est pas si simple. Il suffit pas de claquer des doigts. Pour que ça passe il faut pas qu’il gueule, qu’il frappe, qu’il tape, qu’il hurle, qu’il pleure, qu’il gueule de nouveau et qu’il se calme, parce qu’il est trop épuisé. Quand le corps reprend le pas sur l’esprit, il se rend compte de sa connerie, et il s’imagine s’enterrer six pieds sous terres. C’est donc pas si simple, ça Doran le sait. Raisonner
Raisonner. Réfléchir.
Raisonner, le verbe qui vient du mot raison, la raison qu’il a perdu depuis un bout d’temps déjà, le temps qu’il perd à trop réfléchir. Boom, pyramide, ça explose dans sa tête d’illuminati.
« Tu penses que c’était lui parce que t’arrives pas à voir plus loin, Séra, mais je peux te prouver que tu te trompes. » C’est des conneries, il peut rien prouver du tout. Il se souvient précisément de ce coup de fil qu’il a chopé. Doran qui s’éclipse, et qui lâche un « C’est juste moi. Je voulais savoir si tout allait bien. » à un combiné muet. Il l’a pas épié, il est tombé sur la conversation. C’est là que ça a germé dans sa tête. Ca peut être n’importe qui, sûrement sa femme. Sûrement sa femme. Ouai mais non, c’était pas sa femme, c’est évident. Il répond rien, il se contrôle. Il aurait la voix tremblante s’il essayait de parler, il se contente de froncer les sourcils. Tout dans ses paroles sent le vrai, c’est vrai, c’est vrai, mais putain Doran est doué pour feindre. Il est une mascarade à lui tout seul. Prêcher le faux pour connaitre le vrai et toutes ces conneries. Il fronce les sourcils lorsqu’il enjambe des bouteilles. Il a l’air défoncé Doran, mais ça veut rien dire. Ca ne veut rien dire, tout est un non sens complet. Il prend son portable, compose un numéro. Le nom de Markòs, enregistré, s’affiche. Sa petite gueule d’enfoiré sur le tel de Doran, ça fout des frissons désagréables à Séra. Il tremble. Il a peur de ce qu’il va entendre. Il est pas certain qu’il est près, qu’il va aimer ce qu’il va entendre. Il croise ses bras, se calme un peu, parce qu’il a plus d’emprise sur la situation.
« Markòs. Faut qu’on parle, c’est urgent. »
« Mec il est trois heures du mat’, j’m’en bats les couilles, j’raccro- »
Il pose son doigt sur sa bouche. La mâchoire de Séra tremble, il a les yeux noirs des pires jours. Il ne dit pas un mot. Il préfère se taire, il préfère attendre la démonstration, le fiasco, le bouquet final.
« Séraféim sait. »
« Hein ? Mais d’quoi tu m’par- »
« Tu sais très bien de quoi je parle. »
Il est fébrile Séra.
« Il sait... à propos de nous deux. »
« Waaaaaaaaaah mec, j’suis pas une tarlouze moi, épargnez-moi vos délires de drapeau arc-en-ciel et d’licornes sodomites. »
Il a pas le temps d’avoir peur, Markòs a répondu trop vite. Il a simplement senti le sang vriller dans ses oreilles, puis soudainement, à mesure que les paroles de son pire ennemi se sont répandues dans la pièce, il a senti ses forces le quitter.
Et il a compris, qu’il avait été con, comme d’habitude. Il raccrocha. On lui tendit le téléphone. Il fit défiler la liste. Niko, sa femme, Niki, lui-même, Phoenix ... Il voit plus rien, il a le regard flou. Il pousse un long soupir étouffé, passe une main dans ses cheveux courts. Son cœur bat à toute vitesse, le sang pulse jusque dans ses oreilles. Il déglutit et lui rend son portable.
Il garde la tête baissée. Il a pas la force, ni de s’excuser, ni de se justifier, rien.
Il est raisonné. Oh ça rien n’est moins sûr, évidemment que Markòs ne jouerait pas un jeu, ce fils de pute n’aurait rien à y gagner. Ça, même un parano tel que Séra peut s’en apercevoir. Il finit par jeter un regard désolé à Doran. Il a la respiration chaotique. Il glisse « J’sais pas c’que j’fous là, j… » Il a la voix cassée. Sa cage thoracique écrase ses poumons. Il voudrait s’excuser, et il en est incapable. Ce serait reconnaitre qu’il a un franc problème. Le pire, c’est qu’il avait pas eu d’crises depuis un petit moment, Niki en était même fier. Il a p’t’ète juste oublié ses médocs les derniers jours … Il sait pas, il sait plus.




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take me, i'm yours.✢ Honestly, as ridiculous as that thing makes you look, I don’t believe I’ve ever seen anything more beautiful. Watched you for as long as I dared.


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The birds are mocking me. They cursed my return.
DEBUT DE TON ODYSSEE : 28/08/2016
PARCHEMINS : 109
INCARNATION : oscar isaac
Sam 22 Oct - 3:23


cartographie des sables mouvants
 L’enceinte intégrée au téléviseur résonnait dans la pièce partiellement éclairée. On entendait toujours les éclats de voix des spectateurs bien trop allègres pour être sincères ainsi que les rires qui devenaient presque moqueurs et dérangeants à la longue, comme si la scène qui venait de se dérouler entre ces quatre murs avait porté jusqu'à l’émission de mauvais goût. Doran ne put s’empêcher d’attraper la télécommande afin de mettre fin aux bruits parasites, qui retentissaient déjà suffisamment dans son cerveau récemment purgé d’eau-de-vie pour se permettre d’en plus atteindre celui bouleversé de l’autre occupant de la pièce. Il balança ensuite l’objet sur le sofa vieilli, à côté du téléphone, qui étouffa l’atterrissage, engloutissant un quelconque fracas. 

« Tu m’déranges pas, Séra, j't'assure. C'est pas ta faute. »

L'écran projetait des images muettes. Les vagues de lumière que ce dernier produisait lui renvoya le visage serré et baissé de son cadet, et il ne put s’empêcher de se remémorer l’enfant qu’il apercevait autrefois de loin, courir à tout va autour de la boutique pendant que le vieux Minas était occupé à discuter avec le bouclé. À l’instant présent, c’était comme s’il se trouvait en face du petit garçon, haut comme trois pommes, piégé dans un nouveau corps d’adulte et muni d’un poids tellement conséquent sur ses épaules qu’il se devait de faire des pauses de temps à autre, de souffler, de déposer son lourd fardeau, quitte à laisser une énorme partie de lui-même derrière pour alléger son sac pendant que sa raison, elle, s’alourdissait.
Et ça lui faisait mal à Doran, de voir le petit se battre contre quelque-chose qui le dépassait, de le voir s’effondrer, craquer, se détruire à petit feu sans pouvoir faire quoi que ce soit qui mettrait définitivement un terme aux tourments de l’athénien. L’impuissance, c’était quelque-chose qu’il ne connaissait qu’à peine dans son domaine, et pourtant, aujourd'hui, il était l’homme le plus impuissant du monde.

Alors, il s’approcha, déposa une paume rassurante sur le crâne presque rasé du brun et l'incita à poser son front contre son épaule. Ce n’était pas de la pitié, mais davantage de la sympathie. S'agissait-il d'un geste qui voulait dire « courage mon pote », ou bien au contraire « t’es pas obligé de te retenir avec moi, lâche toi » ? À Séraféim de lui dire. Il savait seulement que ce soir, il prêtait son épaule à un ami, un allié, un collègue et non au leader d’un réseau de trafic illégal hérité d’un paternel qu'il avait lui aussi fréquenté. À défaut de pouvoir extraire les dommages qu’infligeait la guerre que menait aussi bien intérieurement qu'extérieurement le jeune Minas, il pouvait être là pour lui, le soutenir, comme le faisait déjà Nikias, comme il le faisait déjà lui-même.

« T’es venu en vélo ? »

Question idiote, il occupait juste le silence et les éventuelles pensées néfastes de son interlocuteur.

«  Je peux te ramener en voiture si tu veux, ou bien tu peux rester ici, un peu de compagnie ne me fera pas d’mal... Je crois même qu’il me reste quelques bières », il continua, bienveillant. 

Ses yeux balayèrent la pièce, son épaule toujours occupée. Oui, il avait encore de quoi boire pour la soirée, ce qui était fort étonnant en vue du nombre de bouteilles vides qui jonchaient déjà dans l'appartement. Pas qu'il se laissait aller à de telle beuverie régulièrement, mais sa journée de demain lui permettait de s'égarer un petit peu. De toute manière, il désaoulait très vite, ce phénomène étant probablement en relation avec sa capacité hors du commun à réfléchir.

« La chambre est libre, au cas où. J'ai fini par m'habituer au canap', il est aussi confortable que la poitrine d'une femme. »

Une blague subtile, qu'il utilisait pour dissimuler son inquiétude. En effet, le barbu avait peur qu'une fois seul dans les rues endormies d'Athènes, le brun fasse une connerie ou se perde à nouveau dans les sables mouvants de ses pensées.

CODES PAR ILMARË

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