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 Les Jolies Choses

but those names will never die
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divinités majeures
DEBUT DE TON ODYSSEE : 09/08/2016
PARCHEMINS : 108
INCARNATION : Ed Westwick
divinités majeures
Jeu 11 Aoû - 13:34
les jolies choses
Penelope & Pacôme
Le diable est bon danseur, sinon personne ne le suivrait sur la piste.

« C'est une blague. » Le quidam lança son téléphone tributaire d'un nouveau message sur son canapé et, comme il se redressa en maugréant, dégoisa de sa voix suave : « Et j'espère que c'est pas celle des deux putes dans l'ascenseur. » La raison de son soudain grognement s'écrivait en toutes lettres sur l'écran ; un message a priori bénin d'une jeune fille, transpirant moins la sensualité que l'appétence de la chair, l'invitant à quelques festivités se tramant dans les bas-fonds athéniens. Une missive des plus enivrantes si elle n'avait pas été viciée par deux facteurs de taille : le premier étant que l'initiatrice de ce message, une certaine Elena, était la personnification de la jeunesse audacieuse. Son âge trop juvénile (dix-huit ans, du moins était-ce là ce qu'elle avait clamé auprès du ténébreux) couplé à son caractère fantasque, bien souvent concomitant à la jeunesse, inspirait à Pacôme une crispation jamais fantoche. Il avait rencontré la môme au détour d'une ruelle, et avait – dans sa miséricorde – accepté de lui montrer son chemin non sans un chat courroucé se roulant dans sa gorge. Son geste pseudo salvateur avait semé en elle les palpitations de l'éros, ce besoin de séduire un homme plus âgé, faisant miauler en réponse une chatte suffocante en son timbre. De fil en aiguille, elle le retrouva lors de soirées, parvint à obtenir son numéro sans qu'il n'en sache rien, en bref put se gargariser de réussir toutes ses entreprises audacieuses, comme il est d'usage pour la génération élevée dans l'impudeur 2.0. Le second facteur annonçait l'arrivée d'une amie dans cette équation déjà fort peu accommodante pour Pacôme (explicitant derechef sa désagréable remarque sur les péripatéticiennes), prompte elle aussi à venir le chercher jusqu'au seuil de son appartement afin de le traîner jusqu'auxdites festivités.  Mais loin d'apprécier se laisser traquer par des donzelles en mal de substitut paternel, Pacôme décida de se rendre seul au lieu indiqué (puisqu'il n'avait, se dit-il, aucune autre alternative pour ce soir et que l'oiseau de nuit qu'il était ne supportait pas l'enfermement nocturne) et de plus tard châtier les deux idiotes. Et bien que sa montre affichait dores et déjà une heure du matin, le quidam s'empara de lunettes de soleil qu'il glissa dans son veston ; une prudence bienvenue s'il venait à s'extirper de la fête au petit matin (c'est que l'aube a quelque chose de puissant, profondément dérangeant, attaquant la cornée. Et ça donne la gerbe.)

***


Arrivé devant la bâtisse, un faible rictus conquis vint ourler sa lippe ; on lui désigna l'entrée d'une cave immense, de laquelle s'extirpait douloureusement une musique sourde et métallique. Pacôme soupira d'aise et, sitôt invité par un vigile qui lui était fort familier, passa la porte de cet univers apocalyptique. Une masse agglutinée, faite de têtes moites et de bras levé, avait investi la piste en rythme des pulsations musicales. Douce résistance que de rester debout à se trémousser. S'asseoir serait céder à la torpeur. Ainsi se laissa-t-il séduire par ce simulacre de vie, l'atmosphère sombre et crasse, quelque peu incommodé par les beuglements de la populace mais vite adouci par la froideur métallique d'une musique électronique. Lorsqu'il la vit soudain ; son œil accaparant la seule tâche lumineuse, celle qui envoûte et dérange. Aveugle la pupille, la rétracte et l'agresse. Trop de joliesse dans ces ténèbres, once de dégoût en son sein lorsqu'il se rappela le patronyme de la concernée. Penelope avait, par sa gestuelle osée, par ses mimiques trop expressives et changeantes, par ses gestes souples et aériens, la faculté d'attirer les regards sans nourrir les sermons. C'était con à dire mais son allure photogénique de mannequin sur papier glacé lui conférait une tête à claques pour les demoiselles jalouses, et l'aura impérieuse d'une maîtresse portant les nippes de l'épouse, la vierge et la putain, aux yeux de la gent masculine. Pour preuve et après l'avoir toisé en biais (et capté son regard fuyant), Pacôme finit par s'en approcher.

Ce qu'il lui dégoisa néanmoins, lorsque se penchant à son oreille il ne l'exempta guère de son timbre grave et bas, avait quelque chose de singulièrement acéré. La volonté crasse de la détruire par un regard, plonger en ses yeux vifs et lui arracher les affres de la dépression. « Qu'est-ce que tu fous là. » Il plissa quelque peu le nez, donna un léger coup de tête aux alentours. Au milieu de cette noirceur, elle faisait tâche. « Même les néons sont surannés ici. » Elle allait lui filer une insolation, cette conne.
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❝ & STAND ON THEIR ASHES ❞
« Que deviendront vos lois, votre morale, votre religion, vos potences, votre paradis, vos dieux, votre enfer, quand il sera démontré que tel ou tel cours de liqueurs, telle sorte de fibres, tel degré d'âcreté dans le sang ou dans les esprits animaux suffisent à faire d'un homme l'objet de vos peines ou de vos récompenses ? Poursuivons : les goûts cruels t'étonnent ? » [Justine ou les Malheurs de la Vertu] 
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divinités mineures
DEBUT DE TON ODYSSEE : 24/07/2016
PARCHEMINS : 287
INCARNATION : Juno Temple
divinités mineures
Lun 15 Aoû - 22:04
C'est un flash aveuglant qui déchire les ténèbres. Les stroboscopes et les néons apportent une dimension irréelle à la foule grouillante. La jeunesse athénienne est venue en masse ce soir, pourtant, pour cette fois, je ne joue pas, je suis venue profiter du spectacle. Je ne suis pas que disc-jockey, je suis également chasseuse de têtes. J'aime arpenter les festivals, les petits bars et autres fêtes pour dénicher les talents de demain. C'est un petit plaisir que je m'octroie de temps à autres, de telle sorte que quand j'ai une soirée libre, je garde quand même un pied dans mon habitat naturel. Ce soir encore, je veillerai tard. Je ne suis pas de ces personnes qui se couchent tôt, cela fait plusieurs années que je suis insomniaque. Il suffit que je ferme l'oeil pour que mes vieux démons m'assaillent. Deux ans sont passés depuis le drame et pourtant, j'entends encore les coups de feu claquer à mes oreilles et je revois l'image de Ben couché sur le bitume, face contre terre, les yeux grands ouverts. C'est un cauchemar que je revis sans cesse, comme si mon châtiment était d'endurer ce supplice perpétuel. Je ne suis jamais allée voir de spécialiste après cela, je n'en ai jamais parlé à quiconque, je me suis contentée de refermer les vannes, de reprendre le cours de ma vie. Désormais, je ne vis que pour la fête. J'ai un sens du divertissement hors du commun et je suis même réputée pour cela. Je préside de nombreuses soirées, j'insuffle de la liesse festive à quiconque se trouve dans le même périmètre que moi, je danse et je chante jusqu'au bout de la nuit, j'entraîne les vagabonds dans mon sillage. Ma vie n'est peut-être pas parfaite, mais je l'aime comme elle est, intense, frénétique, accompagnée de son cortège d'excès. Je me surprends bientôt à me balancer sur mon tabouret, tout en sirotant un cocktail coloré et trop sucré. Je suis branchée sur la même fréquence que la musique jouée par le groupe qui se produit sur scène. Mes ongles impeccablement vernis de rouge cognent sur le verre que je tenais, produisant un son cristallin mais ténu, tellement ténu qu'il faut quasiment avoir l'oreille collée à mon verre pour l'entendre. Pourtant, la vibration se propage dans l'air et mes plus proches voisins tournent la tête vers moi, intrigués par ce prodige. Je leur adresse un clin d'oeil malicieux tandis que mes doigts arrêtent de jouer contre le verre. Le charme se rompt, ils retournent à leur écoute, légèrement hébétés.

C'est exactement le genre d'événement qui se produit lorsque je joue quelques notes de musique, peu importe le moyen employé pour ce faire. Il suffit simplement que je crée un son. C'est un secret que je garde jalousement pour moi, de toute façon, un magicien ne révèle jamais sa recette magique. Mes notes enchanteresses font désormais partie de ma légende. Il n'y a qu'une personne au monde qui sait quels miracles je suis capable d'accomplir, car c'est lui qui m'a permis de prendre conscience de mon immense potentiel. C'est lui qui a compris que j'ai un truc, ce truc qui fait qu'il y a des personnes qui sont prêtes à traverser le pays pour m'entendre jouer car ma renommée dépasse les confins d'Athènes. Je suis célèbre, peut-être davantage connue sous mon nom de scène que par mon véritable nom, mais ce soir, je suis un visage parmi tant d'autres dans cette foule anonyme, je me fais discrète parmi les ombres gesticulantes. Quiconque me connaissant un minimum dirait cependant qu'en ce qui me concerne, la discrétion, c'est surfait. Quand j'entre dans une pièce, tous les regards se tournent vers moi, je suis magnétique, captivante, je suscite la convoitise, d'autres fois la jalousie. Ma lumière est si belle qu'elle réchauffe les coeurs les plus frileux, qu'elle réveille les ardeurs des audacieux. La musique change et devient beaucoup plus entraînante. Je sautille presque sur place et un sourire vient étirer mes lèvres. Le gin du cocktail me monte doucement à la tête alors qu'une douce chaleur dévale mes veines, enflammant mes sens déjà à vif. Cette chanson me plaît nettement davantage que la précédente. Je n'aime pas les musiques trop tristes qui foutent le cafard, j'aime les sons qui donnent envie de danser, de sauter, de chanter. C'est ce genre de talent que je recherche. Je pose alors mon verre à moitié vide sur le comptoir, puis je coince une cigarette entre mes lèvres rouges. Je l'allume d'un tour de molette, et je glisse mon briquer dans la poche arrière de mon jean. Je suis accoudée au bar, le regard rivé sur la scène. Je suis presque en train de danser quand je sens une silhouette se glisser derrière moi. Un frisson glacé me dévale l'échine tandis que je sens son souffle chaud me caresser la nuque. Il me demande ce que je fous là, comme si c'est moi, l'intruse. J'émets un rictus sardonique, qui ne me ressemble pas vraiment.

« Bonjour quand même. » j'ironise, en guise de salutations. « Ce n'est pas l'amabilité qui t'étouffe, dis-moi. Mais puisque tu me le demandes...je suis ici aussi bien pour le boulot que pour le plaisir. » Pause. « J'imagine que tu ne peux pas en dire autant ? »

Je tourne alors légèrement la tête vers lui, et lui souris de toutes mes dents. Innocemment, je continuais à siroter mon cocktail, aspirant le liquide fruité au moyen d'une paille. Mes yeux verts pétillent de malice, comme si j'avais une idée derrière la tête. Je le détaille, le scrute et mon sourire s'agrandit.

« Bien dormi ? » je demande finalement, avisant ses cernes violacées et son visage blafard. « Tu as plutôt bonne mine, aujourd'hui. Pour un peu, je ne t'aurais pas reconnu. »

Le jeu vient de commencer. Je taquine, je joue, j'espère le dérider un peu, coller un semblant de sourire à ce bonhomme trop sinistre. Ce n'est pas la première fois que je le croise, je l'ai déjà vu plusieurs fois auparavant, mais il me fait toujours le même effet. Il m'inspire à la fois un intérêt étrange et un curieux pressentiment, comme si mon instinct me soufflait de rester loin de lui, pour mon propre bien. Je détourne alors le regard, et je me concentre à nouveau sur la musique, le verre à la main et la clope au bec, l'ignorant royalement. À chaque fois, c'est toujours pareil, je m'échappe, je résiste, j'essaie de ne pas plonger dans ses yeux noirs, aussi obscurs que l'intérieur d'un tombeau, car si je plonge en eaux troubles, je ne suis pas sûre de pouvoir en réchapper.

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